VOILA QUELQUES BIOGRAPHIES ECRITES EN 2005 ET COMPLETEES AUJOURD'HUI. J'AI VOULU LES REPUBLIER POUR POUVOIR LES GARDER. EN LES LISANT, JE M'APERCOIS QUE JE SUIS PAS VRAIMENT OBJECTIF CAR JE DONNE MES AVIS, MAIS C'EST TOUT L'INTERET. MAIS J'EVITERAI PAR LA SUITE DE REPUBLIER MES ANCIENS ARTICLES. DEVRAIT JUSTE SUIVRE UNE BIO RETRAVAILLEE DE ROBERT DOWNEY JR.
DIANE LANE
ELLE EST L’UNE DES PLUS JOLIES ACTRICES DE SA GENERATION, MAIS MALGRE UNE CARRIERE DEBUTEE DEPUIS SES 6 ANS, ELLE NE CONNAIT QUE DEPUIS QUELQUES ANNEES UNE RECONNAISSANCE MERITEE. QUOIQU’IL EN SOIT, ELLE EST TOUJOURS APPARUES COMME UNE ACTRICE CULTE GRACE AUX FILMS DE COPPOLA ET SEMBLE DESORMAIS SE FORGER UNE CARRIERE DE DEBUTANTE. LES ANNEES N’ONT AUCUNES PRISES SUR ELLE, C’EST TANT MIEUX POUR NOUS.

New York accueille le 22 janvier 1965 la petite Diane, fille du répétiteur dramatique Burt Lane et la chanteuse de nightclub Colleen Farrington (subsidiairement miss playboy 1957). Et avec une famille plongée dans le spectacle, elle ne pouvait pas longtemps résister aux lueurs des sunlights. Elle commence donc très jeune, à l'âge de 6 ans, à faire partie de la troupe expérimentale new-yorkaise Cafe La Mama et en l'accompagnant dans une tournée européenne. Après le succès de la pièce Runaway en 1978, elle est engagée par le fameux réalisateur Georges Roy Hill pour faire face à une autre légende de poids, Laurence Olivier, dans I Love You, Je t’aime en 1979. Elle n’a que 13 ans. Et c’est uie révélation. Mais elle ne réussit pas à confirmer cette première belle impression enchaînant des petits rôles dans des films oubliables et oubliés comme Touched by Love en 1980, Cattle Annie and Little Britches en 1981, National Lampoon Goes to the Movies en 1982, Ladies and Gentlemen, the Fabulous Stains en 1981, et Six Pack en 1982.
Heureusement pour elle, un réalisateur recherche une jeune femme pour sa prochaine production où toute une nouvelle génération s’apprête à éclore. Cet homme n’est autre qu’un des plus grands génies du 7ème art qui a marqué les années 70 avec des films aussi forts que Le Parrain et sa suite, La conversation, ou Apocalypse Now. Francis Ford Coppola devient donc son mentor en 1983, et la fait tourner dans pas moins de trois films, trois chef d’œuvres. D’abord, Outsiders permet à la jeune femme de croiser Tom Cruise, Emilio Esteves, Patrick Swayze, mais surtout Matt Dillon qu’elle retrouvera par la suite. Film coup de poing, Outsiders est un ovni, un détonateur qui fit germer les stars des années 80 et 90 (et encore ceux qui sont à la tête de notre cinéma actuel, voir Tom Cruise et Matt Collision Dillon). La même années, elle retrouve Dillon dans Rumble Fish, film en noir et blanc, merveille d’intelligence sur la réflexion sur les bandes, et plus généralement les relations houleuses entre des hommes trop compressés qui n’ont pour absolution que la violence. Diane Lane y joue la petite amie fantasmée mais trompée par le héros joué par Matt Dillon qui a du mal à supporter la réputation de son frère incarné avec une grâce subtile par Mickey Rourke, encore tout beau gosse. Elle finit quand même dans les bras d’un futur grand : Nicolas Cage..

Pour clore la trilogie, elle devient la muse de Richard Gere dans Cotton Club en 1984. Malheureusement, ce film fait un flop marquant. Mauvaise année pour la belle qui doit faire face à un choix. Elle aurait pu être la sirène de Splash à la place de Darryl Hannah (mais c’est vrai qu’elle en est déjà une), mais elle refusa de faire le film au profit du prochain film de Walter Hill. Ainsi, elle devient la chanteuse enlevée par une bande de motard dans le très madmaxien Les rues de feu , mélange de film d’action et de clips pop rock à la MTV. Le film ne sera pas un grand succès, mais Lane devient un objet de fantasme, notamment grâce à sa robe rouge. Mais à 19 ans, dépitée par la pauvre accueil de ces films qui prendront de la valeur avec le temps (Les rues de feu n’est pas un grand film, mais la jeune femme est d’une telle beauté sous la réalisation de Hill qu’il se regarde avec plaisir, cela permettant aussi de voir Michael Paré, un grand has been), elle se retire du monde du cinéma et semble vouloir arrêter de tourner. Fort logiquement, elle se consacre pleinement au métier de mannequin.
Elle revient tout de même en 1987. De façon surprenante d’ailleurs. Car elle y fait jouer son sex appeal avant tout. Qui a vu des extraits de sa prestation dans le sexy Lady Beware , film sorti directement en vidéo où elle n’hésite pas à montrer ses charmes, doit encore avoir du mal à s’en remettre. Parallèlement, elle retrouve pour son retour Matt Dillon dans le très réussi The Big Town où elle joue une stripteaseuse qui fait tourner la tête d’un champion de craps. Mais à ce moment là, une rencontre marque sa vie. Sur le plateau de Love Dream tournée cette même année, elle y croise le français Christophe Lambert, et le chanceux l’épouse par la suite. Mais bien qu’elle jouisse d’un fervent fan club, la belle n’a encore aucun rôle marquant dans son CV depuis les années Coppola, et ce n’est pas la suite qui va changer les choses. Elle tourne grâce à sa belle popularité, mais malgré ses talents et sa beauté, elle ne peut se vanter d’un fracassant début de carrière : de la mini série Lonesome Dove en 1989, en passant par Vital Signs ou My New Gun en 1992, rien de vraiment transcendant.
Avec Face à face, un polar glaçant avec son mari en 1992, elle joue encore les utilités, mais atteint un plus grand public. A 28 ans, elle resplendit de beauté dans chacune de ses apparitions, mais ne trouve toujours pas de rôle à la hauteur de son talent (peut-être n’en cherche t-elle pas à ce moment là, se laissant porter par la vague). Quoiqu’il en soit, elle alterne les genres sans tenter de se mettre en vedette, charmant la pellicule pour mieux mettre en avant ses partenaires. Remarquable. Elle fait alors des petites apparitions dans Chaplin en 1992 de Richard Attenborough et L’été indien de Mike Binder en 1993. Après son divorce avec Lambert en 1994 avec lequel elle a une petite fille de 1 an, elle touche de plein pied l’action avec Judge Dredd comme pour se défouler, elle y est d’ailleurs remarquable face à Sylvester Stallone. Elle donne presque de la légitimité à un film qui manque cruellement de piquant. On se demande comment Sly peut lui résister tout au long du film (mais ce n’est que de la fiction !). Elle recommence d’ailleurs dans le genre avec Meurtre à la maison blanche en 1997 où elle convint sans force dans son rôle d’agent de la CIA survolté au côté d’un Wesley Snipes en pleine ascension. Bien que ces films ne soient pas des gros succès commerciaux, voire un énorme échec pour Judge Dredd, elle commence à être approchée par Hollywood qui lui offre des films plus commerciaux.

Comme pour remercier les mentors de ses débuts, à 30 ans, elle tourne de nouveau pour les légendes qui l’ont révélés. Ainsi, elle apparaît dans le western réussi et estimé (par son auteur déjà) Wild Bill de Walter Hill en 1995 dans le rôle de la muse de Wild Bill Hickock joué par l’incroyable Jeff Bridges. Peu présent à l’écran et filmé dans un noir et blanc crasseux, elle resplendit malgré tout de beauté. Coppola lui offre un rôle plus conséquent en 1996 dans Jack au côté de Robin Williams. Dans ce film émouvant, Coppola la met en avant une nouvelle fois. Sans oublier d’enchaîner des petits rôles dans des petits films comme Un tramway nommé désir en 1995 (remake du film avec Brando), Mad Dog Time en 1996, The Only Thrill en 1997, et Gunshy en 1998. Mais elle hérite enfin en 1999 d’un rôle fort dans le drame Le choix d’une vie où son personnage retrouve l’amour au côté de Viggo Mortensen. Le film bénéficie d’une belle réputation, mais reste quand même discret (même pas sorti en dvd zone 2 !). Il est certainement réévalué depuis la popularité incroyable de Mortensen et son rôle d’Aragorn.
En 2000, Diane Lane a 35 ans. Pour beaucoup d’actrices, quand on n’a pas encore percé ou même quand c’est fait, les beaux rôles se font rares à cet âge. Mais l’actrice se bonifie avec le temps à l’image de sa beauté toujours resplendissante. Cette consécration dans les années 2000, elle la doit certainement au succès mondial d’un bon blockbuster, où elle ne joue là encore qu’un second rôle. Perfect Storm de Wolfgang Petersen la met enfin sur orbite à Hollywood, et les premiers rôles frappent enfin à sa porte. En attendant, elle se fait la main dans des films hollywoodien sympathiques comme le très émouvant Mon chien Skip en 2000 dans le rôle de la mère du jeune héros qui accueille un petit chien qui changera sa vie, Hard Ball en 2001 où elle fait tourner la tête à Keanu Reeves, et La prison de verre en 2002, un thriller où elle fait partie du couple qui séquestre Leelee Sobiesky.

Infidèle est un cadeau du ciel pour la belle. Un film fait sur mesure pour rendre justice à son talent. Son premier vrai premier rôle au cinéma. L’occasion aussi de retrouver Richard Gere et d’y croiser Olivier Martinez. Et sous la houlette du spécialiste du thriller sulfureux, elle n’hésite pas à mettre de sa personne dans ce rôle de femme volage, entraînant contre son gré des conséquences dramatiques (le mari trompé finit par retrouver l’amant etc…). Elle est alors nominée en 2003 dans le rôle de meilleur rôle féminin. Un Oscar qu’elle aurait mérité, mais peut-être que le film n’était pas assez puissant pour la porter jusqu’à la statuette magique. Quoiqu’il en soit, le film d’Adrian Lyne est une belle réussite qui a le mérite de montrer que Diane Lane n’est pas qu’une belle femme, mais aussi une grande actrice. Désormais bankable, Hollywood l’acccueille à bras ouvert. Monté entièrement sous son nom, Sous le soleil de Toscane en 2003 narre l’histoire d’une américaine qui sur un coup de tête décide de refaire sa vie en Italie. Bien plus qu’une simple comédie romantique, ce film est un rayon de soleil qui a pour originalité de faire que l’héroïne ne rencontre l’homme de sa vie que dans les dernières minutes, comme récompense au bonheur qu’elle a offert jusque là à tous ses amis et après de nombreux déboires sentimentaux.
Du côté de sa vie privée, elle refait aussi sa vie avec Josh Brolin qu’elle épouse en 2003. Dorénavant appréciée par un plus large public, à plus de 40 ans, elle peut se permettre des gentilles petites comédies romantiques financées sur son nom. Partageant pour la première fois la vedette avec son alter ego John Cusack, La main au collier en 2005 permet à la jeune femme de se faire plaisir (et avec un salaire de 6 millions de dollars, on peut la comprendre !). Et comme son précédent film, elle joue encore une femme fraîchement divorcée prête à refaire sa vie. Pas très original, mais un film comme ça, j’achète ! Dans Hollywoodland, en 2007, elle partage la vedette avec Ben Affleck qui incarne l’acteur Georges Reeves qui joua Superman dans les années 50. Une franche réussite qui réhabilite son partenaire. Elle y joue son amante, Toni Mannix, femme d'un riche producteur. Aprés trois ans d'attente, Fierce People sort enfin aux Etats-Unis en novembre 2007. Incompréhensible, et il risque de passer complétment inaperçu.

La suite, c'est Killshot (photos de tournage datant de janvier 2006) de John Madden où elle sera la femme de Thomas Jane et où elle retrouvera Mickey Rourke. D'aprés une nouvelle d'Elmore Leonard, ce film coup de poing dans le sens propre comme au figuré (rien qu’au regard du casting musclé) pourrait être une bonne surprise de 2008. Elle retrouve ensuite le thriller dans le rôle de Jennifer Marsh, un agent du FBI qui poursuit un serial killer qui publie les photos de ses victimes sur internet dans Untraceable de Gregory Hoblit. Encore plus attendu, le film fantastique à gros budget de l'exceptionnel Doug Liman : Jumper. Elle fait partie d'un casting 4 étoiles composé de Hayden Christensen, Samuel L. Jackson, Rachel Bilson, Jamie Bell, et Michael Rooker. Ce film exeptionnel devrait sortir en février 2008. Enfin, elle retrouve de nouveau son partenaire fétiche Richard Gere dans Nights Rodanthe, une romance basée sur un roman. Que des gros films attendus pour une actrice qui est pleine de surprises. Qui a dit année 2008, année Diane Lane ?
JOHN CUSACK
JOHN CUSACK EST UN ACTEUR INDISPENSABLE QUE JE NE QUITTE PLUS DEPUIS QUE J'AI ETE RETOURNE PAR LE CULTISSIME HIGH FIDELITY. IL N'A MALHEUREUSEMENT PAS LA CARRIERE QU'IL MERITE, MAIS ELLE EST DEJA PAS MAL QUAND MEME ! ET L'AVENIR DEVRAIT NOUS MONTRER QU'IL EST UN ACTEUR MAJEUR.

John Cusack est un des membres d’une grande famille de comédiens dont la plus célèbre est sa sœur Joan Cusack. Né le 28 juin 1966, il s’est formé par le théâtre, suivant les traces de son père Dick Cusack, commençant à 17 ans dans le film Class en 1983 au côté d’un autre jeune de sa génération Rob Lowe. Il va alors devenir une des figures emblématiques des films adolescents du début des années 80. Il croise ainsi d’autres vedettes de l’époque telles que Anthony Michael Hall dans Sixteen Chandles en 1984, Anthony Edwards dans Garçon choc pour chics nanas en 1985, Daphne Zunigha et Tim Robbins dans le culte Un coup sûr, Demi Moore dans Un été fou fou en 1986, Charlie Sheen dans Les coulisses de l’exploit en 1988, et il arrive même à porter un film sur ses épaules dans Better off Dead en 1985 ou le fameux film de Disney Natty Gan. Sans oublier son apparition dans le culte Stand by Me en 1986 ou Hot Pursuit en 1987. Il fait ainsi partie d’une bande appelée “The brat pack”, nom du groupe de jeunes qui marqua les années 80 (Emilio Estevez, Molly Ringwald, Anthony Michael Hall, Demi Moore, Charlie Sheen, and Diane Lane). Mais Cusack a besoin de trouver un rôle qui marque le public et qui le sorte de ces comédies sympathiques mais non marquantes. C’est alors qu’il croise le jeune réalisateur Cameron Crowe qui semble trouver en cet acteur son représentant idéal pour interpréter son cinéma pop rock romantique. Et il inscrit dans les mémoires le personnage de Lloyd Dobler, jeune homme plus intéressé par la fille de ses rêves que la réussite dans ses études, dans Un monde pour nous en 1989. L’occasion de croiser sa sœur. L'éclosion de deux grands artistes.

Avec Les maîtres de l’ombres en 1989 de Roland Joffe, il entre dans la cour des grands en jouant face à Paul Newman dans un film sérieux sur les conflits issus de la seconde guerre mondiale. Puis en 1990, il fait une grande rencontre puisqu’il joue pour Stephen Frears dans Les arnaqueurs au côté d’Annette Bening et Angelica Huston. Film culte, collaboration couronnée de succès puis que ils se retrouveront aussi inspirés 10 ans plus tard pour le film phare de la carrière de l’acteur High Fidelity après un True Colors intelligent au côté de James spader, Cusack devient l’un des acteurs du réalisateur culte Woodie Allen dans Ombres et brouillards en 1992 et surtout Coup de feu sur Braodway en 1994. Entretemps, il enchaîne les apparitions dans des films peu connus comme Roadsides Prophets, Bob Roberts (de son ami Tim Robbins), Man of The Human Heart, Money For Nothing. Puis, il est du casting (Anthony Hopkins, Bridget Fonda) d’un petit Alan Parker Aux bons soins du Docteur Kellogg en 1994. Il retrouve en 1996 la belle Bridget Fonda et fait ses classes face au maître Al Pacino dans City Hall où il joue le jeune adjoint du maire de New York joué par Pacino. Un bon film et Cusack montre qu’il commence à se forger un beau parcours. Et à 30 ans, il est enfin décidé à passer à la vitesse supérieure.

L’année 1997 est donc une année charnière puisqu’elle symbolise celle du changement car l’acteur prend des décisions originales au regard de sa carrière. Il va jouer dans un film d’action. Non, il ne sera pas les bras, ceux de Nicolas Cage semblant plus réalistes après le succès de The Rock, mais il sera un agent fédéral intelligent sur lequel Cage devra compter. Les ailes de l’enfer est un actioner brillant, efficace, qui n’hésite pas à faire des raccourcis pour tailler dans le vif. Et John Malkovich dans le rôle du mauvais finit par légitimer l’ensemble. La même année, Cusack joue pour le maître Clint Eastwood. Il devient ainsi un journaliste enquêtant sur une affaire de crime à Savannah dans Minuit dans le jardin du bien et du mal. Malheureusement, il n’a pas le plaisir d’échanger les répliques avec Clint, mais il se contentera de la non moins charmante Alison Eastwood avec qui il aura une liaison hors plateaux. Avec le succès de ces deux films, Cusack commence à se faire un nom auprès d’un large public. Il se permet alors une petite comédie sans prétention avec sa copine d’alors Minnie Driver dans Tueurs à gage. Mais cette petite incursion dans des films plus simple ne sera qu’une dérogation pour mieux justifier la règle. Dès 1998, il enchaîne les films dits « d’auteurs » faisant alors partie à chaque fois d’une distribution éblouissante que ce soit pour le This is my father de Paul Quinn, La ligne rouge de Terrence Malick, Broadway, 39ème rue de son ami Tim Robbins, ou Dans la peau de John Malkovich de Spike Jonze. Du solide. Mais Cusack semble n’être qu’un simple élément du casting. Il a besoin de s’affranchir et d’être reconnu pour son talent. En attendant de cartonner au cinéma, il cotoie Billy Bob Thornton dans Les aiguilleurs en 1998 et s’offre un premier rôle de cowboy dans le téléfilm qu’il produit Jack Bull de John Badham en 1999 au côté de John Goodman. Sympa, mais le meilleur arrive.

C’est un vieil ami qui l’avait déjà dirigé dans Les arnaqueurs à ses débuts qui revient une décennie plus tard pour lui offrir le rôle de sa vie. Grâce à Stephen Frears, Cusack devient Rob dans High Fidelity en 2000, un passionné de pop music, qui tient une petite boutique de disques, qui après avoir été plaqué par sa petite amie décide de revenir sur ses 5 ruptures les plus difficiles. Humour, musique, romance, tout est merveilleusement entrelacé dans ce chef d’œuvre du film cool, témoignage d’une génération. L’occasion d’ailleurs d’y voir percer un certain Jack Black et de le voir affronter l’ennemi d’un jour, ami de toujours, Tim Robbins, impérial. Et d’encore recroiser sa sœur Joan Cusack. A partir de ce film culte, John cusack devient un premier rôle permanent. Déjà dans des comédies romantiques très hollywoodiennes. En 2001, Un amour à New York est une réussite du genre, et l’acteur a l’immense plaisir de partager l’affiche avec la trop belle Kate Beckinsale. La rencontre où les deux héros jouent avec les hasards est fusionnante, mais le film ne sera pas aussi culte que les canons du genre, mais il faut s’attendre à un bon moment. Cantonné au genre peut-on croire à ce moment là, il échoue malheureusement dans le film suivant. Il est pourtant entouré de quelques uns des acteurs les plus sympathiques d’Hollywood (Julia Roberts, Billy Cristal, Catherine Zeta Jones, mais le film est trop hollywoodien pour Cusack. Couple de stars voulant parodier le milieu de cinéma n’est pas à la hauteur de ses espérances. Cusack est un peu perdu, et il ne forme pas un couple crédible avec Julia Roberts et encore moins avec Catherine Zeta Jones. Le film suivant est une coupure radicale avec la direction entreprise par sa carrière. Max, film très controversé sur Hitler, surprend. Mais on sait que Cusack a les capacités pour mener à bien un tel film.

En 2003, Identity le fait entrer dans l’univers du thriller le plus brut. Et quand un bon réalisateur de la trempe d’un James Mangold (Copland), Cusack est toujours au meilleur de sa forme. Dix personnes qui ne se connaissent pas échouent dans un hôtel un soir de tempête. Mais lorsque le premier corps est découvert, la suspicion s'installe. L'un d'entre eux est l'assassin. Avec ce film à la sauce 10 petits nègres, Cusack impose un charisme insoupçonné en dirigeant les investigations au milieu d’excellents acteurs comme Ray Liotta ou Amanda Peet. Dans Le maître du jeu, il se mesure cette fois à des légendes vivantes Dustin Hoffman et Gene Hackman en posant ses propres règles comme juré dans le conflits qui opposent les deux grands, la victoire dans un procès important étant à la clef. Il est excellent, mais ne cherche jamais à se mettre à la mesure de ses illustres aînés. Par contre, c’est lui qui a le cœur de la fille, la sublime Rachel Weisz. Il a tout gagné au bout du compte ! Il revient en 2005 avec une partenaire tout aussi charmante (quoique là, je l’envie beaucoup plus), Diane Lane. Ils sont de la même génération, ont commencé en même temps, ils sont faits l’un pour l’autre. Certes, le film qui les réunit, La main au collier, est une petite comédie romantique sans prétention, mais qu’est-ce que c’est bon de voir deux acteurs de cette trempe en tête d’affiche. Deux acteurs qui ne sont pas des superstars comme beaucoup de leur génération (Tom Cruise, Keanu Reeves, Brad Pitt, Julia Roberts) mais qui légitiment par leur charme la bonne santé du cinéma américain.

En 2006, dans Faux amis, qui lorgne près de l’univers des frères Coen, Harold Ramis lui offre un nouveau rôle en or au côté de Billy Bob Thorton (avec qui il avait partagé l’affiche dans Les aiguilleurs), celui d’un avocat sans scrupules qui a dérobé un magot qu’il va avoir du mal à garder pour lui. Et encore un fois, l’acteur croise une actrice splendide qui tombera dans sas bras, la magnifique Connie Nielsen. Ce mec est un chanceux. N’est-il finalement l’acteur le plus chanceux de ces dernières années ? Mais, il mérite quand même de trouver des rôles fabuleux. De jouer dans quelques chef d’œuvres. Ce ne sera pas le cas pour The Contract, petit thriller avec Morgan Freeman sorti dans l'indifférence générale (DTV aux USA). Mais c'est sa revanche avec 1408 sorti en 2007, un film fantastique de Mikael Hafstrom adapté de Stephen King. Véritable succès critique et public, 1408 le confronte à une chambre d'hôtel qui réveille en lui ses pires terreurs. Cusack est excellent dans ce rôle de journaliste du paranormal sceptique qui sera vaincu par le paranormal. Petit film indépendant, Grace is Gone plonge Cusack dans le rôle d'un père de famille dont la femme est morte en Iraq. Filmés depuis longtemps, Matian Child et War, Inc n'attendent plus qu'une sortie. Il tourne actuellement Stopping Power du revenant Jan De Bont où il joue le père d'une petit fille enlevée par un criminel et qui va finir par le poursuivre. Réalisateur pas rassurant, mais l'action devrait y être omniprésente. Enfin, le dernier projet est Talking with Dog, un film de science-fiction. John Cusack est un acteur indispensable.
A noter aussi :
John Cusack est très connu pour ses amitiés et collaborations artistiques. Avec Tim Robbins, il tourna 6 fois, pour Bob Roberts (1992), Cradle Will Rock (1999), High Fidelity (2000), The Player (1992), The Sure Thing (1985) et Tapeheads (1988); 8 fois avec sa soeur Joan pour Class (1983), Sixteen Candles (1984), Grandview, U.S.A. (1984), Broadcast News (1987), Say Anything... (1989), Tueurs à gage (1997), Cradle Will Rock (1999) and High Fidelity (2000); et 10 fois avec son meilleur ami Jeremy Piven pour One Crazy Summer (1986), Elvis Stories (1989), Say Anything... (1989), The Player (1992), Floundering (1994), Les arnaqueursThe Grifters (1990), Tueurs à gage (1997), Un amour à New York (2001) et Le maître du jeu (2003). C’est aussi un fan de rock puisqu’il adore The Clash, Elvis Costello, The Ramones. Il a décidément bons goûts.
CAMERON DIAZ
APRES DEUX ANS D'ABSENCE, LA CHARISMATIQUE CAMERON DIAZ REVIENT ENFIN AU CINEMA DANS IN HER SHOES DE CURTIS HANSON. DE SES DEBUTS COMME SIMPLE JOLIE BLONDE, CAMERON EST DEVENU 10 ANS APRES UNE GRANDE STAR QUI RESTE ENCORE DISCRETE. UN GRAND RETOUR ?

Cameron Diaz est née le 30 août 1972 d’une mère anglo-allemande et d'un père cubano-américain. Sacré mélange pour un caractère bien trempé qui est déjà fortement assumé dès ses débuts. Elle est repérée, à l'âge de 16 ans, par un représentant de l'agence Elite : elle devient dès lors mannequin. Elle pose alors pendant 5 ans pour toutes les grandes marques de renom, mais bien vite, elle sent qu’elle en a vite fait le tour. Elle décroche alors en 1994, il est vrai, du fait de son physique, le rôle de la sculpturale Tina Carlyle, copine du caïd de l’histoire, et qui va faire chavirer les mirettes de Stanley Ipkins alias The Mask joué par le génial Jim Carrey. Sa participation dans le film The Mask de Chuck Russell l’a fait donc remarquer. Elle est belle, et elle pourrait jouer les jolies filles de service. Mais, Cameron n’est pas aussi douce que son personnage dans le film. Tout au contraire, cette fille est déjantée. Pour le moment, elle n’a l’image que d’une bombe qui a marqué le mâle lamba dans la scène d’ouverture où elle se cambre en exposant sa poitrine comprimée dans une splendide robe rouge, mais elle va bien vite casser cette image en évitant d’exploiter le filon The Mask qui lui aurait sûrement apporter le succès plus rapidement, mais elle aurait été cantonné à un style de rôle qui ne lui correspond pas. Au lieu de suivre les sirènes hollywoodiennes, elle prend le chemin des films indépendants, et se forge une expérience solide. Cette fille est belle et surtout intelligente.

Le premier de cette petite liste de films indépendant est le très politiquement (in)correct L’ultime souper de Stacy Title sorti en 1995, l’histoire de 5 étudiants de gauche qui refont le monde autour de leur table, mais bientôt ils vont se mettre à inviter à leur table un à un des étrangers qu’ils rencontrent les uns les autres, et qui n’ont pas la même conception du monde qu’eux. D’où leur suppression nette et efficace. Les corps finissant dans un champ de tomate. De quoi vous faire rougir quand vous pensez à une tomate ! Film original basé sur un échange de dialogues argumentés, L’ultime souper pourrait être une pièce de théâtre (et l’a certainement été) tellement le jeu s’y prête. Cameron joue la jolie fille, mais commence à en imposer en faisant oublier la trop transparente Tina Carlyle. Moins connu et quasiment oublié dans sa filmographie, Meurtre à Tulsa avec Eric Stoltz et Petit meurtre entre nous avec Harvey Keitel sont des petites films financés sur la côte très indépendante des deux acteurs en tête d’affiche, des acteurs qui venaient d’être de nouveau reconnu grâce aux productions Tarentino. Les films très inspirés de cet univers n’en n’ont pas évidemment le calibre. Cameron joue pour les seules et uniques fois la jolie fille sans intérêt autre que de faire courir les héros masculins. Enfin, Cameron devient le Bonny d’un Clyde du pauvre dans le très rural Feeling Minnesota en 1996. Elle devient Freddie, une jeune femme mariée de force à Sam Clayton joué par le balaise Vincent d’Onofrio, mais l’arrivée de Jacks (Keanu Reeves), le frère du marié, va réveiller les ardeurs perdues de la belle, et provoquer une vraie zizanie. A juger le film objectivement, on n’est pas en face d’un grand film, et les situations sont très tirées par les cheveux. Mais le couple Keanu Reeves-Cameron Diaz a quand même beaucoup de charme, et on ne s’explique pas toujours pourquoi le film nous est sympathique. Quoiqu’il en soit, la bonne idée est d’avoir commencé le film par Ring of Fire de Johnny Cash et de l’avoir fini par la même chanson interprétée par un autre génie Bob Dylan.

Les films indépendants lui permettent de soigner son jeu d’acteur. Elle était mannequin au départ, il ne faut pas l’oublier. Mai c’est en rentrant dans la cours des grands, donc en franchissant de nouveau les portes d’Hollywood qui Cameron va surprendre tout le monde et démontrer enfin la richesse de son talent. Cette fille est gaie. Elle a le comique dans le sang. Et c’est face à l’actrice la plus glamour du moment, Julia Roberts, qu’elle enfin avoir l’occasion de s’illustrer en dehors de son physique trop attractif. Dans Le mariage de mon meilleur ami de PJ Hogan en 1997, finit la bombe blonde, finit les regards suaves, la belle a décidé de se rhabiller avec les vêtement les moins chics qui soient pour interprète la petite fille bourge qui va épouser l’amour de jeunesse (Dermot Multoney) de Julianne (la grande Julia Roberts). Outre la scène où pousse la chansonnette I Say A Little Prayer, c’est bien la scène de karaoké où Cameron Diaz, toute timide et gênée, est poussée par sa rivale à chanter en public. C’est une catastrophe, mais elle acquiert finalement l’adhésion du public. Quant on sait comment Cameron s’est amusée à chanter comme un pied, on se dit que cette fille a vraiment la pêche, et qu’une soirée avec elle, ça doit remuer. Enorme succès, belle comédie romantique, Le mariage est un vrai bonheur remplis de grands sentiments, et Cameron fait presque de l’ombre à la belle Julia pourtant en pleine grâce. Cameron Diaz devient une star. Mais la suite est encore mieux. Un petit retour au film indépendant pour une prestation remarquée chez le britannique Danny Boyle où elle devient la compagne de Ewan McGregor dans Une vie moins ordinaire en 1997. Beau film aux qualités esthétiques bien pensées, le film est une déception pour les fans de Boyle car moins abouti que ses deux précédents films (Petit meurtre entre amis et Trainspotting). Mélange de genres (les anges s’opposent dans un film policier et romantique), l’histoire est parfois bancale, mais la prestation de Cameron en bourgeoise prétentieuse et sexy ravive la moindre impasse. Un bon film donc, et une actrice qui s’affirme.

En effet, 1998 est l’année de référence de la belle. Elle y trouve deux rôles forts et opposés dans deux monuments de l’humour, l’un à l’humour régressif et déjanté, l’autre à l’humour noir comme la mort. Les frères Farrelly, eux-mêmes, n’auraient certainement pas imaginé le potentiel de leur nouveau projet : Mary à tout prix. Ted (Ben Stiller), le loser, décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary (Cameron Diaz). Il engage un détective privé, Pat Healy (Matt Dillon), pour la retrouver. Mais tout va se compliquer ! Belle brochette de dégénérés autour de la pétillante et souriante Mary. Cameron Diaz explose de charme à chaque plan, tout en se retenant à ne pas aller au-delà de son personnage. Car on le sent, elle aurait préférée faire partie de cette bande de looser plutôt que de se restreindre au rôle de la jolie Mary, mais elle s’y fait, et se défoulera entre les prises (voir le générique final. Le film qui fit de Cameron Diaz une icône. Sans oublier la mise en avant de Ben Stiller qui ne quittera plus les sommets depuis. Quant à Matt Dillon, dans son rôle le plus hilarant, elle deviendra à l’écran (pas longtemps) comme à la ville (un peu plus quand même) sa copine. Les Farrelly ne feront jamais mieux que ce film au rythme ininterrompu de sketches dans les plus drôles de l’histoire de la comédie.
Ensuite, Very Bad Things enfonce le clou. Cette fille est une déferlante d’énergie. Elle le prouve encore dans un rôle de teigne égoïste dans le « Vraiment Très Bon » film de Peter Berg. L’acteur réalisateur a un autre point commun avec les Farrelly, c’est qu’il n’a toujours pas fait mieux que ce film. Quelques jours avant son mariage, Kyle part avec ses amis enterrer sa vie de garçon. Mais un accident se produit et la prostituée engagée est tuée. Ils vont devoir cacher le corps. Et la future promise de Kyle ne va pas le lâcher. Outre la prestation déjantée de Cameron qui culmine jusqu’au plan final ravageur, il faut souligner la noirceur du jeu d’un Christian Slater qui, sans tous ses problèmes d’alcool et de drogue, était promis à une des plus belles carrière à Hollywood. En tout cas, dans ce film, il excelle de mystère. Mais il va trouver plus fort que lui : une femme, et pas n’importe laquelle, la belle Cameron. Rarement une comédie acerbe aura autant flirter avec la mort (faut voir comment chacun disparaît, du grand art). Cameron Diaz fait donc des choix judicieux en alternant les grandes comédies et les films moins grands publics mais tout aussi réussis. Cela va lui sourire encore longtemps.

Elle devient une épouse enlaidie et siphonnée pour Dans la peau de John Malkovich en 1999 de Spike Jonze, un film qui est tout autant frappa dingue, et apparaît dans un film encore plus déjanté Las Vegas Parano de Terry Gilliam au côté de Johnny Depp. La belle fait donc la rencontre d’auteurs, de génies du cinéma américain, et va ainsi pouvoir en approcher deux de plus prêt dans L’Enfer du dimanche, le film sur le football américain de Oliver Stone, pour lequel elle accepte de baisser son salaire qui montait depuis quelque temps. Au générique, un autre géant, peut être même le plus grand acteur de notre époque (avec Clint Eastwood bien sûr) : Al Pacino. Entraîneur d’un autre temps, Tony d’Amato va tomber sur une forte tête à la direction de son club : la fille de son boss. Prétentieuse mais avec les atouts qui le lui permettent, Cameron Diaz était l’actrice idéale pour ce rôle, et confirme sa polyvalence. Elle sait tout jouer. Et les femmes de poigne, elle les joue mieux que quiconque. Bien plus que du charme, ce film montre qu’elle a d’autant plus de charisme. Le film aussi. Oliver Stone mettra 5 ans avant de sortir un nouveau film. Mais Alexandre n’est pas aussi jouissif que son précédent.
Les années 2000 marquent encore cette double facette de l’actrice. Pour un film gros budget, elle tourne un petit film. Ainsi naît Ce que je sais d’elle d’un simple regard de Rodrigo Garcia où elle a la possibilité de jouer en face de la grande Glenn Close. Mais c’est surtout l’adaptation de Charlie et ses drôles de dames qui va marquer cette année 2000. Accompagnée de Lucy Liu et Drew Barrymore, elle devient une des drôles de dames d’après la série des années 70. Les critiques fusent cette fois dans le mauvais sens. Il faut dire qu’ils vont aller très loin. McG, le réalisateur, n’y va pas par quatre chemins et filme de manière nerveuse, saccadée, cumulant volontairement les poncifs, en digne successeur de Michael Bay, quoiqu’il pourrait presque lui donner le tournis. Ne pas aller chercher la moindre réalité ou le moindre scénario derrière cette production. Le but assumé est d’en mettre plein la vue, et le fun est le principal mot d’ordre. Nanar crispant ou réussite jouissive, à vous de voir. Je n’ai pas aimé au départ, puis j’ai vu la suite sortie en 2003 avec la même équipe qui m’a permis de revoir et d’apprécier ce film. Les anges se déchaînent est la prolongation du premier, tout en allant encore plus loin dans l’insensé (je dirais pour ma part, en améliorant les idées du premier). Cette confrontation contre la revenante Demi Moore est donc une belle réussite, un succès pas assez marqué pour annoncer avec conviction un 3ème épisode, mais si on entre dans le 20ème degré de McG, on a de quoi délirer. A noter la présence de Bill Murray dans le 1er qui n’a pas souhaité rempiler. Entre-temps, Cameron tourna dans Vérité apparente, un petite budget pas très apparent puisque sorti très confidentiellement en 2001.
En 2001, Cameron Diaz est une star, mais la jeune femme semble s’éloigner de plus en plus des plateaux. Elle ne s’offre qu’un second rôle dans le Vanilla Sky de Cameron Crow avec Tom Cruise. En femme obsédé par le beau gosse qui ira jusqu’au suicide par amour, Cameron fait peur.Le film a beau fait débattre, sa prestation est étonnante. Toujours un peu en retrait, elle devient la voix de la princesse Fiona dans le déjanté film d’animation Shrek. Grand succès qui lui permet même de se payer des vacances puisqu’elle touche jusqu’à 12 millions de dollars pour prêter à nouveau sa voix à la princesse Fiona dans la suite Shrek 2 en 2003. En 2002, elle est la tête d’affiche d’Allumeuses !, mais même si le film est entièrement dédié à la star qui se lâche avec ses copines Christina Applegate et Selma Blair, le film de Robert Kumble est un véritable nanar. Et Cameron Diaz en a fait peu comme cela. Encore que Charlie et ses drôles de dames passent suivant diverses visions (subjectives, il est vrai, mais moi j’aime), celui là retient difficilement l’attention. Mais le naufrage n’est pas consommé. Car Cameron reprend son rythme de forme avec Gang of New York se passant en 1863, dans le rôle d’une voleuse qui prend le cœur d’ Amsterdam Vallon joué par Leonardo Di Caprio, un film de Martin Scorcese de grande valeur qui mérite une redécouverte. Cameron, en brune, naturelle, et pleine de charme, atteint son objectif. Elle impressionne. Et quand c’est un auteur qui la filme, elle sort toujours une grande prestation.

Depuis 2003 et son dernier film comme actrice Charlie et ses drôles de dames : Les anges se déchaînent, Cameron a disparu des écrans pour n’apparaître que dans la presse people avec son cher et tendre Justin Timberlake avec qui elle vit une longue histoire d’amour depuis 2003. Elle anime aussi une émission intitulée Tripping sur MTV où elle découvre la nature. On est donc bien heureux de la revoir dans un film, surtout quand c’est le grand Curtis Hanson, qui la filme. In Her Shoes est donc une comédie légère, mais où Cameron a encore le moyen de montrer ses talents. Elle devient dans ce film une blonde nunuche qui sait à peine lire, mais qui grâce à son corps de rêve fait rêver tous les hommes et s’en sort toujours, tout le contraire de sa sœur, avocate, qui n’a pas cette chance. Une trés belle réussite. La belle persévère dans la comédie romantique intelligente car elle sera au casting du dernier film Holiday de Nancy Meyers, en 2006, qui connaît le genre, avec Kate Winslet, Judd Law et Jack Black. Les frontière de la comédie romantique sont atteintes avec cette histoire de jeune femme qui échangent leur appartement pour un temps et rencontrent chacune l'amour. On aime ou on déteste. J'ai adoré.
En 2007, l'actrice qui tourne peu, reprend la voix de la princesse Fiona dans Shrek 3 et le succès est de nouveau au rendez-vous. Shrek 4 est déjà sur les rail. Mais elle vient de reprendre le chemin des studio puisqu'elle tourne actuellement une comédie avec Ashton Kutcher : What Happens In Vegas qui devrait sortir en 2008. Elle se rend compte aprés une nuit de débauche à Las Vegas qu'elle est mariée à Ashton Kutcher ! Certainement banal, mais le charme devrait opérer. La suite devrait être du lourd puisqu'elle va abandonner la comédie pour entrer dans la noirceur de The Box, le prochain Richard Kelly. Dans cette adaptation d'une nouvelle de Richard Matheson, un couple ouvre une boite qui va tuer les gens autour d'eux. Cela risque d'être un véritable choc.