Bonjour à tous.
j'ai décidé avant de transformer mon blog en blog totalement consacré au cinéma de faire un petit tour d'horizon de ce qu'a été l'aventure "seul" que ce soit pour moi et pour vous puisque vous avez été durant deux années les témoins du projet. Mais pour commencer, voici le film en entier:
5 octobre 2006:
j'ouvre mon blog sur l'ancienne plateforme de blogorama. Le but, faire connaître le projet "seul" et faire partager aux mordus de cinéma une aventure depuis le début. Première étape, le pitch du film est donné sous forme d'un texte trés court mais qui doit accrocher les lecteurs:

Dans une région reculée une vieille maison a été abandonné depuis des lustres aprés que la région ai été mise en quarantaine suite à une contamination. Pourtant, des lumières continuent d'être éclairées et une ombre imposante semble vivre dans ces murs dont personne n'ose s'approcher. Un soir, un inconnu armé jusqu'aux dents pénètre dans la maison. Il semble chercher quelque chose...
dans ce pitch était posé les bases de l'univers. Un film l'orgnant du côté de resident Evil et surtout inspiré de la séquence d'ouverture du film "Vampires" de John Carpenter.
A partir de ce premier post, je commencerai par poster chaque semaine un article sur l'avancement du projet.
Le deuxième post était alors consacré aux storyboards du film découlant du découpage de celui-ci soit, près de 500 dessins. L'article sortait vers le 7 octobre 2006:


ces storyboards étaient à l'époque un moyen pour moi de trouver un financement afin de ne pas financer en totalité le film et de pouvoir toucher une aide à la région voir l'aide d'un producteur. C'est dasn cette optique que des designs représentants les personnages du film furent dessiné. L'article concernant ceux-ci sortait le 12 octobre 2006:


Le dessin révélé était celui du personnage principal. Dessin totalement dessiné à l'encre de chîne par le storyboarder François Subtil. On pouvait alors se rendre compte que le film allait voir du côté comics book, une imagerie que je m'efforcerait de garder jusqu'au bout malgré la difficulté d'une telle entreprise. Deux autres dessins révélaient quant à eux le designs des zombies. C'est tout naturellement qu'était publié une semaine plus tard l'article sur les designs des lieux ainsi que sur la comparaison designs acteurs.
C'était le 18 octobre 2006:



à la publication des comparaisons, quelques réticenses c'étaient faites sentir par les blogueurs. Trouvants les acteurs trop juvénil pour un projet aussi gros. Mais ne voulant pas revoir mon casting et étant confiant de mes choix, je décidais de garder ceux-ci.
Une fois le choix des acteurs fais, un énorme travail de préparation devait commncer pour moi. Le tult premier étant de partir en repérage.
Le 23 octobre 2006 devait sortir le post sur lequel était publié les photos des repérages des extérieurs:
Bonjour à tous. Je suis rentré hier soir de repérage et c'est tout fier que je vous présente en exclusivité quelques photos du lieu au sein duquel se déroulera l'une des première séquence du film. Séquence trés importante puisqu'il s'agira ni plus ni moins que de la première apparition de Jacques le personnage principal du film.



Les réactions étaient alors trés positives quant au choix du lieu et de l'atmoshpère que celui-ci dégageait.
Une fois les repérages effectaient, je devais m'attaquer à une partie trés lognue et trés importante qui constituait à faire des tests d'éclairage afin de pouvoir choisir les pojecteurs, les gélatines et le matériel qui devrait être utilisé par la suite afin de retranscrire le plus fidélement possible les images que j'avais en tête.
C'est ainsi que le 5 Novembre 2006 était publié l'artcile révélant les premiers tests d'éclairage:




Cet article avait permis à l'époque à certains blogueurs de donner leur avis quant à l'orientation graphiqe qu'était en train de prendre le projet. Ces ) partir de ces photos que le projet a commencé à interresser beaucoup plus de blogueurs qui commencèrent alors à lire régulièrement les articles et à donner leurs avis (Geouf, Budd, Feel, Tib, Pacboy, Oreo,Skywalk, ber, Sien, tepepa, Howie et j'en oublie).
Une fois les test d'éclairage fait, je commencais à m'attaquer à la partie maquillage gore du film. Il me fallait à l'époque trouver une personne qui accepterai de travailler sur le projet. Au tout début, j'ai commencé à faire une commande de prothèses qui figureraient des membres arrachés.
C'est vers le 10 Novembre que les photos des prothèses étaient publiées ainsi que le tout premier test d'éclairage:




Les premiers tests d'éclairage étant assez concluant, je décidais de commander d'autres pièces indispensables pour le tournage. Je faisais alors appel à David Scherer maquilleur de talent et habitué aux trés faibles budgets. Peu aprés, je recevais les nouvelles prothèses.
Le post devait sortir le 15 Novembre 2006:


suivit de trés près par les photos de répétitions de l'acteur principal Alexandre Renaud le 16 Novembre 2006:




A partir de ce moment là, et comme le tournage approchait à grand pas, je décidais de sortir des artciles sous forme de journal de production.
Le tout premier sortait le 4 décembre 2006 et concernait le tout premier jour de tournage. Il est ici présenté dans son intégralité:
Bonjour à tous. Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle étape de la conception de SEUL puisqu'ont été effectuée les jeudi 30 Novembre et vendredi 1er décembre les premières prises de vue du film. Pour l'occasion, voici le premier journal de production.

SEQU 2 LAC EXTERIEUR FIN DE JOURNEE
C'est à Gap dans les Hautes Alpes qu'une partie de l'équipe technique s'est rendue afin de pouvoir filmer ce qui est décrit dans le script comme la première introduction du personnage de Jacques.
Loïc Meynier: assistant réalisateur, Olivier Coll: machiniste réalisateur making of et Romain Sbrava: cascadeur machinot et moi même.
Aprés plus de deux heures trente de route afin de pouvoir se rendre sur le lieu de tournage, nous avons tout de suite mis en place le premier plan. Un travelling latéral droite gauche sur le lac perdu au milieu des montagnes. Il a fallut faire vite, le soleil se couchant une heure plus tard et l'équipe ayant 7 plans à filmer dans ce laps de temps trés court.
On peu dire que ce premier jour de tournage nous a permis de nous roder. En effet, le travelling fait maison amenant son lot de difficultées notamment, le fait de ne pouvoir faire une bulle correcte de bout en bout des rails afin d'obtenir le mouvement le plus fluide possible.
Aprés ce premier plan, il ne nous restait que 40 minutes et la sueur a commencé à perler sur nos fronts. Mais pourtant, nous sommes arrivés à tourner tous les plans prévus:
1 travelling latéral en pleine foret et en longue focale.
2 travelling sur le pick up garé prêt du lac
1 plan général des montagnes avec coucher de soleil.
C'est fatigués mais content que nous sommes retournés à notre logement. Confiants, nous avons commencé à visionner les rushs et c'est là que les difficultées ont pointés le bout de leur nez.
La pluspart des plans étaient trop instables pour pouvoir être utilisés.De plus, il était clair qu'il serait impossible pour nous de monter les images sans difficulté. Un nouveau plan de travail était indispensable si nous voulions ramener les images attendues. La réunion n'aura durée qu'une heure mais aura permis de trouver de nouvelles idées.
5 heure du matin le lendemain
Réveil difficile pour moi. Le souvenir de la veille m'empéchant de dormir et les questions fusants, c'est fatigué que je me lève. Loïc est déjà sur le pied de guerre. Nous prenons notre petit déjeuner et allons récupérer Romain qui ne pourra être présent qu'une partie de la journée.
7 heure, nous voilà de nouveau sur le lieu de tournage
Pendant que Romain et Olivier mettent en place le travelling pour un plan prévu à 7heure30. Loïc et moi installons la caméra pour un plan de lever de soleil que nous enregistrons durant 30 minutes.

Cela fait, nous retournons à toute vitesse au niveau des machinos qui finissent juste de mettre en place les rails. 4 prises seront nécessaires pour obtenir le plan parfait.
8 heure
Je donne mes instructions à Romain. Il doit mettre un nouveau plan en place dans les bois qui longent le lac. Pendant ce temps, Olivier qui fait la doublure de Jacques, Loïc et moi même filmons au steadicam le départ du pickup. 10 prises seront nécessaires.
9 heure

Nous rejoignons Romain qui a bataillé afin de pouvoir rendre le sol plat. A coup de pèle, il a obtenue une tranchée de 6 mètres dans laquelle lui et Olivier mettent en place les rails. Pendant ce temps, Nous allons filmer quelques plans de coupe et décidons de rajouter un plan de la fôret qui sera lui aussi effectué à l'aide du travelling.
9 heure 30

Nous filmons le premier plan dans la fôret au 16mm. J'ai du sous exposé mon image de deux diaphs afin de retrouver la même intensité lumineuse qu'à 8 heure du matin. 3 prises de ce mouvement seront faites .
9 heure 45
Romain et Olivier mettent de nouveau en place le travelling et je film un plan qui sera le premier de la séquence.
10 heure
Nous tournons le nouveau plan au 85mm. 2 prises seront faites.
Cela fait, toute l'équipe doit se mettre en place pour aller tourner le plan d'introduction du pickup. Il faut donc démonter le matériel et l'acheminer à la main 100 mètres plus loin. Il nous faudra une heure pour tout rapatrier et mettre en place le prochain plan.

A 11 heure 30 le plan sera mis en boîte et Romain repartira.
Il ne nous reste alors que 2 plans à filmer. Le premier nécessite l'emploie du steadicam.
Avant de reprendre, nous décidons de manger un morceau. Loïc et moi discutons de la manière d'aborder le départ du pickup. Nous décidons que le mieux et de suivre le pick up qui s'éloigne puis de panoter sur les montagnes et le soleil qui se couche.
14 heure 30
Afin de pouvoir suivre le pickup en donnant l'impression que la caméra se trouve dans la remorque (idée donnée par Olivier merci à lui), je m'équipe du steadicam et décide de filmer le plan au 25 mm . Aprés un entraînement intensif et quelques répétitions, nous décidons qu'il est temps de passer au shoot. Cela va s'avérer trés difficile. Le vent me pousse sur le côté et j'ai des difficultées à maintenir le steadicam. Un ressort commence à lâcher. Suivre le pickup qui prend de la vitesse au fur et à mesure s'avère des plus difficile d'autant plus qu'il me faut ensuite ralentir, panoter pour le suivre dans son virage et finir en plan général sur les montagnes.
16 prises seront nécessaires afin d'obtenir un plan qui, au final, s'avère quelques peu caotique.
Il est alors 15 heure 30 et il nous faut attendre 16 heure 15 afin de pouvoir filmer le coucher du soleil.
Nous mettons en place la caméra et Olivier va se mettre en place avec le pickup en contre bas.
C'est à ce moment là que la plus grosse peur de la journée va arriver. Tout est en place, la caméra prète, Olivier en place et là, impossible de pouvoir le joindre pour lui dire qu'il peu rouler avec le pickup. Affolés, nous commencons à lui faire de grand signes durant trois minutes. Enfin nous arrivons à le joindre et nous pouvons filmer notre dernier plan.
Nous rentrerons chez nous fatigués mais heureux. et j e peu vous dire qu'à la vue des images, ca vallait vraiment le coup.
A trés bientôt pour un prochain journal.
Etienne
A partir de ce moment là, les articles devaient commencer à s'espacer jusqu'au premier journal de production concernant la décoration du décors principal.
Il sortait le 24 décembre 2006:
Bonjour à toute la bande de tarés des blogs de dvdrama. Cela fait une semaine que je n'ai donné de nouvelles et pour cause, j'étais occupé avec une partie de l'équipe technique du film à préparer la décoration du lieu de tournage. Tournage qui se rapproche à vitesse grand V puisque dans maintenant une semaine et deux jours sera donné le premier clap. Le stress monte ainsi que la pression. Mais pour l'heure voici un petit journal de production consacré à la décoration de la maison servant de décor principal au film. Une semaine à plein temps a été nécessaire afin de transformer la maison en un lieu inhabité, si ce n'est par des zombis et un boucher cannibal. Autant vous dire que je n'ai pas beaucoup dormie durant cette semaine et l'équipe non plus. Il a d'abord fallut débarrasser la maison de certains objets, déplacer des meubles d'une pièce à l'autre, fabriquer une table d'un genre trés spécial (chute surprise), faire d'une cave à vin un lieu malsain et du grenier, le repère du boucher cannibal. Cela n'a pas été évident mais grace à une équipe soudée et motivée, nous sommes parvenues à nos fins et j'espère que le résultat vous plaira et vous donnera encore plus envie de voir le film. Nous avons profité de cette semaine de tournage pour tester différents mouvements de caméra, que ce soit au stead ou au travelling et le constat a été plutôt dure pour moi car il a fallut revoir le découpage technique dans son intégralité. Ca fait du mal mais bon. Il faut bien reconnaître que certaines de mes idées étaient irréalisables. Pour autant, beaucoup de plans sont restés tel quel.Il a juste fallut revoir certaines choses afin que le montage puisse être fluide. Mais voilà, assez parlé et maintenant je laisse la place aux photos. Sur celles-ci, vous pourrez enfin voir le personnage de Franck, le boucher cannibal du film. Celui-ci a encore ses cheveux mais pour le tournage, il se retrouvera la boulle à zéro comme vue dans les designs précédents.
So enjoy et joyeux noël à tous. Ohm Theater






Le tournage débutant le 2 janvier 2007, le blog resta innactif jusqu'à la fin du tournage.
C'est le 12 janvier 2007 que devait être publiées les premières photos du tournage:
Bonsoir à tous. Me revoilà pour une petite news concernant le projet SEUL. Comme certains en ont fait la demande et que je ne me sentais pas de refuser, j'ai décidé de publier une news avec quelques photos de tournage. Celles-ci restent assez vagues et ne dévoilent pas l'intrigue. Il s'agit surtout de la préparation avant le shoot. Vous y verrez donc la maquilleuse Laura préparer un acteur avant sa séquence, la cave servant au personnage de Franck ainsi que votre trés humble serviteur en pleine vérification de steadicam. Je profite de cette news pour vous informer que le designer et storyboarder François a commencé l'élaboration des dessins servants au générique de début et expliquant un peu l'intrigue. Le monteur Loïc est en plein dérushage ainsi que Bastien l'ingénieur du son et le compositeur de la musique. Pour ma part, je me repose avant de repartir en retake pour une séquence dont il manque un plan qui doit être réalisé en hélicoptère. Je rejoindrai ensuite le monteur afin de l'aiguiller pour le montage. Pour l'heure, je vous laisse et j'espère que ces quelques photos vous plairont et vous donneront envie de voir le film une fois terminée. (Pour l'instant j'avoue que plus je regarde les rushs et plus je me dis que je n'ai pas réussie, mais c'est là toute l'angoisse de réalisateur de ne pas arriver à atteindre son objectif).



suivit par de nouvelles photos le 23 janvier 2007:
Hello my fiends. How are you today? Fine? Cool? today it's a special day. I'll decide to give you some pictures of the "Seul" shooting session....
Quoi mais, c'est quoi ce délire??? Que m'arrive t'il, je dois avoir respiré trop de vapeures de chaire en putréfaction de Mister George W Bush.... Pas grave.
Bon, tout ca pour vous dire qu'aujourd'hui est un jour spécial puisque mon monteur m'a envoyé le premier teaser du film. et, même si celui-ci n'est pas finit, (pas de musique ni de son, image non étalonnée, typo non validée) cela fait plaisir à voir. Alors je me suis dis, toi tu as drois à la bande annonce et tes amis de blogorama rien du tout, nada, niet, que dalle. Non mais c'est pas gentil.
Alors j'ai décidé de vous en dévoiler un peu plus et de vous faire parvenir ces quelques photos de tournage. Montrant par la même occasion que, même si celui-ci a été bien difficile et que parfois on s'est arraché un doigt ou deux sous l'effet de la colère, il n'en reste pas moins que l'on s'est bien amusé. Mais assez blablaté et place aux zolies photos.
Pendant votre visionnage, votre serviteur part en cure de désintoxe pour essayer de faire disparaitre les derniers effets secondaires de l'inalation de viande avariée.





A partir de ce moment, les posts devaient se faire plus courts et montraient le travail effectué en post production ainsi que la conception des affiches.
La première affiche était publiée le 24 janvier 2007:

et les réactions étaient alors assez bonnes.
Le 31 janvier 2007 était publié le tout premier teaser du film:
Les réactions concernants ce premier teaser alors extrèmement positives et malgré uelques crotiques faites ca et là en ce qui concerne la lumière, l'impateince commencait à se faire sentir de la part des blogueurs.
Afin de faire patienter tout le monde, un article sur lequel étaient publiées plusieurs photos du tournage sortait le 10 février 2007:
C'est 28 févirer 2007, jour de mon anniversaire que devait être publié la bande annonce du film:
Les réactions étaient alors aussi positives que pour la sortie de la première bande annonce.
Aprés celle-ci, et étant en pleine phase de montage, les artciles furent beaucoup plus espacé et le prochainne devait sortir que le 24 mars 2007 date à laquelle le montage du film venait juste d'être terminé. Certaines photos étaient alors publiées:








Ces photos devaient alors suciter de la part des blogueurs suivants le projet depuis le début un certain intérêt voir une grande impatience de voir le film terminé. C'était alors sans compter les problèmes qui allaient suivre lors de la phase d'étalonnage et de mixage son.
Le prochain article ne devait alos sortir que le 28 mai 2007 et présentait alors que deux pauvres photos sur l'incrustation d'un coup de feu ainsi que des tests d'étalonnage:




Les réactions face à ce premier test devaient être bien moins positives et certaines craintes étaient alors évoquées par certains blogueurs le trouvant beaucou trop prononcé.
L'article suivant devait les rassurer en présentant le 2 juin 2007 deux dessins du générique de début du film:


Il faudra attendre le 17 juillet 2007 pour que la première séquence du film soit visible sur internet et à la sortie de la vidéo les avis furent au del de mes espérences. Tout le monde s'accordait pour dire que cette première séquence était vraiment réussit d'un point de vu technique et si quelques réserves étaient faites concernant le jeu des acteurs, tout le monde était impatient d'en voir plus.
Il faudra attendre jusqu'au 10 février 2008 pour qu'un nouvel extrait sit révélé:
Les blogueurs étaient alors unanimes sur la qualité au moment de la sortie de ce deuxième extrait réunissant la première séquence, le générique de début ainsi que deux autres micro séquances. Tous s'accordaient à dire que le générique de début étaient vraiment magnifiques et espéraient que la suite du film serait du même niveau.
Il leur faudrait attendre plusieurs mois pour en voir plus car j'étais alos occupé sur d'autres projets audiovisuels en tant que directeur photo.
C'est le 28 mai 2008 que devait sortir un article consacré à la promotion du film à Cannes. Entre temps, Tib avait vu le film et avait publié une critique sans langue de bois à propos du film.:
Etienne Muller aka Ohm. En somme, une légende vivante des blogs de Dvdrama. Un fan de films de genre dévoué à la cause qui a sûrement réalisé le plus gros défi de tous les courts-métrages amateurs visibles sur la plate-forme : financé et réalisé lui-même un film de zombies en nous faisant partager les moindres recoins d’une production mouvementée. Etienne Muller était donc le seul à nous faire partager ses impressions sur le tournage, ses attentes, ses problèmes, ses premières images, ses récapitulatifs, ses choix d’affiches et la participation manquée à plusieurs festivals. Un projet passionnant nommé « Seul » (attention au copyright) qui nous a tous donné envie de voir le film. Par nous, j’entends bien sûr l’ensemble des blogueurs qui ont posé des avis positifs et des réactions suite aux messages d’un réalisateur parfois désabusé mais qui n’a jamais manqué de nous donner ses véritables impressions sur un projet qu’il a dans les tripes depuis des années. Et c’est avec un plaisir sans nom que je me vois donner la première critique du film et du dvd collector de ce fameux « Seul » qu’il aura fallu attendre encore et encore pendant plus d’un an.
Un personnage armé jusqu’au dent, fusil caché sous le manteau, entre dans une maison apparemment inhabitée qu’il semble bien connaître. Explorant les lieux dans la noirceur d’une nuit mouvementée, il découvre petit à petit les habitants des lieux qui se révèlent être des zombies. Pire encore, il doit faire face à un boucher cannibale énigmatique qui hante les couloirs à la recherche de proies humaines. Voilà comment résumer les 19 minutes d’un court-métrage très loin des propos désarmants de Etienne Muller qui annonçait de sa bouche que le film était quelque peu loupé et décevant. Forcément, pour un film qui lui a demandé des années de sa vie et une implication financière totale (en collaboration avec sa fiancée), le résultat doit lui paraître illusoire. Et pourtant, « Seul » est bel et bien un petit film d’horreur très efficace qui doit d’abord à la maîtrise technique de Muller qui signe une photographie et une réalisation des plus soignées, le tout dans un 16/9 écrasant qui donne toute l’ampleur aux décours et aux mouvements de caméra faits maisons. On s’étonne de voir la propreté d’une image qui a subi des semaines d’étalonnage numérique (le plus gros morceau de post-production), de travellings sur chariots dans une forêt avec une lumière naturelle parfaite, et un choix du décor classique (la fameuse maison abandonnée) qui est plus centrée sur la famille que sur la terreur. Il y a donc véritablement une claque visuelle derrière ce simple court-métrage, le film nous entraînant dans des atmosphères sonores et graphiques variées et toutes très travaillées, de la salle du boucher à une introduction volontairement rétro. Plus étonnant encore, « Seul » bénéficie de deux génériques absolument sublimes de bout en bout, et je ne mâche pas mes mots. Celui d’ouverture, basé sur des dessins amusants qui racontent la fuite de deux enfants suite à la transformation de leur parent, laisse place à une musique extraordinaire d’un compositeur aussi talentueux qui l’animateur qui nous offre une énorme dose de bonheur à la vue de ce générique qui raconte réellement quelque chose tout en étant soigné. Quand à celui de fin, il éclate totalement la montée des éternels crédits sur fond noir pour nous offrir quelque chose de plus vibrant et de plus saturé. Comme tout le film en fait.
Mais derrière cet aspect technique se cache surtout un bel exercice scénaristique qui tourne un peu à vide dans la première partie et dans ses dialogues plats (les acteurs sont crédibles sauf quand ils parlent, dommage) mais qui donne de la valeur au décor et aux affrontements avec les zombies. Courts mais efficaces, on peut regretter une utilisation des armes à feu un peu trop rudimentaires (quoi que la version longue d’une petite minute seulement et le making-of expliquent clairement les raisons des ajouts et retraits) mais qui ont le mérite de mettre en valeur un maquillage gore hors pair qui fait réellement professionnel. Ils sont tout simplement dignes d’une série B à gros budget, et je ne dis pas ça pour chanter les louanges de Muller : le film a ses défauts (un homme marche pendant trois plombes dans des couloirs), mais la qualité des effets gores et des zombies présents à l’écran pardonne les quelques écarts de montage « cut » lorsque le boucher arrive. De plus, le montage alterné entre la découverte de la maison (et de restes humains) et la torture d’une nouvelle victime (jouée par notre Zeke, doublure officielle de Eli Roth) par un féroce cannibale (dans la lignée des grosses brutes façon Leatherface) offre un peu plus de punch au métrage, offrant aussi une sous lecture jamais foireuse qui se concentre sur deux frères qui ont pris des chemins différents et qui sont depuis toujours voués à mourir. Sans être un twist final, cette petite révélation ajoute une touche d’implicite bienvenue au métrage, et donnant à la dernière scène du film un sens tragique touchant. Comme quoi, on peut aussi faire simple et intelligent avec pas grand-chose.
Mais ce qu’il faut surtout posséder en plus du film et d’une version longue que l’on aurait aimé un peu plus jusqu’en boutiste ou tout simplement présentée au spectateur, c’est ce dvd collector exceptionnel puisqu’il nous offre un morceau de choix essentiel. Il s’agit, bien entendu du fameux making-of dont la durée totale atteint ni plus ni moins les 1h30. Séparé sur les deux disques du coffret, le making-of aborde de manière simple et concise tout les aspects de la production de « Seul ». Avec un chapitrage très clair et classique, on suit donc les propos d’un Etienne Muller peu à l’aise face caméra (faut dire qu’il semble récité un texte vu qu’il est tout seul en faisant mine d’être interviewé) mais réellement passionnant dans toutes ses explications, éclairant un peu les raisons du coût global du film (échafaudages, matériel, maquillages, lumières, locations en tout genre, …) et sur ses quelques regrets en cours de route. Sans être pour autant pessimiste, le documentaire alterne donc le discours de Muller quasi-continu avec des images d’un tournage très rapide (3 jours seulement) et détendu, qui propose de découvrir un peu plus sur la fabrication des effets maisons mais surtout de la réinterprétation du scénario selon le temps imparti. On sent les déceptions et tensions lorsque l’équipe doit abandonner le combat final épique entre Alexandre Renaud et le cannibale imposant, laissant ce goût inachevé dans la version retenue pour le montage final. Sans langue de bois ni propos à la con (pas de « Etienne Muller est le génie ultime », c’est à nous de le dire maintenant), il s’agit juste d’un bonus essentiel pour comprendre les aspects de production d’un tel film, qui ne cache rien et qui rend surtout hommage à toute l’équipe du film qui a travaillé très dur pour être fière du résultat final. Et franchement, ils devraient l’être. On peut seulement regretter que face à ce morceau de choix, on ne trouve pas le commentaire audio pourtant bel et bien enregistré par le réalisateur ni la comparaison film/story-board (les simples dessins du générique étaient déjà jouissifs), juste un diaporama d’images du tournage et d’affiches ainsi que les bandes-annonces que l’on a pu voir sur le blog de Ohm.
Difficile de cacher sa joie face au résultat final qui fait plaisir : notre cher Ohm, le type qui nous a renseigné et qui nous a fait aimé tous ses articles sur son fameux film, est un réalisateur doué qui signe un film d’horreur efficace. Non exempt de défauts, il est dur cependant de reprocher quoi que ce soit, pas pour faire les hypocrites mais juste pour l’encourager encore plus à continuer dans cette voix. La technique, il l’a dans le sang. Il suffit d’un sujet totalement transcendant pour qu’il se fasse remarquer. Je finirai par m’adresser directement à lui ; Etienne, désolé du retard que j’ai mis à écrire cet article, mais « Seul » m’a réellement motivé. Merci infiniment pour ce collector que je suis le premier à pouvoir palper. J’espère que tu apprécieras.
Suite à cet article, certains blogueurs demandèrent s'il était possible de commander le dvd du film. Ce que firent certains. Une fois le passage à Cannes effectué, je commencais le travail d'inscription du film à plusieurs festivals. Mais la déception fut grande et aprés plus de 70 inscriptions et pratiquement autant de refus, je me décidais enfin à sortir un dvd correct du film.
C'est le 30 juillet 2008 qu'étaient publiés les visuels du dvd:




suivit de près le 1 août 2008 de la mise en ligne du film, de la comparaison film storyboard et de l'intégralité du making of:
C'est ainsi que devait s'achever l'aventure "Seul". J'espère que vous aurez u autant de plaisir à vous replonger dans cette aventure que j'enai u à vous la faire partager.
See you soon.
OHM

Mercredi 13 Août 2008 – 10 H 50 au Gaumont Alesia. Je suis impatient sur mon siège et je ne peu plus tenir. Je suis enfin dans la salle de projection pour voir ce qui est pour beaucoup, LE film de l’année.
La lumière s’éteint et le logo de la Warner apparait. A partir de ce moment là, plus rien n’existera autour de moi et je vais être happait par l’univers de Christopher Nolan.
Dés l’apparition du logos, le ton est donné, Batman est un film sobre, à la mise en scène classique qui lorgne plus du côté d’un french connexion ou d’un heat (référence avoué par Nolan) et donc du film policier très 70 ou 90. Car oui, Batman "the dark Knight" n’est en aucun cas un film de super héros ou de héros. Il n’est pas non plus un film d’action bourrin et décérébré. Le film traite de la pègre et de son influence sur la ville de Gotham. Une ville où l’espoir est inutile et où les efforts d’une police gangrénée par la corruption sont vains. Cela, Nolan l’introduit dés la première séquence du film où une équipe de clown braque une banque servant au blanchiment d’argent. Le directeur de la banque sort une arme et dessoude tous les clowns pestant sur le manque de respect de la mafia actuelle.
Cette séquence est aussi l’occasion d’introduire le personnage le plus travaillé et le plus intéressant du métrage qui n’est autre que le Joker. Et dire que celui-ci est le personnage principal du film est bien peu de chose. Ceux qui avaient reproché le peu de soin apporté aux bad guys de « Begin » vont en avoir pour leur argent. C’est bien simple, le Joker est à la pègre ce que Batman est à la justice. Comme si le penchant schysophrénique de notre vigilant c’était mué pour créer un être dénué de logique (si ce n’est dans sa propre tête) aux agissements et aux actions ne servants cas créer chaos et destructions. Le but du Joker est simple et d’une logique effrayante. Il veut prouver que même le plus noble, le plus vertueux et le plus respectueux des hommes peut se transformer en une âme noire aux actions les plus viles. Tout au long du film, il ne fera qu’agir dans ce sens sans jamais dévier. Il est en cela, le seul personnage du film dévoué totalement à sa cause et fidèle à lui-même. C’est cela qui fait du film de Nolan une œuvre sombre et sans espoir.

Car de l’espoir, il n’y en à pas à Gotham City. C’est un monde pourrie que seul la destruction pourrait sauver (ce que raz al gul voulait montrer à Wayne dans le premier film). Et de la destruction, il y en a dans "the dark Knight". Destruction physique tout d’abord qui amène progressivement à la destruction mentale de chaque protagoniste. Que ce soit Wayne, Gordon, Dent ou Rachel Dawes, tous devront perdre quelque chose ou quelqu’un. De cette perte, chacun devra faire un choix quant à sa vision de la vie et de l’être humain en général. Décidant ou pas, de donner sa chance à celui-ci.
Dans une des séquences les plus réussis du film tant émotionnellement, artistiquement (que je ne peu citer par peur de spoiler et tuer l’oiseau dans l’œuf), chaque protagoniste sera réunit dans le même but et tous, perdront quelque chose. Le but du Joker sera alors atteint et l’humanité n’aura plus qu’à sombrer dans le chaos et la destruction. Bruce Wayne se verra à nouveau confronté à ses démons et il devra faire le choix difficile mais presque obligatoire d’assumer ce qu’il est. Car de choix, et de responsabilité, il en est aussi question tout au long du métrage. Et la mise en scène de Nolan est toute dévoué à cela, chaque séquence, chaque plan est liée afin de créer un tout homogène, cohérent et logique. Par sa mise en scène, Nolan ne fait qu’accentuer la notion de choix et de responsabilité. Le réalisateur est alors présent à chaque instant et fait partie intégrante du processus. Comme s’il avait voulu montrer que lui aussi prenait ses responsabilités face à son film. Jusqu’à présent jamais réalisateur ne s’était mis autant à nu en réalisant un film d’action.

The Dark Knight est un véritable film d’auteur (n’en déplaise à certains qui hisseront le poile en lisant cela), traitant de thèmes profonds et ne prenant jamais le spectateur pour un con passif devant son écran. Non, le film est une expérience viscérale, qui vous prend aux tripes, vous fait tourner sans jamais vous laisser de répits. Il pointe du doigt l’être humain, veut le faire réagir sur ce qu’il est, sa condition d’homme moderne. Il est un constat pessimiste mais au combien réaliste de ce qu’est devenu l’homme, un animal égoïste, individualiste et lâche, qui n’hésites pas, lorsqu’il se sent en danger, à trouver n’importe quelle excuse et n’importe quel justificatif pour s’en sortir. Retournant sa veste au moindre conflit pointant le bout de son nez et cherchant à tout pris un responsable, une personne à blâmer plutôt que de se remettre en question.
Et alors que le spectateur regarde le film, une sensation étrange le pique à la nuque, son cœur se met à battre un peu plus fort. Quelque chose le dérange, l’angoisse et lui fait peur. Une question qu’il ne s’était jamais posé et dont la réponse l’effraie.
« Et si finalement, c’était moi le Joker ? »
