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Dimanche 16 novembre 08 au Festival ! [Partie 2]
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Dimanche 16 novembre 08 au Festival ! [Partie 1]
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Samedi 15 novembre 08 au Festival !
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Vendredi 14 novembre 08 au Festival !
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Jeudi 13 novembre 08 au Festival !
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Lundi 10 novembre 08 au Festival !
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Dimanche 09 novembre 08 au Festival !
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Ciné US | The Forbidden Kingdom (Critique Cinéma)
4/22/2008 1:22



The Forbidden Kingdom
Réalisé par Rob Minkoff
Ecrit par John Fusco
Avec Michael Angarano, Jackie Chan, Jet Li, Liu Yi Fei...
Tourné en 2.35 Cinémascope


le synopsis | Il y a bien longtemps, en Chine, un combat décisif entre le Monkey King et celui qui deviendra Empereur verra ce dernier piéger le Monkey King et, ne pouvant le tuer, l'emprisonnera à l'état de statue de pierre. Le baton sacré qui lui sert d'arme est alors perdu et le Monkey King condamné à rester à l'état de pierre tant que personne ne le délivrera grâce au précieux baton.
De nos jours, un adolescent américain accro aux films de kung-fu découvrira dans un pawn shop de la ville de Boston le fameux bâton et, lors de circonstances extraordinaires, se retrouvera projeté dans le passé, en Chine, dans le but de rendre le bâton au Monkey King et ainsi de le délivrer de sa prison de pierre. Mais pour cela, il devra affronter l'Empereur et ses sbires. C'est ainsi qu'il fait la rencontre de Lu Yan (Jackie Chan), un maître de kung-fu dont l'élixir à l'origine de ses pouvoirs est une jarre pleine de vin, ainsi que du Silent Monk (Jet Li) qui deviendront ses maîtres dans l'art du Kung-Fu. Il rencontrera également Golden Sparrow (Liu Yi Fei), une jeune chinoise dont la famille a été assassinée par l'Empereur et qui a depuis juré de se venger. Les voilà lancés à quatre contre une gigantesque armée dans le but de vaincre l'Empereur et d'enfin librérer le Monkey King...

la critique | Affichant un nombre plutôt impressionnant de critiques positives (63% sur Rotten Tomatoes, ce qui revient à dire que ça n'arrive que très rarement) aux Etats-Unis, la réception du film fait plaisir tant il était prévisible de se dire qu'il allait se faire massacrer. Bien heureusement, les critiques savent encore passer un bon moment de cinéma de grand spectacle sans avoir honte de bien aimer. The Forbidden Kingdom, ou la réconciliation critiques/spectateurs que l'on aurait déjà dû avoir sur Transformers.

Commençons déjà par ce qui aurait pu (et les arguments sont valables) valoir au film de se faire massacrer. A l'origine, The Forbidden Kingdom est parti de l'idée de faire un film réunissant pour la première fois Jackie Chan et Jet Li. C'est d'ailleurs exactement comme tel qu'il a été vendu aux Etats-Unis et il faut donc se montrer prudent, puisque le film n'est pas un affrontement des deux légendes. Le personnage principal, c'est Michael Angarano (excellent dans Lords of Dogtown de Catherine Hardwicke), Jackie Chan et Jet Li gravitent autour comme mentors et ont notamment droit à une scène d'affrontement hallucinante qui ravira ceux qui n'attendaient que de voir ces deux maîtres s'affronter, mais le film n'est pas un Versus de ces deux légendes. Si vous vous foutez de l'histoire de l'adolescent qui joue le rôle principal, vous vous trompez de film. Egalement, ce qui pourra tromper certaines personnes, c'est que The Forbidden Kingdom est, dans son coeur, destiné aux enfants. Bien entendu il n'exclut absolument pas les autres catégories de pesonnes, mais ça reste un film plutôt simple, avec ses clichés et sa naïveté. Sur ces deux points principaux qui vaudront au film la majorité de ses critiques, il faudra néanmoins ajouter aux détracteurs que The Forbidden Kingdom offre certaines des meilleures scènes de combat visibles sur grand écran de mémoire cinématographique récente.

Pourquoi The Forbidden Kingdom est-il donc un film qui réjouit tant les spectateurs et les critiques ? Et bien tout simplement parce que c'est un pur film de grand spectacle auquel il n'y a que très peu de reproches à faire. Les combats sont excellents, les chorégraphies et le découpage de l'action sont irréprochables. Bien souvent quand on va voir un film de combat au cinéma on en ressort déçu, avec le sentiment d'en avoir eu trop peu, mais The Forbidden Kingdom en donne pile la dose qu'il faut pour rythmer le film et tenir le spectateur en haleine sans jamais délaisser l'évolution de la narration. L'histoire, malgré ses nombreux clichés, évolue à un rythme très satisfaisant et met en scène des personnages auxquels on s'attache tous très vite. Egalement, le talent de Rob Minkoff (Le Roi Lion, c'est lui) pour l'animation se voit ici utilisé à 200% tant la composition des cadres, la photographie, les décors, bref, l'aspect visuel général du film est réussi. On évolue constamment dans un univers magique aux environnements visuels variés et dépaysants, mes rétines ont été comblées pendant toute la durée du film. Du très beau boulot, le professionalisme de Rob Minkoff et son abilité à se servir du Cinémascope ainsi que le bon usage des effets spéciaux à l'intérieur même des cadres donne un film visuellement superbe.

A tout film entièrement satisfaisant, s'ajoute une bande originale de qualité. Pas forcément révolutionnaire, la bande-originale de The Forbidden Kingdom sait à la fois jouer sur la grandeur de la quête menée par les héros ainsi que sur la majestuosité des décors filmés pour donner au film toute son ampleur, tout en signant des thèmes qui restent dans la tête après la vision du film. Enfin, comment ne pas parler de Jackie Chan et Jet Li, qui s'amusent comme des petits fous dans des rôles qui leur permet à la fois de jouer de leur talent pour le combat ainsi que sur la fibre humoristique. Jet Li s'éclate, sérieux et contenu en Silent Monk et complètement barge en Monkey King, tout comme Jackie Chan en maître de kung-fu constamment sous l'influence de l'alcool avant de prendre les traits d'un vieux gérant de boutique de la ville de Boston. Complètent ce casting Michael Angarano, auquel on s'attache très vite tant il symbolise le geek adolescent qui est en beaucoup d'entre nous, et forcément, ne mentez pas, en chacun de ceux qui ira voir le film, ainsi que la magnifique Liu Yi Fei, parfaite (en trois secondes on en tombe amoureux).
Enfin, et c'est relativement mineur mais ça a le mérite de faire partie du film, The Forbidden Kingdom ne possède pas l'attitude énervante de la majorité des autres PG-13. Oui, des gens se font tirer dessus, se prennent des flèches, meurent, des villages se font dévaster... Ce n'est pas Rambo mais le film n'est pas édulcoré de ce qui est nécessaire au déroulement de l'histoire, et on ne nous fera pas de lourde morale sur la vengeance.

Ce qui rend The Forbidden Kingdom si agréable, c'est sa grande efficacité, sa grande maîtrise, son aspect visuel impeccable, son rythme très bien mené qui vous tiendra en haleine pendant deux heures, et aussi cet aspect certes enfantin mais charmant de fable à la fois simple et exotique inspirée des mythes chinois. Ce n'est pas le film le plus fin du monde, mais la simplicité du film renforce son appartenance à ces mythes et son aspect à la fois décontracté - le film laisse pas mal de place à l'humour - et héroïque de grande quête aventureuse lui donne un côté ni trop prétentieux, ni trop peu ambitieux, qui en font un petit film de grand divertissement à voir au cinéma. Les enfants vont adorer, et les autres qui sont restés des geeks adolescents s'éclateront encore plus.

Note : 7/10 - Mention Grand Spectacle

Ressemble un peu à :
- Transformers pour son côté grand spectacle/film pour geeks enfants et ados.
- 10,000 B.C. pour le côté quête mythique simple et aussi destinée aux enfants, mais en bien réalisé, bien cadré, bien rythmé et avec de bons combats.
- Never Back Down en moins ado, mieux rythmé, mieux réalisé mais aussi moins subtile.


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Ciné | Never Back Down (Critique Cinéma)
3/20/2008 6:36



Never Back Down
Réalisé par Jeff Wadlow
Avec Sean Faris, Djimon Hounsou, Cam Gigandet, Amber Heard...

Jake Tyler (Sean Faris) - un adolescent porté sur la baston - sa mère et son jeune frère sont tout juste arrivés en Floride que Jake commence déjà à s'attirer des ennuis.  Célébré en héros depuis que les étudiants de son nouveau lycée ont découvert grâce à une vidéo sur internet comment Jake s'est battu lors d'un match de football américain, ce dernier se retrouvera malgré lui amené à une fête où les étudiants ne font pas que boire et danser : ici, les adolescents ont pris pour habitude de se retrouver pour organiser des "combats amicaux". Et quand Ryan McCarthy (Cam Gigandet) provoque Jake en combat, ce dernier finit humilié.
Commence alors un entraînement intensif pour Jake avec Jean Roqua (Djimon Hounsou), qui deviendra un véritable mentor. Il devra apprendre les techniques de Mixed Martial Arts, à canaliser sa rage et à utiliser sa tête et sa détermination pour l'emporter au combat.

Never Back Down fait partie de ces projets de teen-movies de Printemps dont vous n'attendez pas monts et merveilles mais que vous espérez simples, concis et efficaces. En cela, le film de Jeff Wadlow (Cry_Wolf) se révèle plutôt surprenant. Une fois n'est pas coutume, après Disturbia l'an dernier, le teen-movie semble être en bonne forme et Never Back Down, malgré ses clichés et ses défauts, en a plus dans la tête et dans le ventre qu'on aurait pu le penser.

Ca ne commence malheureusement pas très bien puisque il faut se creuser la tête pour comprendre qu'est-ce que peut bien foutre cette "histoire d'amour" absolument bidon entre Sean Faris et Amber Heard. Je me suis habitué aux teen-movies et à voir des histoires d'amour factices mais là c'est quand même un peu gros, Baja n'a jamais rien fait que chauffer Jake alors qu'elle avait déjà un petit-ami avant de pleurer comme une madeleine quand celui-ci n'est pas content... et pourtant notre héros s'en soucie quand même. Jake Jake Jake Jake Jake... ce serait pas qu'une histoire de physique ? Bon donc on a ici la partie mal écrite du film, pas intéressante, on comprend bien que ce qui lie Jake et Baja dans ce film c'est que Jake est un beau gosse et que Baja est super canon mais il ne faut absolument pas chercher plus loin. Bien heureusement c'est la seule partie du film à laquelle j'ai vraiment quelque chose à redire. Le film, plus il avance, fait montre d'un coeur placé à la bonne place. A l'exception de Baja - qui de toutes façons est totalement reléguée au second plan, chaque personnage fait preuve d'un développement humain bien vu, centré pour chaque personnage sur l'influence de la figure paternelle, qui offrira au film une scène absolument fantastique dans laquelle Djimon Hounsou fait preuve de tout son talent d'acteur. Le film nous offrira également une fin excellente qui nous montrera qu'il ne s'agit absolument pas d'un combat "gentil versus méchant" et qui se termine sur une note touchante. Qui plus est la morale du film est plus développée que je ne l'aurai pensé puisque chaque personnage du film en vient à ne pas avoir toujours raison et lorsque Jean Roqua défendra Jake d'aller se battre contre Ryan, Jake aura l'intelligence de faire remarquer que certains combats valent la peine d'être menés. On évite donc une bonne grosse morale proprette et globalement le développement des personnages du film est bien mené et fait plaisir à voir.

En plus d'avoir le coeur et les idées en place scénaristiquement parlant, le film se révèle très efficace niveau combat. Jeff Wadlow utilise des techniques originales pour renforcer l'impact des coups et ça rend finalement très bien. La gestion du son y est aussi pour grand chose. La photographie est de qualité et la bande-originale convenue colle plutôt bien à l'esprit teen-movie du film : on retrouve des cartons du moment comme par exemple par le groupe The Bravery pour les scènes d'histoire et lorsque le film s'aventure dans le milieu de la nuit on retrouve l'inévitable Crank Dat, carton des boîtes US. Une bande-originale générationelle de teen-movie globalement bien constituée. Le jeu d'acteur n'est particulièrement bon que pour Djimon Hounsou, le reste du casting s'avère correct à l'exception d'Amber Heard qui pleure pour un mec qu'elle a rencontré il y a deux jours.

Never Back Down est un divertissement adolescent qui aurait pu être meilleur sur certains points mais qui s'avère efficace et plus développé qu'on n'aurait pu l'imaginer. Bien réalisé, plutôt intelligent, efficace, Never Back Down est un teen-movie honnête de qualité, et ça fait toujours plaisir à voir.

Note : 7/10


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Musique | Colbie Caillat - Coco (Autre)
2/22/2008 12:10

Ces derniers temps, je n'ai été que très peu présent sur les blogs, n'intervenant qu'au travers les articles de vous autres blogueurs. Et pourtant, il me fallait bien ce qui me prend aujourd'hui pour vous pondre un nouvel article : un véritable coup de coeur musical que j'aimerai vous faire partager. Ce coup de coeur, c'est Colbie Caillat, phénomène en ce moment aux Etats-Unis que je tiens à vous faire découvrir.


And I, have seen you every day, you've never been like this before...

Colbie Caillat (prononcez Kai-lei) est une jeune chanteuse et auteur de 22 ans venant de Malibu en Californie du Sud. Plongée dans le milieu de la musique lors de sa croissance, puisque son père, Ken Caillat, est un producteur de musique à qui l'on doit par exemple les albums 'Rumours' et 'Tusk' de Fleetwood Mac qui auront grandement inspiré Colbie musicalement parlant, la jeune californienne passe la plupart de son temps à chanter, lorsque son père lui donne ce conseil bien précieux : si avoir une belle voix est un atout fantastique, ceux qui gagnent le respect dans le monde de la musique sont les auteurs.
Depuis cette époque, Colbie aura donc travaillé son univers musical en insistant notamment sur la qualité d'écriture qu'elle a visiblement su acquérir avec le temps ainsi que sur sa voix.
Elle écrit sa première chanson à dix-neuf ans, et ce n'est que très récemment, après avoir achevé un bon nombre de chansons, qu'elle décide de les poster sur MySpace.com. Les premiers mois furent calmes, mais tout s'accéléra lorsqu'elle écrivit puis posta sa chanson Bubbly. Instantanément, elle reçoit des milliers de réponses et devient l'artiste indépendante numéro 1 de MySpace.com pendant quatre mois consécutifs. Elle reçoit ainsi plusieurs propositions de labels, mais son choix se porte sur Universal Republic qui lui a, selon elle, laissé une totale liberté sur l'album, les réactions des fans sur son MySpace leur ayant servi de gage de confiance.
C'est ainsi que nacquit Coco, son premier album, sorti en Juillet dernier et qui constitue depuis un phénomène musical.

It's hard to let go of the past but it seems easier as time is moving...

Alors que 95% des albums ne servent que de cadre à deux ou trois bonnes chansons, Coco en est un absolument sublime, et qui agit comme une seule et même chanson. Dès que je presse le bouton Play, c'est pour écouter l'album d'un bout à l'autre puis le repasser en boucle. Ce premier album est un exemple d'unité d'atmosphère et d'émotions, il vous plonge dans une ambiance bien particulière durant toute sa longueur et vous l'écoutez en boucle car vous ne voulez plus en sortir... Un travail absolument sublime que bien peu d'artistes peuvent se vanter d'avoir accompli.

Just realized what I just realized we'd never have to wonder if we missed out on each other now...

La jeune californienne est finalement plutôt lucide lorsqu'elle parle de musique : 'Une grande chanson doit vous soulever le coeur, vous réchauffer l'esprit et vous faire sentir bien' dit-elle comme m'arrachant les mots de la bouche si je devais trouver une manière d'exprimer l'effet que me font ses chansons. 'Si vous écoutez un album comme 'Rumours' de Fleetwood Mac, chaque chanson a sa place. Si vous en enleviez une vous ruineriez l'équilibre de l'album tout entier. C'est le genre d'albums que j'avais envie de faire. Ca ne me semblerait pas juste d'avoir mon nom sur un album qui ne consisterait qu'en quelques bonnes pistes et tout un tas d'autres qui ne sont là que pour occuper la place' continue-t-elle pertinemment, pouvant être fière d'avoir fait un de ces albums qui sont un ensemble duquel vous n'aimeriez absolument rien changer par peur de troubler l'harmonie musicale qui a été créée.
Bien sûr, Coco comporte ses chansons qui sortent du lot comme Oxygen, Bubbly, Realize ou Tailor Made qui sont tous des hits en puissance, mais ce n'est pas vraiment ces chansons séparément qui fonctionnent plus que l'entente entre les douze titres de l'album qui créent une atmosphère magique qu'on ne retrouve que dans très très peu d'albums et qu'on ne découvre pas en écoutant simplement à des morceaux séparés.

I came apart inside a world made of angry people, I found a boy who had a dream, making everyone smile...

Bubbly continue son carton dans les charts américains - et ça fait plaisir puisqu'avouns-le, ils sont principalement composés de sombres merdes, alors ce petit bijou vient briser la monotonie de l'ensemble. Bien sûr, comme chaque phénomène du moment, ça passe, brille intensément puis disparaît aux yeux du grand public, mais Colbie Caillat a le talent qu'il faut pour continuer pendant encore longtemps à réaliser ses rêves à elle, et nous glisser des mots doux à l'oreille, nous faire rêver et être heureux de vivre. Un album merveilleux, une artiste à ne plus lâcher d'une semelle.


Cliquez sur le titre de la chanson pour voir le clip ou l'écouter :

Bubbly
Realize
Tailor Made


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Comic-Book Club dans un Festival de films ! (Autre)
1/11/2008 4:10



Une petite news personnelle pour vous annoncer que Comic-Book Club, le film que j'ai écrit et réalisé avec mon ami Robin Cauche, et dans lequel je joue le rôle d'un geek fan de comic-books qui se découvre du jour au lendemain le pouvoir de remonter vingt-quatre heures dans le passé, a été sélectionné pour un Festival de films de lycéens dans la région du Nord.

Je tiens à vous remercier pour deux choses en particulier : la première, parce que vous êtes à peu près pour 50% responsables de mon envie de me jeter à l'eau dans le tournage de films amateurs. Les films de Tib, l'engouement de la part de Blogorama ainsi que la convivialité geek de cette communauté m'ont vraiment donné envie de passer à l'action le plus vite possible et donc Comic-Book Club est, comme tous les films que j'ai pu faire, en premier lieu destiné à vous.
La deuxième chose pour laquelle je voudrais vous remercier concerne l'accueil que vous avez réservé au film. Je me souviens avoir été vraiment très touché et marqué par les critiques qu'il a reçu, je suis content que le film vous ait plu et donc fier de vous annoncer que ce film est en sélection pour ce festival.

J'espère que ce premier festival ne sera pas le dernier, mais en tout cas, ça en fait déjà un, j'ai failli bondir littéralement de joie en apprenant la nouvelle par mon co-réalisateur Robin Cauche. Bon, après, je crois que nos plans sur-exposés et notre mise au point faite sur l'épaule de Guillaume dans un plan centré sur mon personnage vont entre autres nous discréditer mais c'est juste le fait d'avoir été sélectionné qui fait plaisir, chaque preuve de satisfaction, d'appréciation de notre travail de la part de quelqu'un d'autre, fait vraiment plaisir.

Comic-Book Club est, comme tous nos films, toujours disponible en streaming sur Dailymotion, à cette adresse :
http://www.dailymotion.com/Serjean/video/x20oqn_comic-book-club-version-longue_creation

Merci d'avoir regardé nos films et de nous avoir encouragés.



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Une AUTRE Intégrale Newport Beach en Zone 2 (News)
11/22/2007 12:43

Alors que les quatre saisons de la série Newport Beach (The O.C.)  vont se voir l'honneur d'être compilées dans un coffret Intégrale de très grande qualité en Zone 1, il semblerait que la Belgique (et donc sûrement la France un jour ou l'autre) va également sortir son Intégrale de Newport Beach. Seulement, ce n'est pas la même que la version américaine !

A part la différence fondamentale de visuel et de fonctionnement du coffret, le coffret belge proposera vraisemblablement uniquement un regroupement des quatre coffrets de la série. En gros, vous ne devriez rien y trouver de plus que ce que vous avez déjà dans le commerce actuellement avec les quatre coffrets séparés (la quatrième et dernière saison de Newport Beach est d'ailleurs sortie ce Mercredi 21 Novembre en France dans un coffret 5 DVDs et sorira le 28 Novembre en Belgique).

L'Edition américaine proposera, quant à elle, et en plus d'un packaging collector, tous les bonus US que nous n'avons pas eu en Zone 2 (dont notamment deux émissions spéciales de 42 minutes chacunes diffusées aux Etats-Unis quelques semaines avant le début de la saison 2), deux DVDs supplémentaires de bonus, des extraits du comic-book "Atomic County" et une saison 1 enfin proposée en 16/9ème alors que, pourtant vraisemblablement tournée et diffusée sur certaines chaînes en 16/9ème, elle fut toujours jusque là proposée en DVD en format 1.33 (à savoir plein écran - mais si votre téléviseur est un écran 16/9ème, le cadre prendra la forme de l'écran). Tout ça bien sûr en plus de l'aspect Collector irremplaçable de l'objet en lui-même. Enfin, sachez que le Coffret US sera disponible aux alentours de 125.99$ - soit un peu moins de 85€ - et le coffret belge sera lancé à un prix avoisinant les 105€. Les taxes ne sont pas incluses dans le prix US dont le coffret coûtera au final environ dix dollars de plus ce qui ramène le prix total à environ 91 euros.

Voici de quoi ont l'air les deux coffrets :


Le Coffret américain "The O.C. : The Complete Series" qui sortira le Mardi 27 Novembre en Zone 1




Le Coffret belge "Newport Beach : La Collection Complète" qui sortira en Zone 2 le 12 Décembre 2007.


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Ciné | P2 (Critique Cinéma)
11/12/2007 11:06



P2

Réalisé par Franck Khalfoun
Ecrit par Franck Khalfoun, Alexandre Aja et Grégory Levasseur
Avec Rachel Nichols, Wes Bentley...
Tourné en 2.35 Cinémascope

Le | SYNOPSIS : Angela est une jeune femme seule, travaillant dans un bureau de New-York. La veille de Noël, elle reste tard et finira par rester coincée dans l'immeuble. Dans le parking, niveau P2, elle fera la rencontre de Thomas, le gardien, qui si il semble vouloir l'aider, apparaît vite comme un être perturbé et dangereux...

La | CRITIQUE : Si l'on a entendu parler de P2 en premier lieu, c'est car Alexandre Aja et Grégory Levasseur, rescapés de la surprise Haute Tension et auréolés du succès de The Hills Have Eyes, signent le scénario de ce slasher en compagnie du réalisateur Franck Khalfoun. Egalement, le concept est alléchant et le casting très intéressant, avec notamment Wes Bentley - l'immense Ricky Fitts de American Beauty - en psychopathe. En fin de compte, P2 se révèle plus surprenant et original que je ne l'aurais cru, et répondra sans mal aux attentes de ses spectateurs.

Le problème de départ est que personellement, je n'ai que très peu d'estime pour Alexandre Aja, qui a ses qualités - pas plus que beaucoup de noms du cinéma d'horreur en même temps, voire moins - mais surtout ses gros défauts. Le premier d'entre eux, une utilisation fatiguante de clichés peu intéressants et des personnages d'une fadeur à l'épreuve des balles. Force est de constater qu'il s'est grandement amélioré. En effet, P2 est un film à la fois captivant par son intrigue, tordu dans son horreur et son suspens, et très satisfaisant voire original dans la qualité de construction du film qui s'articule autour d'un personnage, celui de Thomas, interprété par Bentley, approfondi avec beaucoup d'intérêt. En fin de compte, peu de meurtres, mais la relation  entre Angela et Thomas à elle seule vaut le détour. Thomas est tout simplement l'un des meilleurs tueurs que j'ai pu voir récemment au cinéma, on s'attache tout simplement à lui. La grosse qualité est que l'on ne s'attache pas à lui au détriment de l'héroïne. En effet, l'alchimie entre Angela et Thomas est parfaite. D'un côté, on a envie que Thomas la tue parce que c'est un sacré bon perso, d'un autre côté, on a envie qu'Angela s'en sorte car si plus classique, elle est rendue attachante et charismatique. Peut-être grâce à son interprète, Rachel Nichols, jamais énervante, pas trop pleurnicheuse, pas trop femme forte, très jolie mais sans artifice, et surtout seule. En fait, Angela est probablement toute aussi seule que Thomas et c'est cette rencontre qui est intéressante.
Un très bon point donc sur l'exploitation des personnages qui est plus que très satisfaisante.

En ce qui concerne le scénario, si l'on ommet la séquence de générique qui, on ne sait pourquoi, s'amuse à nous montrer quelque-chose qui va arriver vers la fin du film - concept ultra-énervant du "je vous annonce ce qui va se passer plus tard" puis on reprend l'histoire au début, heureusement ce n'est pas trop utilisé en ce sens et ça reste finalement assez mineur et sans incidence sur la suite donc ça passe relativement bien - il est plutôt très captivant. On alterne les scènes centrées sur les personnages avec des scènes de suspens haletant ainsi que des moments d'un sadisme rare qui rend même le peu de moments horrifiques du film écoeurants ! Vous le savez, je ne suis pas une petite nature en matière de ciné d'horreur mais là ce sont vraiment plein de petits trucs dégueu qui vous font détourner le regard. J'ai trouvé cette partie très réussie et heureusement pas trop provoc' genre "on se la joue Hostel ou Saw parce que c'est le kiff des gens en ce moment". Au contraire, l'horreur du film est bien intégrée, toujours efficace et pourtant on n'y a recours qu'à peu de moments dans tout le métrage.
P2 est donc un film efficace et captivant, qui sait être lent ou rapide selon les besoins de l'intrigue. L'action ne prime pas sur le développement et le développement ne prime pas sur l'action ce qui est une très bonne chose.

En ce qui concerne les qualités purement techniques, on tient là les points faibles du film. Comme Alexandre Aja, Franck Khalfoun, sans être mauvais, n'est que peu intéressant dans sa réalisation. Sans atteindre le sommet de médiocrité de réalisation d'un film comme 2 Fast 2 Furious - désolé pour cette incartade mais je les ai revus hier et John Singleton devrait se cacher de honte tellement c'est mal réalisé, surtout comparé aux deux autres. Voilà la critique de P2 devrait reprendre d'une seconde à l'autre - car la réalisation de P2 n'est jamais mauvaise, elle est juste terriblement peu inspirée et hasardeuse. Khalfoun ne semble pas tellement savoir comment réaliser ce film et au final la réalisation est bien plate comparé au reste, j'aurai préféré un réalisateur un peu plus maître de sa caméra. Sur le même modèle, la photographie est quelconque. D'après les affiches, on aurait pu s'attendre à une ambiance aux tons de noir et de bleu, en fait la photographie est tout aussi quelconque que la réalisation. Encore une fois, pas mauvaise mais on a vu bien plus inspiré. Enfin, le film est tourné en Cinémascope sans que jamais même une seule de ses caractéristiques ne soient mises à profit au niveau du cadrage. C'est filmé comme du 16/9ème, mais en Cinémascope.
Heureusement, la musique, elle, est de qualité. Entre des compositions originales honnêtes et qui sortent un peu du lot des musiques de films d'horreur habituels, et des chansons bien choisies toutes centrées sur Noël sans que l'on tombe dans les plus mauvaises d'entre elles, il y a une atmosphère générale spéciale qui se dégage de P2. Thomas écoute du Elvis, ça fait quand même plaisir de voir un de ces psychopathes à qui l'on peut coller une identité musicale précise.

Lorsque les lumières de la salle se sont rallumées, j'avais un bon petit sourire sur le visage. Non seulement mes attentes avaient été respectées - bons personnages, bon suspens, bonne utilisation du parking et surtout de l'époque de Noël -, mais elles ont été dépassées. P2 est un film malin, honnête, original, efficace et captivant, qui offre un sacré bon moment de cinéma d'horreur. Ce n'est pas ce que j'appellerai une révolution mais dans la catégorie des slashers, même s'il n'en est pas vraiment un, P2 fait très bonne impression, encore plus en tant que "film de Noël". Je risque fort de me le ressortir chaque année pour les fêtes comme on aime tous se replonger dans un Halloween quand l'Automne arrive.
Une très bonne surprise.

Note : 8/10 - Mention 'Ho, Ho, Ho !'

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Série TV | Friday Night Lights - Saison 1 (Test DVD)
11/10/2007 11:49



Friday Night Lights
Une série créée par Peter Berg
Avec Kyle Chandler, Connie Britton, Zach Gilford, Scott Porter, Minka Kelly, Taylor Kitsch, Aimee Teegarden, Gaius Charles, Adrianne Palicki, Jesse Plemons...
Diffusée sur NBC - Chaque Vendredi à 21h/20h Central
La saison 1 comporte 22 épisodes de 42 minutes.

L' | HISTOIRE : Dillon est une petite ville du fin fond du Texas. Il n'y a quasiment rien à y faire, et une très faible chance de s'orienter vers un avenir radieux. Pourtant, deux choses font vivre ses habitants. La religion, pratiquée généralement dans la croyance la plus solide, et le football américain, qui est en fait le centre de toutes les prières. L'équipe du lycée, les Dillon Panthers, est une très bonne équipe mais cette saison, il faut assurer la relève. Un nouveau coach, Eric Taylor, arrive en ville avec sa femme et sa fille de quinze ans. Il a la lourde tâche de mener cette équipe de lycéens à la victoire du championnat de l'Etat. Lorsque les lumières du stade s'allument le Vendredi soir, la ville s'enflamme, les joueurs deviennent des dieux, mais en dehors du terrain, ce sont des adolescents comme tout le monde avec leurs amours, leurs amitiés, leurs tragédies, leurs rêves et leurs désillusions... Bienvenue dans la vie des habitants de Dillon, qui vivent grâce à leur passion.

La | CRITIQUE : L'an dernier, alors qu'étaient révélées des séries comme Heroes ou Jericho, une autre série faisait son apparition dans la discrétion la plus totale dûe à de très faibles audiences : Friday Night Lights. Pourtant, un an plus tard, la série de Peter Berg s'est vue octroyer non-seulement une première saison complète mais également une deuxième saison (normalement composée de 22 épisodes, raccourcie à 15 épisodes si la grève se poursuit), grâce à l'enthousiasme unanime de la presse et des spectateurs. Le Washington Post qualifie la série « d’extraordinaire dans toutes les manières qu’elle soit », The Associated Press la trouve « à couper le souffle dans sa manière de capturer les différences entre une vie ordinaire et une passion incroyable » et Michael Ausiello de TVguide a trouvé que « sans aucune surprise, l’épisode final ne comporte aucun défaut ». Virginia Heffernan de The New York Times a dit après le pilote « ce nouveau drama sur le football de lycée pourraît être grand — et pas juste pour de la télévision, mais de la même manière qu'un poème ou qu'une peinture... ».
Ne cherchez pas plus loin : Friday Night Lights est sans aucun doute la meilleure série actuellement à la télévision, et fait partie de ce que celle-ci nous aura offert de meilleur...

A l'origine, Friday Night Lights est un livre écrit par H. G. Bissinger basé sur une histoire vraie, racontant l'histoire, en 1988, d'une petite ville paumée du Texas vivant à travers l'équipe de football américain de son lycée. Peter Berg en réalisa un long-métrage en 2004, adaptant le roman pour mettre en scène dans les rôles principaux Billy Bob Thornton et Lucas Black. Pourtant, malgré un beau succès d'estime, le film est un échec au box-office. Peter Berg décide alors de reprendre quelques-uns de ses compères du film - avec entre autres le producteur Brian Grazer et les acteurs Connie Britton et Brad Leland - et crée une nouvelle série, inspirée de ce concept. Décidant d'abandonner l'adaptation pure et dure - la série ne se passe pas en 1988, l'univers et les personnages sont en partie nouveaux et créés exclusivement pour la série - le réalisateur conserve le principe de base et le ton si particulier de cette histoire dans une série lui permettant, selon ses dires, d'explorer des thèmes qu'il n'avait pu inclure dans son film à cause du format.

La série est réalisée de manière très peu commune, c'est à dire entièrement en lieux réels (pas de studio), sans répétitions au préalable, avec pour consignes données aux caméramans de suivre les acteurs plutôt que de leur imposer une place pour rentrer dans le cadre, trois caméras fonctionnent simultanément à chaque fois et chaque scène est tournée en très peu de prises, parfois même en une seule. Le résultat en est une réalisation poétique, électrisante, qui colle aux émotions comme elle rend cette atmosphère si particulière, ce ton si juste, empreint de mélancolie, et donne au show une beauté peu conventionelle, sensible et brute, capturée magnifiquement au détour d'un plan, d'une scène, d'un moment.

Les réussites incontestables du show sont nombreuses : tout d'abord, la qualité des acteurs et la manière dont ils sont dirigés, ainsi que l'écriture qui va avec. Le show est très bien écrit, interprété par des acteurs impliqués, libérés par une réalisation vive, spontanée et plus "documentaire" que rigide. On a tout simplement pas l'impression de voir des acteurs, le résultat en est à la fois impressionant, remarquable et captivant.
La musique joue une grande partie dans l'atmosphère de Friday Night Lights. Se basant uniquement sur des sons mélancoliques, lointains et nostalgiques, ou sur une Bande Originale de grande qualité intégrée de manière extraordinairement homogène, Friday Night Lights préfère ne pas mettre de musique du tout ou au contraire charger sa piste son tant que l'aspect sonore sert la scène.

L'image, très sensible, au grain très prononcé, capture la lumière et donne cette beauté brute qui fait tout le charme visuel du show. La caméra n'est jamais stable, comme si tout était toujours chaotique, toujours en mouvement. On ne se pose que très rarement et cette énergie interne unique est plus que très appréciable, elle est essentielle et colle parfaitement au sujet tant dans le traitement énergique du football américain, réaliste de la vie des habitants, que dans la vision paumée de l'adolescence. C'est tout simplement magnifique.

En ce qui concerne les intrigues internes à cette saison 1, on pourra émettre quelques réserves qui vont peut-être énerver certaines personnes. Tout d'abord, le football américain n'est pas aussi présent dans toute la saison qu'il ne l'est dans les premiers épisodes, ce qui est relativement dommage même si les épisodes dénués de phases de football sont rares. En général, la proportion entre le football et l'aspect drama du show est très bien équilibrée, mais certains épisodes ne sont que drama. Ces épisodes sont rares mais ils existent et ils font partie des moins bons puisque le football est le noyau autour duquel toutes les intrigues et l'intérêt de la série gravitent.
Egalement, on pourra reprocher certains clichés. Si, bien sûr, Friday Night Lights a toujours une distance critique ou humoristique sur ce qu'elle raconte, entre les frasques adolescentes ou la peinture religieuse et conservatrice des habitants de la ville, on pourra regretter l'utilisation de certaines ficelles convenues dans le monde des séries adolescentes.

Des défauts bien mineurs en fin de compte puisque les séquences de football sont d'une efficacité à toute épreuve, très bien ficelées. Puisque les intrigues drama sont amenées de manière dynamique, intéressante, réaliste et surtout pleines d'enjeu - vous verrez bien après quelques épisodes comment vous vous serez attachés à tous ces personnages - et enfin puisque si la série navigue dans des eaux dangereuses - on parle de la perception de la religion et de la guerre en Irak par ces habitants - la vision qu'elle donne à son sujet est toujours neutre - les gens prient beaucoup et la religion a une importance capitale dans leur vie, on vous le montre, on ne vous dit pas que c'est bien ou que c'est pas bien, c'est juste comme ça que les choses sont à Dillon - et la distance critique est appréciable - pour le père de Matt Saracen, être en Irak est utile et être un soldat c'est toute sa vie, encore une fois, on ne dit pas qu'il a raison ou qu'il a tort, on vous montre les choses comme elles sont et les doutes exprimés par son fils sur l'utilité de la guerre en Irak ont le mérite de montrer une simple distance critique sur ce qui est raconté.

Friday Night Lights est une série belle, passionée, passionante, intelligente, captivante, électrisante, une de ces séries uniques que vous allez soit détester, soit adorer, et là, devenir accro. Juste pour l'exemple, je vais vous raconter comment j'en suis venu à découvrir Friday Night Lights : personellement je déteste le sport, auquel je n'ai jamais réussi à attribuer d'enjeu suffisant pour me faire accrocher. Mais il y a quelques semaines, c'était le Homecoming dans mon Université et j'ai assisté à mon premier match de football américain universitaire et j'ai tout simplement adoré. Adoré l'ambiance, tout ce qui gravite autour, la culture du football universitaire (ou de lycée, c'est plus ou moins le même topo), adoré la tension, le rythme, l'enjeu du match...
C'est après cette première expérience du football américain que j'ai décidé de regarder le premier épisode d'une série que je ne connaissais que de nom - Friday Night Lights donc - et que je savais centrée sur le football américain. Après avoir regardé l'épisode pilote - écrit et réalisé par Peter Berg himself - j'ai tellement adoré que je me suis acheté le Coffret DVD de la saison 1 après n'avoir regardé que ce seul épisode pilote ! Ca ne m'arrive jamais, et je peux vous dire que je n'ai pas été déçu le moins du monde puisque je tiens là une série que je place très très haut dans mon estime, la seule autre série qui me rende aussi fan accro que ne le fait The O.C.
Friday Night Lights
devrait arriver sur TF1 cette année, avec un doublage qui ne pourra malheureusement pas faire autre chose que dénaturer au moins un peu la qualité de l'ensemble. Attendez-la sur la première chaîne ou découvrez-la maintenant - d'ailleurs le coffret Saison 1 n'est qu'à 20 dollars, une aubaine pour une saison complète de 22 épisodes de 42 minutes et pour une série de cette qualité - mais je ne peux que vous inciter à donner une chance à cette série qui vaut vraiment le coup d'oeil.

Note : 9/10 - Mention 'Clear Eyes, Full Hearts, Can't Lose !'




Le coffret DVD contient :
- Langue : Anglais DD 5.1
- Sous-titres : Anglais Closed Captioning
- Format 1.78:1 respecté
- Bonus : Scènes Coupées, Documentaire 'Behind The Lights : Creating the First Season of Friday Night Lights'

Voici le lien vers un streaming d'excellente qualité de l'épisode pilote de Friday Night Lights en VOSTFR : Voir l'épisode Pilote de Friday Night Lights


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Du nouveau pour Ben McKenzie (News)
11/5/2007 11:23

Après avoir interprété avec brio le personnage principal de Ryan Atwood dans la série The O.C. durant quatre saisons, et avant d'interpréter Solid Snake dans le Metal Gear Solid de Budd et un tueur solitaire dans mon projet de long-métrage d'horreur tragique, Ben McKenzie a du boulot devant lui puisqu'il sera prochainement en haut de l'affiche de deux long-métrages, dont l'un où il sera vraisemblablement le seul acteur du casting...

Johnny Got His Gun, remake d'un long-métrage datant de 1971 et adapté d'un roman, racontera l'histoire de Joe Bonham, soldat américain de vingt ans blessé le dernier jour de la première Guerre Mondiale. Alors que son corps est totalement hors service, son cerveau, lui, est intact. Vivant dans sa propre imagination, enfermé dans un corps immobile, Joe va chercher un moyen de communiquer avec le monde extérieur. Ben McKenzie interprètera donc le rôle central d'un film qui s'annonce aussi déjanté qu'intéressant. Johnny Got His Gun est terminé et devrait sortir l'année prochaine - je me demande bien dans combien de salles.


Son second projet au cinéma, pour lequel il est pour l'instant annoncé comme "rumored" à l'image des quatre autres acteurs principaux, à prendre donc avec des pincettes, s'appelle The Stanford Prison Experiment, et racontera l'histoire d'une expérience psychologique menée à l'Université de Stanford en 1971 (décidément, c'est une année porte-bonheur pour lui) consistant à faire jouer aux étudiants les rôles de gardiens de prison et de prisonniers. Après ne serait-ce qu'une seule journée, le comportement psychologique des étudiants s'est mis à changer et les rapports entre les élèves devinrent violents, au point que l'expérience fut arrêtée avant son terme après une révolte des prisonniers.
Un nouveau projet très intéressant qui devrait voir Ben McKenzie en haut de l'affiche accompagné par Channing Tatum (Coach Carter, le prochain Pinkville...), Paul Dano (Le Club des empereurs, The Girl Next Door, Little Miss Sunshine...), Ryan Philippe (Cruel Intentions, Mémoires de nos pères, Collision...), et Giovanni Ribisi (Friends, Lost In Translation...). The Stanford Prison Experiment n'en est qu'en pré-production, espérons en tout cas que Ben McKenzie ainsi que les autres acteurs soient confirmés car on tient là un casting enthousiasmant pour un projet qui l'est tout autant.

Ben McKenzie réussira-t-il à se faire un nid au cinéma de la taille de son talent ? Réponse prochainement. En attendant, voici quelques photos psychédéliques de Johnny Got His Gun :








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Coffret DVD | Jericho - Saison 1 (Test DVD)
11/4/2007 5:19


Jericho

Une série créée par Steven Chbosky et Jon Turteltaub
Avec Skeet Ulrich, Gerald McRaney, Lennie James, Ashley Scott, Kenneth Mitchell, Brad Beyer, Pamela Reed, Michael Gaston, Erik Knudsen, Shoshannah Stern, Alicia Coppola, April Parker, Clare Carey, Candace Bailey...

Le | SYNOPSIS : Quand Jake Green retourne dans sa ville natale de Jericho, au Kansas, après cinq ans d'absence, il provoque un rejet de la part de sa famille et s'apprête à quitter la ville une nouvelle fois lorsque lui et les habitants assistent avec horreur à une explosion nucléaire. Coupés du monde, les habitants se demandent si les Etats-Unis sont attaqués, par qui, et surtout quelles villes ont été touchées et qui a survécu ? Ils vont devoir lutter contre les conséquences de cette explosion et très vite, cette petite ville va devoir s'organiser pour continuer à survivre dans un monde définitivement transformé.

La | CRITIQUE : Alors que Jericho a vraisemblablement commencé ce soir en France sur M6 accompagné du doublage le plus désastreux auquel il m'ait été donné d'assister pour un programme de ce genre, il faut avant tout remettre les choses dans son contexte. Maintenant, on connaît Jericho comme la série revenue d'outre-tombe, annulée après des audiences en constante chute puis ramenée à la vie par la mobilisation sans précédent des fans de la série qui ont forcé la chaîne CBS à la renouveler pour au moins sept épisodes de seconde saison. Mais au début de l'année, il en était autrement. En effet, Jericho a commencé avec Heroes comme le programme le plus prometteur et enthousiasmant de l'année. La série avec Skeet Ulrich fut même la première série de la rentrée à bénéficier d'une confirmation pour une saison complète.

Pourtant, le début de la saison est loin d'être ce qui se fait de mieux. Malgré une qualité d'ensemble incontestable ainsi qu'une réalisation de bonne facture, la série repose durant ses premiers épisodes sur un bon gros monceau de clichés et le suspens se fait la malle en même temps que les scénaristes ne peuvent s'empêcher de mettre des mystères partout sans jamais répondre aux questions que les spectateurs se posent. Frustrant et fatiguant. Néanmoins, les premiers épisodes restent agréables à suivre, mais le meilleur est pour la suite. En effet, Jericho est probablement l'une des seules séries à ne pas baisser de régime après le début de la saison, mais au contraire, ne cesse de s'améliorer au fil de la saison. Plus les épisodes passent, plus les clichés s'effacent, plus l'intrigue est développée et intéressante, plus les questions amènent des réponses.

Gommant tous ses défauts de début de saison, Jericho devient en moins de dix épisodes l'un des meilleurs programmes de télévision. Visuellement, le cadre est soigné et c'est en grande partie grâce à des décors magnifiques, véritablement très bien choisis - mention spéciale à la ferme de Stanley. Toujours d'un point de vue visuel, la série sait très bien retranscrire l'atmosphère d'un Kansas paisible et chaud, avant de passer à un Hiver glacial. C'est un excellent point car la série sait utiliser judicieusement les époques de l'année à son avantage, là où une série comme The O.C. essaie plutôt de nous faire ressentir qu'il fait aussi chaud toute l'année, sans toujours y parvenir.

Autre réussite majeure de la série, la musique. Au delà d'une BO très bien constituée (Run de Snow Patrol, World de Five For Fighting, Times Like These...) composée de chansons utilisées de manière pertinente, jamais trop lourde, les musiques composées marqueront assurément l'identité de la série en servant de manière très efficace le suspens qu'elle distille. Les acteurs sont également de grande qualité et surtout fort attachants : après une saison, on s'attache à Jake, Johnston, Eric, Stanley et Hawkins comme à peu d'autres personnages de séries. Tout ces éléments ensemble font que l'on risque fort d'accrocher terriblement à la série et à l'intrigue. D'où ma crainte du doublage français. Jericho est une série qui nécessite que ses spectateurs soient pris dans l'intrigue, et sans un doublage crédible, la série risque d'en prendre un sacré coup. Néanmoins je ne parle pas ici du doublage mais bien de la série à l'origine, qui elle réussit donc avec brio à nous prendre avec elle et à ne plus nous lâcher pendant une saison. On commence avec la volonté de voir un bon divertissement avec du suspens, on termine en ayant été ému par la qualité, l'efficacité de l'ensemble et surtout la très grande propension de la série à parler de ses personnages et à les développer - un point sur lequel Heroes, au même moment, pêchait très lourdement. Jericho est une série très portée sur les rapports humains et la fin de la saison est d'une justesse dramatique irréprochable.

Jericho est assurément une série à découvrir. Si elle possède ses défauts, elle n'a de cesse de s'améliorer en cours de saison et de se dévoiler comme étant bien plus qu'un simple divertissement bien ficelé. Ce n'est pas une série à suivre une semaine sur deux, manquez un épisode, et vous serez perdus, mais quiconque suivra la série de manière régulière à toutes les chances d'être captivé de bout en bout et de considérer Jericho comme l'une des meilleures séries télé actuelles. Un véritable coup de coeur, surprenant et inattendu.

Note : 8/10


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DVD | In The Land of Women (Test DVD)
11/2/2007 1:15



L'affiche cinéma américaine d' In The Land of Women


In The Land of Women
Ecrit et Réalisé par Jonathan Kasdan
Avec Adam Brody, Meg Ryan, Kristen Stewart, Olympia Dukakis...
Tourné en 2.40

Le | SYNOPSIS : Lorsque Carter Webb, jeune scénariste de 26 ans, se fait larguer par sa petite-amie, il décide de quitter Los Angeles pour s'installer quelques temps dans le Michigan. Il habite alors dans la maison de sa grand-mère, persuadée qu'elle va bientôt mourir. Carter fera vite la rencontre de deux voisines, Sarah et Lucy Hardwicke, la première étant la mère de la deuxième. Entouré par ces personnages uniques traversant comme lui une période de crise existentielle, Carter comprendra que cette rencontre va tout changer.

La | CRITIQUE : Je vous parlais au Printemps dernier de ce film dans lequel Adam Brody, le célèbre Seth Cohen de The O.C. , faisait ses débuts dans un vrai rôle principal au cinéma. Entre sa sortie ciné et sa sortie DVD, il y a une chose qui n'a pas changé, c'est la promotion faite autour du film. Que ce soit dans les bandes-annonces, dans l'affiche et surtout dans la jaquette du DVD, absolument tout a été fait pour faire passer In The Land of Women, le premier film de Jon Kasdan (fils du cinéaste Lawrence Kasdan et frère du aussi-cinéaste Jake Kasdan), pour une comédie romantique pour adolescents bien ficelée mais formatée et bourrée de clichés. Ce qui n'aurait pas forcément été mauvais, mais In The Land of Women, c'est bien autre chose et nous en offre bien plus.

Le premier film de Jonathan Kasdan est en fait une comédie dramatique vraiment dramatique, traitant tout de même du cancer du sein, dont le personnage joué par Meg Ryan est atteint. Dans les bandes-annonces ou autres formes de promotion où tout le monde sourit sur de la musique pop-rock et dans des poses de mannequins, on ne vous dit pas que Meg Ryan va sentir une boule dans son sein, découvrir qu'elle a un cancer, faire de la chimiothérapie et perdre ses cheveux... Egalement, In The Land of Women, c'est 1h40 de dialogues. Je pense que les gens devraient savoir ça avant que des adolescentes fans d'Adam Brody ne l'achètent en s'attendant à le voir finir avec Kristen Stewart dans un produit formaté.

Le résultat de ça, est en très grande partie positif. Tout d'abord, je vais commencer par ce qui m'a fait m'intéresser au film de prime abord, Adam Brody. Et là, bon Dieu mais merci, merci à Jon Kasdan d'avoir écrit ce rôle et de l'avoir engagé et merci à Brody de ne pas avoir cédé aux sirènes du cinéma facile et de la popularité instantanée pour choisir ce rôle vraiment profond. Brody est juste parfait. Connu pour son attitude humoristique délirante dans The O.C. , jusque là il n'avait impressionné personne dans un registre dramatique : c'est chose faite, Brody a déjà un excellent rôle de cinéma à son actif grâce au film de Kasdan. Les autres comédiens ne sont pas en reste, je citerai donc notamment Meg Ryan qui a un rôle aussi très difficile. Kristen Stewart et le reste du cast s'en sortent plus qu'honorablement mais sans étincelles.

Du point de vue de l'écriture, Jon Kasdan aime les films bavards et ça se voit. Les dialogues sont vraiment bien écrits, très justes. Niveau réalisation c'est également une très bonne surprise. La caméra de Kasdan reste calme la plupart du temps mais le cadre est soigné et les mouvements de caméra et partis pris de réalistion pertinents et efficaces. Les musiques composées sont de qualité honorable et la bande originale n'est malheureusement pas aussi bonne que dans la bande-annonce de cinéma, et de toutes façons, peine à rythmer un ensemble tellement constitué de scènes de dialogues que les chansons peinent à trouver une place d'intérêt dans le métrage.

J'en viens donc au point négatif central du film : son rythme. Une heure et quarante minutes de dialogues, c'est bien, mais pas toujours. In The Land of Women comporte son lot de longueurs, et le film peut paraître un peu trop posé, un peu trop sobre. J'aurai juste souhaité que les moments forts du film soient plus nombreux puisque parfois c'est juste trop long, peu de choses se passent à certains moments et le rythme est donc un peu déstabilisant il faut le dire, ce n'est pas un film appréciable par tout le monde et il me paraît évident que Jon Kasdan aurait gagné à rythmer un peu plus son film et à limiter les dialogues, à couper les moments inutiles.

D'un point de vue général, In The Land of Women reste tout de même une réussite et une très bonne surprise. Pour son premier film, Jon Kasdan fait sans aucun doute preuve d'un grand talent. Ce réalisateur/scénariste est plein de promesses. Quant à Adam Brody, il démontre que c'est un acteur, un vrai (et quel acteur), et non pas un humoriste.
In The Land of Women est donc un film aux très nombreuses qualités mais qui aurait pu bénéficier d'un rythme plus enlevé et qui souffre de quelques longueurs malvenues. Ca en reste du cinéma d'auteur de grande qualité.

Note : 7/10 - Mention spéciale pour Adam Brody et Jon Kasdan



La jaquette DVD d' In The Land of Women



Le | DVD : Véritable bide commercial en salles, In The Land of Women sort six mois après son exploitation en salles dans un DVD d'une pauvreté affligeante et tout de même au prix exorbitant de 20 dollars. Affublé d'une jaquette certes toute jolie et toute soignée, mais à mille lieues de correspondre au film dont elle est censée être la représentation, le DVD est surtout complètement vide de tout bonus ! Quelle déception, tant Adam Brody et Jon Kasdan auraient certainement eu de quoi faire avec un commentaire audio. A signaler qu'Adam Brody avait fait quelques vidéos sur le site Myspace du film pour le présenter, expliquer pourquoi ce film était important pour lui etc. Placer ces vidéos sur la galette du DVD n'aurait franchement pas été une charge de travail trop lourde. Enfin, la galette du DVD est tout simplement vierge de toute image imprimée, puisque le film est sur deux couches : sur la première, la version Widescreen au format 2.40, sur la deuxième, la version Full Screen en 4:3...
Quelle honte de reformater un film au cadrage si soigné et qui bénéficie tant de son format pour le faire rentrer sur un écran 4:3 ! Un DVD préhistorique.

Ci-desous, d'autres affiches du film et sa bande-annonce :









LA BANDE-ANNONCE CINEMA (VO)


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