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Dollhouse - Saison 1 (Autre)
7/3/2009 2:29

Comme d’habitude, je dois prévenir que cet article contient un certain nombre de spoilers, donc si vous n’avez pas vu la saison et voulez garder le suspense intact, je vous déconseille de prolonger la lecture !

Lancée en février 2009 après une grosse campagne de publicité, la nouvelle série de Joss Whedon n’a connu qu’un succès d’estime. Pourtant, la nouvelle création du papa de Buffy méritait beaucoup mieux… Après le massacre de l’excellente série Firefly par la Fox (épisodes diffusés dans le désordre, annulation prématurée, 3 épisodes non diffuseés sur les 14 tournés…) et l’arrêt brutal d’Angel en 2004, qui l’a profondément affecté, on ne pensait pas revoir de sitôt Joss Whedon aux commandes d’une série TV. Et en effet, pendant 4 ans le génial créateur de Buffy s’est éloigné de la petite lucarne. Il en a profité pour mettre en scène son premier film, Serenity, qui clôt la série Firefly, et surtout pour se consacrer pleinement à l’écriture de comics, chose qui l’a toujours passionné. En 2008, il se décide néanmoins à abandonner sa semi retraite pour écrire et mettre en scène la déjantée websérie Dr Horrible’s Sing-Along Blog, intelligente variation sur le thème du super vilain. Revigoré par cette expérience, il propose à Eliza Dushku (l’inoubliable interprète de la tueuse rebelle Faith dans Buffy et Angel) de travailler avec lui sur un nouveau projet. Ce projet, c’est Dollhouse, que Whedon propose une nouvelle fois à la chaine Fox, l’équipe dirigeante de la chaine ayant change depuis les fiascos précédents.

Dollhouse prend pour cadre la ville de Los Angeles dans laquelle un organisme privé et secret, la Dollhouse, monnaye à prix d’or les services de ses agents (ici appelés « actifs » ou « dolls ») pour des missions diverses et variées. La particularité de ces actifs, c’est que ce sont des « coquilles vides ». La Dollhouse leur implante en effet une nouvelle personnalité à chaque nouvelle mission. Ils ne savent donc pas qu’ils sont utilisés et n’ont pas besoin de jouer un rôle, puisqu’ils sont la personne qu’ils incarnent. Echo (Dushku), l’héroïne de la série, est l’un de ces actifs, et c’est à travers son personnage que le spectateur découvre le monde de la Dollhouse. A l’extérieur, l’agent du FBI Paul Ballard (Tahmoh Penikett, le Helo de Battlestar Galactica), convaincu de l’existence réelle de la Dollhouse, part en croisade pour dévoiler les agissements de celle-ci…

Avec Dollhouse, Joss Whedon se lance dans un pari risqué : faire adhérer le public à une série dont le personnage principal change de personnalité quasiment à chaque épisode. Car contrairement a la Sidney Bristow de Alias, série à laquelle Dollhouse ressemble énormément (surtout en début de saison), Echo est réellement une personne différente à chaque mission, et n’est qu’une sorte de pantin sans volonté propre ni sentiments lorsqu’elle est « au repos ». Difficile dès lors de ressentir une véritable empathie pour un personnage qui n’est pas conscient de ce qui lui arrive. Pourtant, Joss Whedon parvient à rendre Echo attachante, d’abord de par le fait qu’elle est utilisée sans vergogne par la Dollhouse, n’ayant pas son mot à dire sur son sort. Certaines missions sont par exemple purement et simplement de la prostitution poussée à l’extrême, puisqu’Echo se voit implantée une personnalité créée pour tomber amoureuse du riche client payant pour ses services. D’autres sont plus classiques mais aussi plus dangereuses (infiltration d’une secte, négociation avec des kidnappeurs, vol d’œuvre d’art dans un coffre fort…). Et puis surtout, bien évidemment la surface lisse et sans accroc de la Dollhouse ne tardera pas à présenter des failles. Ainsi, malgré tous les efforts de l’organisation, certaines des dolls commenceront à ne plus réagir comme prévu, soit en prenant des initiatives sortant du cadre de la personnalité implantée (épisode 3, Stage Fright), soit en développant des sentiments lors de leurs phases de repos, ou encore en ayant des réminiscences de leur personnalité originelle. Une manière pour Whedon de s’interroger de façon intelligente sur ce qui fait la spécificité d’un être humain, sur l’existence de l’âme. Un thème qui rapproche Dollhouse du chef d’œuvre d’Alex Proyas, Dark City, avec lequel la série de Whedon partage la même foi en l’être humain, en l’idée qu’un homme est plus que la somme de ses souvenirs.

A côté de cela, Whedon développe une mythologie riche, laissant promettre de nombreux rebondissements dans les saisons à suivre (d’autant qu’il a récemment annoncé avoir prévu sa série sur cinq saisons). La Dollhouse reste ainsi très mystérieuse, et même si on apprend pas mal de choses sur son fonctionnement au cours de cette première année, de nombreuses questions restent en suspens. Quel est le but réel de l’organisation ? Comment et quand a-t-elle été créée ? Qui est à la tête de celle-ci ? Combien d’entités comporte-t-elle et où sont-elles? Autant de questions passionnantes qui tiennent le spectateur en haleine.

L’un des points forts de la série est de jouer constamment sur l’ambigüité de la Dollhouse, semant le doute dans l’esprit du spectateur. Le début de saison suggère à travers l’enquête de l’agent Ballard que l’organisation est clairement criminelle et a inventé une sorte d’esclavage moderne, mais par la suite les cartes sont brouillées. On apprend en effet que toutes les Dolls sont volontaires et liées par un contrat de 5 ans, qu’elles sont grassement payées pour leur don. De plus, la Dollhouse prend extrêmement soin d’elles, notamment en les faisant accompagner de chaperons chargés de leur protection. Enfin, le revirement de Ballard en fin de saison, qui accepte de faire équipe avec les agents de la Dollhouse pour capturer Alpha (Alan Tudyk), un actif devenu psychopathe, achève de faire douter le spectateur. C’est cette ambigüité constante qui fait tout le sel de Dollhouse.

Outre une intéressante mythologie, Joss Whedon prend un très grand soin à développer des personnages nombreux et attachants, et à leur écrire de savoureux dialogues. Fidele à sa « famille », il s’entoure de têtes connues des fans de ses créations. Eliza Dushku est bien entendu l’inoubliable Faith de Buffy et fait montre ici de tout son talent dans le rôle d’Echo. Elle passe avec aisance de personnage en personnage, mais c’est surtout lorsqu’elle est Echo qu’elle impressionne le plus, arrivant parfaitement à retranscrire cette idée de vide intérieur petit à petit contaminé par l’ancienne personnalité de la doll. A ses côtés, on retrouve Amy Acker que les fans d’Angel connaissent bien, puisqu’elle a incarné le rôle de Fred dans la défunte série. Elle joue une fois de plus un scientifique, le Docteur Saunders, médecin en charge des dolls. Un rôle un peu effacé, mais qui prend de plus en plus d’importance au fil de la saison. Dernier membre de la famille Whedon, Alan Tudyk (Huban « Wash » Washburne, pilote du Serenity dans Firefly) prend en fin de saison le rôle d’Alpha, une doll devenue psychopathe. Olivia Williams (Rushmore) est une nouvelle venue dans le petit monde de Whedon et incarne Adelle DeWitt, la directrice de la Dollhouse. Topher (Fran Kranz), le scientifique charge de créer et implanter les personnalités dans les dolls, est l’obligatoire personnage geek de la série. Enfin, les personnages de Boyd Langton (Harry J. Lennix, vu dans de nombreuses séries TV comme Urgences et 24) et Paul Ballard (Tahmoh Penikett) sont les muscles de la série.

Cependant, malgré ses nombreuses qualités, la série n’est pas exempte de défauts, le principal étant son démarrage assez lent. Une faiblesse qui a failli se solder par une annulation en fin de saison, les audiences n’étant pas exceptionnelles (heureusement la Fox a finalement décidé de financer une saison 2 de treize épisodes). Les cinq premiers épisodes sont quasiment des stand alone, présentant à chaque fois une nouvelle mission d’Echo, et n’abordant que très peu la mythologie de la série. Du coup, on a vraiment l’impression de voir un décalque d’Alias sans réel génie. Il faut attendre le sixième épisode de la saison, Man on the Street, pour que la série décolle vraiment et dévoile tout son potentiel. Dans la seconde moitié de saison, on en apprend enfin plus sur la Dollhouse, l’enquête de Ballard prend un virage inattendu, les personnages sont plus attachants (notamment celui d’Adele DeWitt) et les enjeux deviennent plus importants. Bref, on tient enfin une vraie bonne série intelligente et captivante.

On attend donc avec impatience la saison 2, en espérant qu’elle aura plus de succès et que Whedon pourra réaliser les 5 saisons qu’il a en tête.

Note : 7/10

www.cinegeouf.com


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Critique: Doghouse de Jake West (Critique Cinéma)
6/19/2009 7:01

Résumé: Sept amis partent se ressourcer dans le petit village de Morley au fin fond de la campagne anglaise pour aider l’un d’entre eux à se remettre de son divorce. Mais lorsqu’ils arrivent sur place, ils découvrent que le village est désert. Pas si désert que ça en fait, puis qu’un mystérieux virus a contaminé toutes la population féminine et a transformé les braves villageoises en tueuses féroces et assoiffées de sang…

Jeune réalisateur britannique remarqué avec le parait-il très réussi Evil Aliens, Jake West fait saliver depuis des mois les fans d’horreur avec les dessins préparatoires de son nouveau film, Doghouse. Ces dessins présentant des femmes zombies au style très cartoonesque et assez gore laissaient espérer une comédie horrifique de bonne tenue. Restait à savoir si Jake West allait réussir à se démarquer de ses petits camarades et à faire autres chose qu’une redite du génial Shaun of the Dead

Le film démarre dans le plus pur style british cher entre autres à Guy Ritchie, avec de courtes séquences présentant les différents protagonistes en affichant leur prénom à l’écran. Des protagonistes assez nombreux, mais qui ont tous un problème avec les femmes : Vince (Stephen Graham, vu entre autres dans Snatch et Gangs of New York) vient de divorcer, Mickey (Noel Clarke, Doctor Who) et Patrick (Keith-Lee Castle) sont brimés par des femmes autoritaires, Neil (Danny Dyer, Severance) est un dragueur invétéré, Graham (Emil Marwa) est gay et Matt (Lee Ingleby) est un geek plus passionné par ses comics que par les femmes. Malheureusement pour eux, leurs soucis avec le sexe opposé ne font que commencer…

Premier bon point, Jake West se soucie de toute évidence de ses personnages et donne à chacun d’eux un caractère bien défini, ce qui fait que l’on s’attache rapidement à eux. Et malgré le nombre conséquent de héros, West s’applique à tous les rendre intéressants et actifs dans le métrage et évite du coup le syndrome « personnage chair à canon » si souvent présent dans les films de genre. Non, ici ils auront tous leur instant de gloire (on n’a pas de personnage insignifiant ou détestable prêts à être sacrifiés) et serviront l’intrigue à un moment ou à un autre, même si certains sont plus importants que d’autres. L’autre bon point à ce niveau, c’est que West évite de décimer la moitié de son casting dès la première bobine. Il préfère bien développer ses personnages avant de commencer à en sacrifier quelques-uns dans le dernier tiers du film, ce qui fait que la mort des personnages secondaires sera généralement assez douloureuse pour le spectateur. Un souci d’écriture qui fait plaisir à voir et permet de réellement rentrer dans le film. D’autant que tous les protagonistes sont incarnés par des acteurs chevronnés qui visiblement s’éclatent comme des petits fous avec ces personnages hauts en couleur. Danny Dyer notamment est excellent en coureur de jupon puni d’une manière assez horrible. Difficile de ne pas être hilare lorsqu’il tente de draguer une énorme bonne femme zombie qui veut lui boulotter les doigts !

Face à eux, on trouve une impressionnante galerie de femmes zombies très agressives. De toute évidence, Jake West a apprécié les classiques de Romero mais en a surtout retenu les zombies portant leurs costumes de travail. On se retrouve du coup avec pour une fois des zombies très variés et reconnaissables: la mariée, la coiffeuse avec ses ciseaux mortels (qui n’est pas sans évoquer la Julie du Retour des Morts-Vivants 3), la dentiste, la grand-mère, la tenancière de la boutique de magie avec son énorme épée, la femme obese, etc. Des monstres qui font plaisir à voir, maquillés avec du bon vieux latex des familles, ce qui leur donne un cachet indéniable. Pour les combattre, nos vaillants hommes modernes auront besoin de tout leur sens de la débrouille et utiliseront toute une panoplie d’armes. Et c’est là que le film se montre génial, puisque dans cette étrange guerre des sexes, les héros utiliseront des ustensiles typiquement masculins : ballons de foot, clubs et balles de golf, voiture radiocommandée, pistolets à eau transformes en lance-flammes… On pourra regretter le fait que certaines idées sentent un peu le réchauffé (le coup de se déguiser en femmes pour passer inaperçu au milieu des zombies, clairement repompé à Shaun of the Dead), mais d’autres séquences valent leur pesant de cacahouètes (la « télécommande à femmes », la tête coupée sur la voiture radiocommandée pour détourner l’attention…).

Au niveau réalisation, Jake West s’en tire avec les honneurs, compensant son maigre budget par une inventivité de tous les instants. On pardonnera donc le côté un peu bordélique de certaines séquences et le fait que certaines pistes ne sont pas totalement utilisées (notamment l’implication des élus locaux dans la propagation du virus), puisque le film fait preuve d’une efficacité sans faille. A partir du moment où les héros pénètrent dans Morley, le film démarre pour ne plus s’arrêter jusqu'à la fin. C’est un véritable festival de gags, de répliques percutantes, d’action et de gore qui se déroule sous les yeux du spectateur ravi. Le film ne fait pas vraiment peur, mais il est tellement rythmé qu’on se laisse très vite emporter par sa folie de tous les instants et qu’on ne s’ennuie jamais. Pas vraiment de message ici, si ce n’est une ode à l’amitié masculine, mais un vrai bon divertissement qui fait plaisir.

Sans atteindre les cimes d’un Shaun of the Dead, Doghouse est tout de même une très sympathique péloche comico-horrifique qui ravira les amateurs. Un film un peu foutraque parfois mais toujours honnête dans son souci d’en offrir le plus possible à un spectateur hilare devant ce déferlement de gags. Décidément, les Anglais sont toujours les meilleurs lorsqu’il s’agit de mêler horreur et humour…

Note : 7.5/10

 

www.cinegeouf.com


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Coup de Coeur: State of Play (Critique Cinéma)
4/29/2009 8:24

Résumé: Lorsque l'une de ses proches collaboratrices, avec laquelle il avait une liaison, meurt dans de mystérieuses circonstances, le congressman Stephen Collins (Ben Affleck) se tourne vers son seul ami de confiance, le journaliste Cal McAffrey (Russel Crowe). Devant le scandale suscité par la découverte de cette liaison, Cal décide d'enquêter sur les dessous de cette affaire loin d'être nette...

Nouveau film de Kevin MacDonald, déjà réalisateur de l'excellent Le Dernier Roi d'Ecosse, State of Play fait partie de ces films dont on n'attend pas grand-chose et qui au final constituent une excellente surprise. Malgré le fait qu'il s'agisse d'une adaptation d'une mini-série britannique de renom, le film ne paraissait en effet pas plus excitant que ça. La faute notamment à une bande-annonce à côté de la plaque le faisant passer pour un thriller lambda à base de conspiration et de tueur implacable. Ce qu'il n'est au final pas vraiment. Car s'il est bien ici question de conspiration et de tueur-nettoyeur, State of Play se rapproche beaucoup plus d'un film comme Les Hommes du Président que d'un vulgaire thriller à la Tom Clancy.

Déjà, la plupart des questions phares du film sont évacuées dès la première demi-heure : on sait qui sont les bad guys, qui a tué la jeune assistante, il manque juste le « pourquoi » (bien que là encore, on s'en doute très fortement). Donc plutôt que de tout miser sur la révélation de l'identité des méchants au travers de twists tordus, le film s'intéresse à la mécanique journalistique dans ce qu'elle a de plus noble mais aussi de plus basique. Ainsi les deux journalistes du film, incarnés par Russel Crowe et Rachel MacAdams, passent plus de temps à passer des coups de fil et à réaliser des interviews qu'à jouer aux super héros ou aux vengeurs. Ce sont de vrais journalistes qui réalisent un travail de fond afin de pouvoir pondre un article solide. C'est-à-dire trouver une source fiable qu'ils puissent citer pour dévoiler toute l'affaire. A ce propos, le film se permettra aussi d'épingler rapidement la mode du blog en pointant la différence fondamentale entre le journaliste professionnel et le blogueur : la nécessite d'apporter des preuves. Du coup le film est réellement passionnant car différent de ce qu'on a l'habitude de voir dans ce registre. Pas de grosses scènes d'action ici (tout juste aura-t-on droit à une petite poursuite pleine de suspense entre Cal et le tueur dans un parking) mais beaucoup de dialogues, de face à face et de suspense psychologique. La réalisation de MacDonald fait ici des merveilles, arrivant parfaitement à dynamiser une intrigue pourtant très bavarde et à rendre passionnante une histoire dont on connait presque immédiatement tous les tenants et aboutissants. Le film aborde de plus l'intéressant problème de la privatisation de l'armée et du fait de confier la défense a des entreprises privées (problème abordé l'an dernier de façon intelligente dans le jeu Metal Gear Solid 4).

Mais le film ne serait pas aussi réussi si les acteurs n'étaient pas au diapason. Et de ce côté-là, il faut avouer qu'on est gâté. Dans le rôle de l'opiniâtre mais professionnel journaliste Cal McAffrey, Russel Crowe retrouve enfin la justesse de ses premiers films, livrant l'une de ses meilleures performances à ce jour. De quoi faire oublier son cabotinage dans le très mauvais Mensonges d'Etat et rassurer quant à la capacité de l'acteur à se renouveler. On appréciera à leur juste valeur ses joutes verbales avec la jeune Rachel MacAdams (qui lui tient la dragée haute de façon tout a fait convaincante) ou la toujours impeccable Helen Mirren (excellente en directrice de rédaction tiraillée entre les impératifs commerciaux de son journal et la rigueur de l'enquête). Mais le plus étonnant reste définitivement Ben Affleck, qui semble depuis quelques années enfin apprendre à jouer correctement. S'il n'est pas encore parfait, manquant toujours quelque peu d'expressivité, il arrive néanmoins ici à donner du corps à son personnage d'homme politique droit et honnête éclaboussé par un scandale qui le dépasse. En dernier lieu, on a aussi plaisir à retrouver Robin Wright Penn et Jeff Daniels en seconds rôles solides.

En bref, State of Play est un véritable coup de cœur. Un thriller intelligent dans le fond comme dans la forme, mené de main de maitre par un réalisateur définitivement à suivre, porté par une troupe d'acteurs crédibles. Une vraie bonne surprise, passionnante de bout en bout.

Note : 9/10

www.cinegeouf.com

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True Blood - Saison 1 (Dossier)
4/18/2009 10:25

En 1999, le monde découvre l'envers du décor des banlieues américaines dans le très beau American Beauty, écrit et réalisé par deux inconnus, le réalisateur Sam Mendes et le scénariste Alan Ball. Deux ans plus tard, alors que Mendes continue son petit bonhomme de chemin à Hollywood, Ball lance ce qui va devenir une des plus grandes séries télé jamais créées, la magnifique et géniale Six Feet under. Après cinq saisons parfaites en tous points et un final en apothéose, la série tire sa révérence et Ball disparait pendant trois ans, le temps de préparer son premier film en tant que réalisateur (Towelhead) et surtout de planifier son prochain choc télévisuel, True Blood.

True Blood, adaptée d'une série de romans de Charlaine Harris, prend pour cadre la petite ville de Bon Temps en Louisiane, au moment où l'espèce humaine se retrouve à une étape charnière de son histoire. En effet, suite à l'invention d'un sang synthétique, les vampires, qui existent vraiment, ont décidé de faire leur coming out en espérant enfin vivre hors de l'ombre. Une situation qui n'est pas sans poser des problèmes comme va rapidement s'en apercevoir Sookie Stackhouse (la délicieuse Anna Paquin), serveuse au bar le Merlotte (et accessoirement télépathe) lorsque Bon Temps va accueillir son premier vampire, le ténébreux Bill Compton (Stephen Moyer).



Bienvenue en Louisiane

Lorsque l'on visionne la série pour la première fois, on comprend vite pourquoi les romans de Charlaine Harris ont attire Alan Ball. Déjà sujet important dans Six Feet under (au travers de l'homosexualité de David par exemple), l'intégration des minorités au sein de la population WASP est cette fois au centre de sa nouvelle création. Et quel meilleur cadre que la Louisiane pour parler de racisme et d'acceptation des différences ? Tous les personnages principaux de True Blood sont en effet des outsiders, qui malgré les apparences ne sont pas totalement intégrés dans la petite communauté. C'est particulièrement évident pour Bill, qui cristallise toutes les peurs et les envies de la population de Bon Temps, mais c'est aussi le cas des autres héros. Sookie lit dans les pensées et parfois a du mal à se retenir de ne pas commenter ce qu'elle « entend », étant dès lors considérée comme une jeune fille sotte et malpolie. Son rapprochement avec Bill contribuera à l'exclure d'autant plus. Sa meilleure amie Tara est noire, a une mère alcoolique et surtout une grande gueule, ce qui la met souvent dans l'embarras. Cette agressivité constante est bien entendu un moyen de se protéger pour ne pas être blessée, mais l'empêche de se rapprocher de quiconque, et surtout du grand frère de Sookie, Jason, dont elle est amoureuse depuis l'enfance. Jason est lui un garçon irresponsable, ne pensant qu'a coucher à droite à gauche et totalement méprisé par la quasi-totalité de la population de la ville. Et le fait que plusieurs de ses conquêtes se fassent assassiner n'aide définitivement pas à son intégration. On citera aussi Sam Merlotte, propriétaire du bar de la ville cachant un lourd secret (outre le fait d'être amoureux de Sookie) et Lafayette, le cousin homosexuel de Tara, seul personnage ayant l'air de très bien vivre sa différence.

Les scènes mettant en exergue le manque d'ouverture de la petite communauté (voire des Etats-Unis en général, comme le montrent les flashs infos réguliers et autres extraits de talk shows) sont ainsi très nombreuses. Le don de Sookie lui ouvre souvent des portes qu'elle préférerait laisser fermées, lui donnant accès à toute les émotions humaines les plus répugnantes : racisme, jalousie, fantasmes malsains, agressivité, avidité... Une des scènes les plus fortes de cette première saison se déroule lors de la veillée de la grand-mère de Sookie, assassinée par le mystérieux tueur qui terrorise la ville. Lors de cette scène, Sookie s'aperçoit que si les gens sont venue la voir en lui amenant à manger, ce n'est pas pour la réconforter ou la soutenir, mais bien par pure curiosité morbide. Un constat atterrant, mais pourtant tellement réaliste et révélateur de la nature humaine (et pas seulement des mœurs des habitants de Bon Temps)... Mais si la plupart des gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas, ils n'en sont pas moins attirés par ces mêmes choses : la scène d'ouverture présente par exemple un jeune couple voulant acheter du Tru Blood juste pour goûter, le frère de Sookie qui est farouchement anti vampire devient accro au sang de ces mêmes créatures de la nuit et à ses vertus aphrodisiaques, etc. Comme dans Six Feet under, Alan Ball présente donc toujours plusieurs facettes des personnages et refuse tout manichéisme.



Sang pour Sang fantastique

La pudibonde Stephenie Meyer, lorsqu'on l'interroge sur ses sources d'inspiration pour sa série pour ado Twilight, déclare qu'elle a eu l'idée de celle-ci au cours d'un rêve. Une bien jolie petite histoire mais certainement fausse, tant certains éléments de l'intrigue principale de la saison 1 de True Blood (tirée d'un livre de Charlaine Harris paru plusieurs années avant le « chef d'œuvre » de Meyer, on le rappelle) se retrouvent de façon troublante dans Twilight. Difficile en effet de ne pas rapprocher les deux œuvres tant les points communs sont nombreux : les deux personnages principaux tombent amoureux notamment parce que l'un d'entre eux est télépathe et trouve enfin quelqu'un dont il ne peut pas lire les pensées, un des meilleurs amis de l'héroïne est un métamorphe, il existe plusieurs groupes de vampires dont certains ont renonce à boire du sang humain alors que d'autres pensent être supérieurs à ces mêmes humains, etc. Dommage pour Stephenie Meyer, la comparaison est très loin de tourner à son avantage, puisque la série de Ball (et les livres de Harris) a le mérite d'embrasser totalement son sujet et de ne pas dénaturer le mythe du vampire. Les épisodes sont donc souvent assez sanglants (voire même gores dans le cas des spectaculaires morts des vampires) et très sexués. Bill Condom est par exemple sexy, avec une touche de charisme animal et de perversité ce qui rend sa relation avec Sookie d'autant plus intéressante. Le lien entre le sang et le sexe, entre éros et thanatos, est d'ailleurs au centre de cette première saison, puisque le mystérieux tueur qui sévit à Bon Temps n'assassine que des jeunes femmes ayant couché avec des vampires et accepté de se faire mordre par eux. Une attraction à laquelle Sookie finira par succomber au cours d'une superbe scène au symbolisme appuyé (la jeune fille vierge dans sa robe blanche) mais pourtant ne tombant pas dans le ridicule. Et c'est d'ailleurs là une des grandes forces de la série : réactualiser le mythe du vampire tout en se montrant extrêmement respectueux de ses codes (sans pour autant tomber dans la parodie ou l'application idiote). Constamment sur le fil du rasoir, la série se permet aussi de grands moments comiques, mais jamais de façon cynique. On rit donc beaucoup, le show se révélant ouvertement humoristique (voir par exemple l'épisode où Jason ingurgite du sang de vampire et se retrouve avec une érection permanente et incontrôlable) mais jamais aux dépends de l'aspect dramatique.

Ajoutez à cela un univers vaste et offrant de multiples possibilités de développement passionnantes (l'organisation des vampires avec leurs shérifs, la présence de métamorphes, la secte anti-vampires, les vampires rebelles...) ainsi que de nombreux cliffhangers en fin de saison (le cadavre dans la voiture de l'inspecteur Bellefleur, la mystérieuse femme qui recueille Tara, l'arrivée d'une jeune vampire initiée par Bill...) et vous comprendrez que la saison 2 risque tout aussi passionnante que la saison 1...

 

Note : 9/10

 

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Good Morning England de Richard Curtis (Critique Cinéma)
4/8/2009 1:09

Résumé: 1966. Le rock est en pleine expansion en Angleterre. Mais la BBC, radio d'état, diffuse à peine une heure par jour de ce nouveau courant musical. Du coup, les radios pirates fleurissent et sont écoutées par près de la moitié de la population du pays. Installées sur des bateaux en Mer du Nord, ces radios à la limite de la légalité mais hors de portée agacent le gouvernement britannique qui décide de les mettre hors d'état de nuire par tous les moyens...

Le film musical est un genre dans lequel il est souvent quelque peu difficile de briller. Beaucoup de réalisateurs ont tendance à se reposer entièrement sur la musique sans réellement développer une histoire ou un point de vue. Cela donne souvent des œuvrettes sympathiques mais rapidement oubliables (The Commitments, Still Crazy). Mais lorsqu'un réalisateur décide d'embrasser son sujet, cela peut donner un chef d'œuvre de la trempe du Presque Célèbre de Cameron Crowe. Et si Good Morning England (The Boat that rocked en VO) n'atteint pas les sommets du film de Crowe, il n'en est tout de même pas très loin.

Le rapprochement des deux œuvres n'est pas vraiment innocent puisque outre le fait que les deux réalisateurs n'avaient jusque-là jamais brillé par leur excellence, le film de Richard Curtis reprend peu ou prou le même canevas scénaristique que celui de McGuire. On suit donc l'initiation du jeune Carl au sein d'un groupe de DJs rebelles et déjantés (en lieu et place du groupe de rock), ses premiers émois amoureux contrariés (la fille dont il s'éprend préfère coucher avec une de ses idoles) et surtout son apprentissage de l'esprit rock. Un esprit rock qui est la véritable moelle épinière du film, lui donnant toute sa substance et sa spécificité. Car au-delà de la musique, le film célèbre un état d'esprit frondeur associé au rock et depuis dissipé dans le strass et les paillettes. Les DJs de Radio Rock sont en effet plus que de simples animateurs, ce sont des révolutionnaires luttant contre l'ordre établi jusqu'au bout, que ce soit en diffusant de la musique interdite, en utilisant des mots interdits (l'hilarante scène du « fuck ») ou en célébrant l'amour libre et la consommation de substances illicites. La reconstitution minutieuse de Curtis permet de retrouver l'ambiance si particulière des swinging sixties, qui n'avaient pas été aussi bien présentées à l'écran depuis l'excellent Austin Powers. La monstrueuse bande originale du film, intégralement constituée de standards du rock (des Rolling Stones aux Beatles en passant par les Beach Boys ou Cat Stevens, ils sont tous là !) ravira au plus haut point l'amateur, tandis que les extravagants costumes de l'équipe rappelleront des souvenirs aux plus vieux.

A ce propos, difficile de passer sous silence l'excellence du casting, rassemblant en son sein la crème des acteurs britanniques actuels. Il y a tout d'abord l'infatigable Bill Nighy (dont c'est déjà le troisième film cette année, après Walkyrie et Underworld 3 !) en gestionnaire débonnaire de Radio Rock, à qui revient la lourde tâche de concilier les intérêts commerciaux de sa radio et la liberté d'expression de ses DJs. A ses cotés, on retrouve les excellents Rhys Ifans (célèbre coloc de Hugh Grant dans Coup de Foudre à Notting Hill) en DJ légendaire et sans limite et Nick Frost (éternel comparse de Simon Pegg dans Hot Fuzz et Shaun of the Dead) qui tient absolument à déniaiser le jeune Carl en lui faisant perdre son pucelage (notamment lors d'une truculente scène d'échange de rôles). Seul acteur américain du casting, Philip Seymour Offman compose un personnage attachant de rebelle aux valeurs affirmées. De l'autre côté de la barrière, on retrouve le très bon Kenneth Brannagh en immonde politicien coincé et réactionnaire, déterminé à couler Radio Rock. Le reste du casting est tout aussi soigneusement sélectionné et composé de seconds rôles tout aussi savoureux et attachants (on appréciera particulièrement l'excellent cameo de la grande Emma Thompson).

Mais au final, ce qui frappe le plus dans le film, c'est à quel point celui-ci traite de problèmes actuels. Jugez par vous-même : on parle ici d'un nouveau media, un nouvel espace de liberté à la limite de la légalité, apprécié par la population (plus de la moitié du pays, nous dit-on), mis en danger par quelques politiciens incapables de le comprendre et de s'adapter à lui. Et faute de pouvoir le contrôler, ceux-ci tentent de le torpiller en utilisant des moyens détournés et des prétextes fallacieux... Et oui, il suffit de remplacer radio pirate par internet pour voir à quel point ce film débarque au bon moment et a des résonnances plus que modernes. Choix conscient du réalisateur ? Pas d'après ses dires en tout cas, mais le fait est que cette interprétation saute aux yeux. Et le message délivré à la fin du film (même si le gouvernement a fini par remporter la bataille, le rock a gagné la guerre) laisse espérer un avenir meilleur pour les internautes du monde entier (et tout particulièrement français...). Espérons que l'histoire se répétera une fois encore...

 

Note : 8/10

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The Unborn de David Goyer (Critique Cinéma)
3/3/2009 2:36

Résumé: Casey Beldon (Odette Yustman), une jeune femme d'une vingtaine d'années, est la proie de terribles cauchemars depuis quelques temps. Elle est poursuivie par de troublantes apparitions d'un jeune garçon qui apparemment ne lui veut pas que du bien. Pour pouvoir s'en sortir, elle va devoir se plonger dans le passe de sa famille et affronter de terrifiants événements...

David Goyer devrait-il vraiment s'entêter à réaliser des films ? C'est la question qu'on est en droit de se poser après avoir subi les 90 très longues minutes de son dernier film, The Unborn. Car honnêtement, mis à part la plastique irréprochable (et souvent mise en valeur par la camera de Goyer) de la ravissante Odette Yustman, et mis à part quelques jolis effets spéciaux, il n'y a quasiment rien à sauver de ce film. Le script est d'un inintérêt rare et on s'ennuie comme jamais. C'est bien simple, pendant plus d'une heure, il ne se passe absolument rien. L'héroïne fait des cauchemars, voit un gamin fantôme flippant un peu partout (le prototype même du gamin agaçant dans les films d'horreur américains), enquête un peu histoire de dire qu'elle fait quelque chose, mais au final ne fait que geindre et non agir. L'amateur pourra s'amuser à repérer toutes les références (ou plutôt tous les plagias) que Goyer a glissés dans le film, puisque celui-ci n'a pas une once d'originalité. On cite en vrac L'Exorciste, Ne vous retournez pas (dans la seule scène un peu réussie, un meurtre au couteau par un gamin en k-way), Prince des Ténèbres (pour la possession des personnages venus aider pour l'exorcisme et les insectes messagers du fantôme), mais sans jamais tenter de se réapproprier ces références pour créer quelque chose de neuf. On a l'impression d'un mix de scènes des films d'horreur que Goyer apprécie, plutôt que d'un vrai film. Le reste du film est rempli de poncifs et prévisible au possible (la meilleure copine black se fait massacrer bien atrocement (enfin, tout est relatif) à la moitié du film, le petit ami est bien évidemment le dernier à y passer...) et la réalisation plate et sans génie de Goyer a tôt fait de venir à bout du plus patient des spectateurs.

Gary Oldman cachetonne dans un rôle anecdotique (il apparait à peine 10 minutes dans tout le film) et la pauvre Carla Gugino n'a même pas droit à autant de présence à l'écran (et en plus ses quelques scènes sont muettes !). Mais le pire reste le pseudo twist final, qui arrive comme un cheveu sur la soupe et donne plus l'impression d'un « ah merde au fait j'ai oublié de vous dire ça » que de quelque chose de construit et pensé. On a du mal à croire que c'est scénariste de Batman begins et Dark City qui est à l'origine d'un scenario aussi indigent et mal construit. Et le plus drôle dans l'histoire c'est que même le titre du film n'a aucun sens quand on connait le fin mot de l'histoire !

Oui, définitivement, David Goyer devrait se contenter d'écrire des scenarii pour les autres au lieu de réaliser ses propres films...

 

Note : 2/10 (1 pour les scènes en petite culotte de l'héroïne et 1 pour les quelques jolis monstres)

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Walkyrie (Critique Cinéma)
1/27/2009 11:22

Résumé: Durant la seconde guerre mondiale, le colonel Claus Von Stauffenberg (Tom Cruise), héros de guerre mutilé au combat, rejoint une coalition d'officiers de la Wehrmacht décidés à tuer Hitler et à faire tomber le régime Nazi. Un plan risqué mais qui pourrait changer la face de la guerre et redonner à l'Allemagne son honneur perdu suite aux atrocités commises par les Nazis...

Censé célébrer les retrouvailles de Bryan Singer et Christopher McQuarrie, duo à l'origine du génial Usual Suspects, Walkyrie aura connu un parcours chaotique avant d'enfin arriver sur les écrans. Polémique en Allemagne à cause de l'appartenance de Cruise à l'église de scientologie, reshoots suite à l'endommagement des négatifs par le laboratoire chargé de les développer, accident couteux, sortie repoussée plusieurs fois, rien n'a été épargné au nouveau film du réalisateur de X-Men. Alors le jeu en valait-il la chandelle ? Singer a-t-il réussi son pari de porter à l'écran cet épisode méconnu de la seconde guerre mondiale ? La réponse ci-dessous...

Avec Walkyrie, Singer n'a pas choisi la voie de la facilité. Il est en effet tellement plus aisé pour le public de penser que Allemands égale Nazis que tourner un film montrant des officiers de la Wehrmacht complotant contre Hitler s'avérait particulièrement risqué. Mais on le sait, le réalisateur a toujours été fasciné par cette période de l'Histoire, comme le démontrent Un Elève doué et les deux X-Men. Il était donc logique qu'il finisse par s'attaquer frontalement au sujet et en cela ses intentions sont plus que louables, puisque Walkyrie permettra certainement d'ouvrir les yeux de certains spectateurs. Mais malheureusement, au-delà de la passionnante page d'histoire qu'il dévoile, le film de Singer est loin d'être aussi réussi que ce à quoi on pouvait s'attendre.

Premièrement, le film est plat, mou et, plus surprenant encore, ne comporte pratiquement aucun suspense. C'est bien simple, on l'impression qu'il est extrêmement facile de préparer un attentat contre Hitler, et que tout le monde est prêt à faire partie du complot, qu'il suffit juste de demander. On n'a jamais l'impression que les personnages sont réellement en difficulté (mis à part à la fin évidemment), on dirait qu'ils peuvent se réunir et comploter à loisir sans être inquiétés. De même, le plan se met en place de lui-même sans qu'ils aient réellement à y réfléchir. Mais peut-être que ce sentiment de facilité est aussi dû au fait que le film démarre au moment de l'implication de Von Stauffenberg, alors que l'équipe est déjà presque au complet et qu'une première tentative a échoué. Un choix scénaristique comme un autre, mais qui pose un second problème, celui de l'attachement aux personnages.

Et c'est là que le bât blesse réellement, car Singer, obnubilé par l'explication de la stratégie déployée par les comploteurs, oublie totalement d'insuffler de la vie à ses personnages. On ne sait rien d'eux, de leur vie, de leurs aspirations, des raisons qui les ont poussées à préparer cet attentat. Tout juste aperçoit-on la femme de Von Stauffenberg (la belle Carice Van Houten, échappée de Black Book et totalement sacrifiée ici) et ses enfants dans deux micros scènes que Singer passe à autre chose. Et c'est encore pire pour les autres personnages, dont on ne connaitra jamais les motivations ni les sentiments. Il est réellement rageant de voir des acteurs aussi talentueux sous-exploités à ce point. Kenneth Branagh est éjecté du film au bout de 20 minutes, Terence Stamp fait de la figuration, Tom Wilkinson n'apparaît que sporadiquement. Le seul à tirer à peu près son épingle du jeu, mis à part un Tom Cruise omniprésent (et un peu monolithique), c'est l'immense Bill Nighy, très crédible en officier stressé par les responsabilités qu'impliquent ce complot.

Heureusement, le film n'est pas non plus totalement catastrophique sur tous les plans. Sa structure très claire permet de facilement comprendre les tenants et aboutissants de l'intrigue et de saisir toutes les ramifications du complot. La deuxième partie du film, lors de la seconde tentative de mise à exécution du plan, est plus dynamique, Singer semblant enfin retrouver un peu de vigueur et d'implication. On suit dès lors avec un intérêt renouvelé le déroulement des opérations jusqu'à la dramatique conclusion de l'aventure.

Au final, si le film de Singer propose un éclairage nouveau sur une des périodes les plus sombres de l'Histoire moderne et est en cela essentiel, il n'arrive malheureusement jamais à embrasser totalement son sujet et à impliquer suffisamment le spectateur pour remporter totalement l'adhésion et s'imposer durablement dans les esprits...

 

Note : 5/10

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Amusement (Critique Cinéma)
1/26/2009 9:56

Résumé: Shelby, Tabitha et Lisa sont trois amies d'enfance qui se sont perdues de vue depuis plusieurs années. Mais de toute évidence, quelqu'un de leur passé ne les a pas oubliées et est bien décidé à leur mener la vie dure. Les trois jeunes filles vont être tour à tour confrontées à de terrifiants événements...

Avec Amusement, le réalisateur John Simpson et le scénariste Jake Wade Wall (déjà scénariste des remakes de Terreur sur la Ligne et Hitcher, pas vraiment des références...) se lancent ici dans le difficile exercice du film à sketches. Un exercice périlleux, car donnant souvent lieu à des œuvres inégales selon les histoires mises en scènes. Car franchement, pour un Creepshow, combien de Creepshow 3 ou de Terror Tracts ? Et si Amusement n'est pas totalement désastreux, ce n'est malheureusement pas lui qui va donner ses lettres de noblesse à ce genre bien particulier...

Le film est donc divisé en quatre histoires, la dernière servant de lien aux trois autres. La première histoire s'attache à la jeune Shelby, qui rentre d'un week-end avec son petit ami. Pendant que la jeune fille dort, celui-ci profite de l'aide d'un routier et d'un autre automobiliste pour créer un convoi et accélérer afin d'arriver plus vite à destination. Mais lorsque le routier leur propose de prendre une déviation pour éviter les embouteillages, les ennuis commencent. Première histoire, premier demi-flop. Parce que honnêtement, des histoires de routier pas sympa on en a déjà vu des dizaines, que ce soit dans le séminal Duel de Spielberg ou dans le sympathique Une Virée en Enfer de John Dahl. Et ce premier segment, s'il se suit sans déplaisir, est malheureusement loin de faire dans l'originalité, mis à part dans son twist peu crédible. Le suspense n'est pas là non plus, vu que la durée très réduite du segment (à peine un quart d'heure !) ne permet pas au réalisateur de véritablement installer une ambiance.

La seconde histoire se concentre sur la belle Tabitha, qui elle est aux prises avec un clown psychopathe lors d'une soirée de babysitting. Là encore, l'originalité fait grandement défaut, mais ce second segment est déjà plus probant, Simpson prenant ici le temps de créer une bonne ambiance pesante. Les deux gamins sont assez inquiétants et le réalisateur arrive ainsi à orienter le spectateur sur une fausse piste avant de révéler son boogeyman, un clown très flippant. Dommage que le final soit aussi abrupt, même si c'est dans le but de préparer la dernière histoire.

En troisième position, nous retrouvons la jolie Lisa qui part à la recherche de sa colocataire, disparue dans une mystérieuse pension de famille. Encore une fois, peu d'originalité dans cette énième histoire de la « baraque flippante avec un lourd secret » mais un petit côté Contes de la Crypte qui fait plaisir à voir. Le mystère autour de la maison en question est bien entretenu jusqu'au bout et même si certaines scènes sont purement gratuites (la mort du petit ami) et que le final tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, ce segment est suffisamment dérangeant pour qu'on lui pardonne.

Mais le gros problème du film vient de son dernier segment et de la prétention de celui-ci. En effet, Simpson et son scénariste se sont mis dans l'idée de créer un film a sketches dans lequel les histoires auraient un vrai lien entre elles. Une bonne idée sur le papier, un ratage total dans les faits. On a en effet peine à croire que les bad guys des trois histoires précédentes soient un seul et même homme qui s'est amusé à terrifier puis à capturer les trois jeunes filles. Non seulement cette idée est peu crédible, mais elle ruine en plus l'impact des trois autres histoires. Ajoutez à ça quelques idées saugrenues (pourquoi le méchant de l'histoire se fait-il passer pour un type du FBI, et que vient faire la psy dans l'histoire ?), d'autres repompées à droite à gauche (on pense furieusement à Saw) et de bonnes idées désamorcées de bien mauvaise façon (le dépeçage de Lisa et Shelby n'est en fait qu'un leurre) et vous obtiendrez un dernier sketch qui non seulement ne tient pas la route, mais en plus semble se moquer ouvertement du fan d'horreur. Et ça, c'est totalement impardonnable.

Basé sur des histoires peu originales mais pas trop mal traitées, Amusement aurait pu constituer un divertissement correct, mais se vautre malheureusement lamentablement à cause d'un dernier acte ridicule de bout en bout. Pas étonnant que le film ait fini par sortir directement en DVD...

 

Note : 4/10

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My bloody Valentine 3D (Critique Cinéma)
1/21/2009 2:29

Résumé: Un terrible accident minier fait de nombreux morts dans la petite ville d'Harmony. Le seul survivant, Harry Warden, est retrouve dans le coma. Mais celui-ci se réveille le jour de la Saint Valentin et massacre le personnel hospitalier avant de s'en prendre à une bande de jeunes venus faire la fête dans la mine. Il finit abattu par la police. Dix ans plus tard, Tom Hanniger (Jensen Ackles), le fils du propriétaire de la mine à qui les habitants ont toujours reproché l'accident, revient à Harmony pour vendre la mine dont il vient d'hériter. Mais son retour s'accompagne de nouveaux meurtres sanglants. Harry Warden serait-il sorti de sa tombe ?

Premier film à ouvrir le bal de la 3D en 2009 (année s'annonçant particulièrement chargée de ce côté, il serait temps que les salles françaises se mette à s'équiper en projecteurs numériques...), My bloody Valentine est le remake (et oui encore un) d'un petit slasher culte des années 80. Si le côté slasher en 3D pouvait être attirant, difficile cependant d'oublier le désastreux Scar 3D sorti l'an dernier, et surtout d'occulter le fait que le réalisateur de ce remake est le tâcheron Patrick Lussier (responsable entre autres des très mauvais Dracula 2001 et La Voix des Morts 2). Mais une fois n'est pas coutume, My bloody Valentine s'avère une bonne surprise, pas une révolution mais un slasher humble et respectueux du genre, tout en étant très généreux.

Le ton est donne dès le début, puisque Lussier passe très rapidement sur les bases de l'histoire pour directement s'attaquer au cœur du sujet : un bon gros massacre. Et il faut avouer qu'à ce niveau le bougre sait se montrer généreux et en donne au public pour son argent. Car si le tueur utilise pratiquement toujours la même arme (une pioche de mineur), force est de constater qu'il la manie avec dextérité et de manière fort inventive. Les meurtres sont donc très nombreux et variés (tête empalée sur la pioche, cœur arraché, etc), et souvent extrêmement sanglant, Lussier semblant s'amuser comme un petit fou avec la 3D. Une 3D qui apporte clairement une valeur ajoutée au film en matière de fun. Tout y passe : œil qui gicle vers le spectateur, pioche menaçante ou explosion qui sort de l'écran, mâchoire arrachée et projetée dans la salle, femme en nu intégral (c'est assez rare dans le ciné américain pour qu'on le signale, surtout qu'il ne s'agit pas d'un plan furtif !) dont les seins emplissent la salle...

Le problème, c'est bien évidemment que lorsque le film se calme pour développer une histoire, la mollesse habituelle de la réalisation de Lussier refait surface. On s'ennuie donc ferme dans les quelques passages dialogués, heureusement peu nombreux. L'histoire n'est pas très recherchée (on est dans un slasher, hein) et suit grosso modo l'intrigue du film originalen se permettant tout de même quelques variations. Par exemple le whodunit est respecté, mais l'identité de l'assassin a été modifiée (pas très difficile à deviner néanmoins). Les acteurs font un travail correct dans le cadre qui leur est imposé, mais on sera en droit de préférer la prestation de Jensen Ackles dans Supernatural (et on aura raison !), le pauvre s'avérant ici bien fade et peu convainquant dans la dernière partie du film.

Au final, sans devenir une nouvelle référence du genre (ce n'est pas son but non plus), My bloody Valentine version 2009 s'impose sans peine comme le meilleur film de son réalisateur : un divertissement fun et généreux, respectueux des codes du slasher et tout entier pensé en termes de plaisir immédiat du spectateur. Le film parfait pour une sortie ciné entre potes en somme.

 

Note : 6.5/10

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Bilan 2008 (Top 20)
1/8/2009 2:20

Et voici venue l'heure du bilan de l'année. Non pas que mon petit avis personnel intéresse grand monde, mais il est toujours intéressant de revenir en arrière pour une petite rétrospective de l'année écoulée, juste histoire de voir ce qu'on en a retenu. Pour faire court, à mon avis, 2008 a été une année très riche cinématographiquement parlant. Nous avons eu droit à des films variés et de qualité, voire même quelques chefs d'œuvres (There will be Blood, Into the Wild) et classiques en devenir (le mal compris Speed Racer). Bien sûr, les mauvais films ont aussi été légion, mais finalement ont été réellement éclipsé par les bons. Mais trêve de blabla, voici mon classement tout perso des films de 2008.

 

TOP

 

15) Les Ruines de Carter Smith

Une des surprises horrifiques de l'année. Un petit film nerveux et tendu qui ne m'a laissé aucun répit. Carter Smith devient immédiatement un réalisateur à suivre...


14) The Mist de Frank Darabont

Autre surprise, avec The Mist, Darabont signe une des meilleures adaptations de mon auteur préféré, et surtout une œuvre d'une noirceur hallucinante.


13) Pineapple Express de David Gordon Green

Désolé, impossible pour moi d'appeler ce film sous son ridicule titre français. Surtout qu'il s'agit ni plus ni moins que d'une des meilleures comédies de l'année, et du retour en fanfare du bon buddy movie comme on l'aime. Vive Apatow !


12) Tonnerre sous les Tropiques de Ben Stiller

L'autre comédie de l'année, c'est bien sûr le nouveau film de Ben Stiller, se moquant avec jubilation des travers d'Hollywood. Et en plus la dernière demi-heure est un énorme hommage aux films d'action des 80's. Que demande le peuple ?


11) REC de Jaume Balaguero et Paco Plaza

Décidément, 2008 a été très riche en bons films d'horreur. Alors quand en plus mon chouchou Jaume Balaguero se fend d'un ride horrifique de cette qualité, impossible de passer à côté !


10) L'Echange de Clint Eastwood

Le nouveau film de Dieu Clint. Est-il réellement nécessaire d'en dire plus ?


9) Soyez Sympas, rembobinez de Michel Gondry

Apres le très énervant La Science des Reves, Gondry revient en pleine forme et nous gratifie d'une comédie très drôle en même temps que d'une magnifique déclaration d'amour au septième art...


8) Hellboy 2 de Guillermo del Toro

Del Toro retrouve son anti héros préféré pour une suite en tous points supérieure au premier volet. Plus de monstres, plus d'action, et surtout plus de poésie et plus d'émotion.


7) Eden Lake de James Watkins

Le film choc de l'année. Un survival réaliste et sans concession, porté par des acteurs talentueux. La fin restera comme une des plus terrifiantes et déprimantes jamais vues.


6) No Country for old Men des frères Cohen

Les Cohen se réapproprient le polar avec cette perle noire au suspense prenant et à l'humour ravageur.


5) There will be Blood de Paul Thomas Anderson

En seulement 5 films, P. T. Anderson s'est imposé comme un des plus grands réalisateurs actuels. Son dernier film est tout simplement une claque, tout autant thématiquement, que visuellement. Daniel Day Lewis est tout simplement monstrueux.


4) Wall-E d'Andrew Stanton

C'est beau, c'est inventif, c'est intelligent, c'est émouvant et c'est l'un des meilleurs films de SF de ces dernières années. C'est le nouveau Pixar, forcément...


3) Speed Racer des freres Wachovski

Alors là c'est du sérieux, on rentre dans le top 3. Et donc impossible de passer sous silence la nouvelle bombe des réalisateurs de Matrix. Un film tellement en avance sur son temps qu'il s'est complètement ramassé au box office. Et pourtant, c'est beau (le blu ray me l'a encore confirmé), c'est virtuose, et surtout c'est fichtrement émouvant. Avez-vous déjà pleuré devant une course de voitures ? Moi oui, maintenant...


2) The dark Knight de Christopher Nolan

Tout simplement la quintessence du film de super héros. Sombre, dépressif, d'une beauté à couper le souffle, avec des scènes d'action impressionnantes. Et puis Heath Ledger, quoi...


1) Into the Wild de Sean Penn

Difficile choix que celui de cette première place. J'ai longtemps hésité entre The dark Knight et cet Into the Wild, mais finalement c'est l'émotion qui l'a emporté. Parce que Sean Penn scrute l'être humain comme personne, sans pour autant oublier de faire un film visuellement magnifique, pour la BO d'Eddie Vedder, pour le cœur tout simplement...


 

FLOP

 

15) 27 Robes d'Anne Fletcher

Le type même de la comédie romantique agaçante. Aucune originalité, aucune saveur, un scenario cousu de fil blanc. A se demander pourquoi les gens continuent à aller voir ce genre de films...


14) Saw 5 de David Hackl

Moins calamiteux que l'affreux quatrième épisode, ce nouvel opus de la série Saw montre tout de même rapidement ses limites. A réserver aux fans, vu que l'intrigue devient de plus en plus nébuleuse. Les ficelles de la franchise commencent néanmoins à sentir de plus en plus le réchauffé...


13) Sweeney Todd de Tim Burton

Incompréhensiblement encensé par la critique, le nouveau Tim Burton est une comédie musicale molle et soporifique, dans laquelle seuls quelques débordements gores viendront réveiller le pauvre spectateur. Et Johnny Depp n'est définitivement pas fait pour la chanson...


12) Flashbacks of a Fool de Baillie Walsh

Le réalisateur fait mumuse avec sa caméra, shoote de jolies images, mais il manque un scenario construit et clair. Du coup l'émotion n'est jamais là... Daniel Craig assure cependant comme toujours.


11) Jumper de Doug Liman

Le premier film de super héros dans lequel le supposé héros ne pense qu'à sa pomme. Et en plus les moments de bravoure sont réduits à peau de chagrin et filmés par un parkinsonien. Merci monsieur Liman !


10) Teeth de Mitchell Lichtenstein

Le film « tout ça pour ça » de l'année. Un buzz énorme dans les festivals pour un gros pétard mouillé réac et féministe à la morale douteuse.


9) Prom Night de Nelson McCormick

McCormick invente le slasher sans une goutte de sang. Embêtant pour un genre qui mise habituellement tout sur les scènes de meurtre, surtout quand le scenario est aussi basique...


8) Babylon AD de Matthieu Kassovitz

Le bouquin féroce et contemplatif de Dantec réduit à un actioner bordélique, stupide et mal fichu. Mais c'est la faute du vilain studio, nous a dit Kasso. Et les scènes d'action ridicules et filmées avec les pieds, c'est aussi la faute du studio ?


7) Scar 3D de Jed Weintrob

Il n'aura pas fallu longtemps avant qu'apparaissent les premières dérives de la 3D, avec ce slasher stupide virant rapidement au torture porn dégueulasse. Mais la barbaque en 3D, c'est tellement mieux, non ?


6) Mamma Mia ! de Phyllida Lloyd

Le site l'Ouvreuse (site de l'année en passant) qualifie ce film de « comédie musicale IKEA ». C'est exactement ça : on prend les chansons d'ABBA et on essaie de les lier par un semblant de scenario. On essaie ensuite de faire chanter de grands acteurs qui au choix fument des pétards avant chaque prise (Meryl Streep) ou se demandent ce qu'ils foutent dans cette galère (Pierce Brosnan). C'est très mauvais, mais parfois très drôle tellement c'est naze...


5) Un Mari de trop de Griffin Dunne

Le prototype même de la comédie romantique énervante. Prévisible à outrance, même pas drôle, avec une Uma Thurman moche et surtout présentant les femmes comme des êtres soit stupides soit hystériques. Moi je me sentirais insulté à leur place...


4) The Edge of Love de John Maybury

Autre film incompréhensiblement encensé par la critique, The Edge of Love est un drame romantique soporifique et prétentieux. Et dire que certains critiques ont osé le comparer à l'excellent Reviens-moi...


3) La Loi et l'Ordre de Jon Avnet

Il aura fallu attendre presque 15 ans pour réunir de nouveau de Niro et Pacino à l'écran. Résultat : une histoire bateau reposant sur le twist le plus tiré par les cheveux du monde, de Niro qui s'emmerde, Pacino qui cachetonne et s'en fout royalement, et le spectateur qui pleure...


2) Frontière(s) de Xavier Gens

Est-il vraiment nécessaire d'énumérer les tares de ce survival débile ? Bon, ok, on y va : des acteurs en roue libre (le grand-père nazi est énorme) ou incapables de jouer, le Bihan fait le molosse en aboyant toutes ses répliques, une photographie moche, des idées débiles (des nazis cannibales, quoi !), pas une once d'originalité. Mais c'est très marrant au 36e degré...


1) Mother of Tears de Dario Argento

Argento achève sa trilogie des Mères et le spectateur en même temps avec ce classique instantané du nanar. Faut-il seulement en rire ou en pleurer ?


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