Dina Meyer pousse son premier cri le 22 décembre 1968, dans le quartier de Queens à New York. Entourée de 2 frères, son enfance et ses études se déroulent sans problème. De neuf à seize ans, forte d'un visage irrésistible, Dina s'essaye au métier de model, mais bien entendu, elle songe plutôt à embrasser une carrière d'actrice. Heureusement que papa et maman sont des gens responsables, et l'obligent à au moins terminer ses études. Trois années à étudier l'art dramatique suivront et un rôle dans la série Beverly Hills 90210 viendra concrétiser ses attentes. Elle décrochera dans la foulée le rôle féminin principal de Johnny Mnemonic, très sympathique film de science-fiction qui traînait une réputation de daube cosmique à sa sortie ciné et qui m'a très agréablement surpri à sa première diffusion télé. Course-poursuite plus ou moins efficace avec en tête d'affiche Keanu Reeves, le film brille surtout par ses seconds rôles: Dina Meyer, bien entendu, dans un rôle assez physique qui lui convient parfaitement (la belle est une grande sportive, ses épaules carrées ne sont pas tombées du ciel: snowboard, VTT, plongée sous-marine, etc...) mais surtout Dolph Lundgren, qui trouve ici son meilleur rôle à ce jour, dans la peau d'un prédicateur complétement fou et hautement jouissif!

Bien avant Johnny Rico, il y avait Johnny Mnemonic...
Je n'oserais pas parler d'un début de carrière pétaradant, mais avouez tout de même qu'il ne lui a pas fallu longtemps pour percer! Pendant que d'autres petites poulettes rament désespérement pour trouver un job, Miss Meyer se retrouve ensuite en compagnie de Dennis Quaid dans un film budgété à $57,000,000, Coeur de Dragon. Et si force est de reconnaître qu'on est encore loin du film de dragon ultime (toujours pas pondu, d'ailleurs... Le dragon du lac de feu reste le meilleur pour l'instant, malgré un Règne du Feu qui aurait pu être tellement mieux!), on tient peut-être là un des meilleurs films familiaux qu'il m'ait été donné de voir (le compliment est d'autant plus sincère compte tenu de mon aversion pour le genre...). Evidemment, un dragon qui parle avec la voix de Philippe Noiret in French, c'est un peu casse-gueule, mais les effets spéciaux sont assez corrects et je ne le répéterais jamais assez, Dennis Quaid a le chic de composer des personnages immédiatement attachants. Dans son rôle de sauvageonne à la chevelure de feu, Dina fait monter la température bien plus rapidement que la créature vedette!

Et pour enfoncer le clou de la célébrité d'un bon coup de marteau, rien de tel qu'une participation à trois épisodes de la série qui cartonne, Friends. Ceux qui me connaissent un petit peu savent déjà que je ne la porte pas du tout dans mon coeur, et parmi les rares épisodes que j'ai vainement regardé dans l'espoir de comprendre l'engouement général pour cette série figurent justement deux de ces épisodes avec Dina, par la grâce d'une chance insolente avec la zapette "Tiens, mais c'est Dina Meyer!?! Qu'est-ce qu'elle fout dans cette série de m....?!?". Si je me souviens bien, elle incarnait une aspirante actrice, et accessoirement objet de désir de Matt LeBlanc. Heureusement pour moi, l'année 1997 me marque au fer rouge pour tout autre chose. Un film grandiose, propulsé illico presto dans mon top 20:

YES!!! Starship Troopers!!! Véritable monument de la science-fiction!! Si ce film est une aussi grande réussite, c'est avant tout grâce à quatre noms: le hollandais violent Paul Verhoeven, dans ma toplist des réalisateurs; l'allemand volant Jost Vacano comme directeur photo, qui compose des scènes de combats proprement ébouriffantes; le génie des effets spéciaux Phil Tippett qui supervise toutes les scènes avec les créatures (Putain, il méritait pourtant une flopée d'oscar, ce Tanker!!!) et finalement Dina Meyer, dont c'est le premier film vu par votre serviteur. Un choc terrible! Jamais je n'oublierais cette Dizzy Flores!!! Chaque fois que je le regarde, ce film, je traite ce crétin de Johnny Rico de tous les noms. Mais comment peut-on vouloir sortir avec cette tête de mérou de Denise Richards alors que sa sublime partenaire de jeu n'a d'yeux que pour lui!!! Heureusement, le bon sens l'emportera, et la guerre contre les insectes de Klendathu aura au moins ça de bon: Dizzy parviendra à ses fins, après s'être mesurée au sergent-instructeur Zim (Clancy Brown, je pose un genou par terre...) et à une horde de bugs en furie! C'est pas beau, l'amoûûûûr??

Avec un regard pareil, bien sûr que c'est beau l'amour!! Bon, trêve de romantisme, sinon, j'en connais une qui va de moins en moins tolérer mes "Quel happy-end de merde..." lâchés généralement pour conclure les comédies romantiques
. Bon, retour à nos moutons et à une carrière qui semblait toute tracée. En bonne voie pour avoir son étoile sur le Hollywood Boulevard, Dina étoffe son CV d'un rôle de procureur un peu sévère dans un épisode d'Ally McBeal (série hautement plus fréquentable que Friends, même si je n'ai pas vu tous les épisodes, loin de là. Je me suis surtout concentré sur les derniers, grâce à la présence de Christina Ricci. L'épisode avec Dina résulte d'un autre coup de chance avec la zapette... Comme quoi...). Et puis, là, de manière totalement inexpliquée, Madame la chance retourne sa veste et Dina aura bien du mal à devenir LA star qu'elle mérite d'être. Evidemment, ses films précédents n'ont pas été de grands succès commerciaux et j'oublie tout le temps que Starship Troopers n'a pas généré autant d'enthousiasme que dans ma tête mais tout de même... Et les choses ne s'arrangent pas avec La nuit des chauves-souris. Si le film conforte définitivement son statut de Fantastic Girl à mes yeux, le succès n'est toujours pas au rendez-vous. Vraiment dommage pour une série B de bonne qualité, déjà chroniquée dans le dossier Faune de nos jardins (Part 2).

Vient ensuite une excellente petite surprise, Stranger Than Fiction. Je l'ai loué à ma vidéothèque en voyant qui vous savez sur la jaquette. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne me faisais pas trop d'illusion quand à la qualité de ce qui s'apparentait à un sous-Scream. Et pourtant, de un, j'ai passé un bon moment et de deux, ca n'a rien à voir avec le film de Wes Craven et tous ses ersatz miteux. Il faut plutôt chercher du côté des Petits meurtres entre amis de Danny Boyle ou encore Very Bad Things de Peter Berg, l'humour corrosif en moins. Quatre amis se mettent en position délicate lorsque l'un d'entre eux tue un homme et qu'ils décident de faire disparaître le corps. A partir de là, c'est chacun pour soi et les retournements de situation sont de plus en plus nombreux au fur et à mesure que le dénouement approche. Chouette scénario, et à nouveau bonne prestation de Dina, qui passe aisément de l'amie sur qui on peut compter à la garce vénéneuse. On pourra reprocher une réalisation un peu inutilement tape-à-l'oeil mais c'est bien le seul reproche que je pourrais faire à cette efficace série B. Vivement une diffusion télé (bon, ca fait jamais 6 ans que j'attends, tout va bien...)

Et puis, voilà, la descente aux enfers commence... Un bon paquet de films que j'ai même pas vus... Un quasi-caméo (son personnage meurt dans les cinq premières minutes du film) dans le D-Tox qui marque le début de la déchéance totale de Stallone (Même si le film n'est pas si mauvais que ça, il se prend une méchante gamelle au box-office qui donnera le coup de grâce à la carrière de l'étalon italien). De toutes façons, un énième film sur un tueur en série qui n'apporte pas grand chose, finalement, on s'en serait bien passé. Tout comme la série Birds of Prey qui me faisait pourtant saliver d'impatience. Imaginez, Batman est mort, Robin s'est fait la malle, seule Batgirl est encore là (Dina), mais clouée à un fauteuil roulant. Et Gotham City étant ce qu'elle est, le crime reprend ses droits sur la ville. C'est sans compter sur la nouvelle équipe de nettoyage composée par Batgirl herself: la fille de Selina Kyle (Catwoman, pour les distraits...) et une ingénue médium qui sort de sa campagne pour combattre l'injustice. Las, la série est conçue pour les adolescentes et malgré quelques clins d'oeil agréables (flash-back du dernier combat Batman VS Joker, ce dernier étant interprété par Mark Hamill, déjà talentueux doubleur du même personnage sur la série animée de 1993; Sherilyn Fenn en Harley Quinn!!!), l'ensemble est vraiment de petite tenue et le pilote m'a largement suffit...

Barbara Gordon, alias Batgirl, dirige toutes les opérations depuis la nouvelle Batcave...
Après cette série, arrêtée au bout d'une saison, pointe une discrète sortie vidéo pour le film Deception (aka Decoy). Relativement agréable à regarder, un suspense où une allumeuse au service d'un détective privé, branche les maris infidèles et au moment de passer à l'acte, son patron intervient et constate le coup de canif au contrat de mariage: tout bénéf' pour les femmes désireuses de divorcer. Mais voilà, la jolie madame qui joue avec les hommes (si je vous dis que c'est Dina Meyer qui joue ce personnage, vous serez sur le cul, là, non?) est confrontée à un mari revanchard, et il ne va pas faire bon de traîner toute seule la nuit. Si c'est tout à fait le genre de film parfait pour passer sur TF1 ou M6, le scénario est suffisamment bien fait pour brouiller les pistes et maintenir l'intérêt. Bon petit film, donc, mais pas très connu. Heureusement, le succès frappe à la porte en 2004: Saw fait des ravages dans les salles obscures, et c'est amplement mérité. Même si tout n'est pas parfait, ca m'a fait franchement plaisir de voir un film pareil faire un tel carton. Et quel bonheur de retrouver un Danny Glover aussi intense que dans Predator 2, yeah!!! Alors, certes, l'inspecteur Kerry, on la voit 5 minutes à tout péter mais elle deviendra carrément un des personnages principaux dans la suite! Mais ca n'est pas encore pour tout de suite, et pour se préparer à affronter le Jigsaw à nouveau, elle se détend un petit peu dans un téléfilm sympathique, Crimes of Passion.

Le scénario est relativement bien torché, rien d'original mais le tout est mené avec pas mal de conviction. Dina joue ici une executive woman qui pretend qu'un de ses collègues l'a violée. Celui-ci est viré sur le champ mais intente un procès et touche un montant exhorbitant d'indemnités. Premier retournement de situation: les deux sont complices! Et ce ne sera pas le dernier retournement de situation! Je ne suis certainement pas objectif en disant cela, mais Dina en impose dans son personnage de manipulatrice: femme forte, femme terriblement sexy, femme intelligente, tout le panel y passe. Dommage que la fin n'ait pas pris la direction que je souhaitais. Dommage égalemment que 2005 soit l'année des téléfilms, car de celui-ci, tout à fait correct, on passe à une grosse guimauve puissance 20: His and Her Christmas, traduit en français par un Plus beau jour de l'année qui annonce la couleur! Deux journalistes se bagarrent dans les colonnes de leur quotidien respectif, l'une (Dina) étant pro-amour, pro-famille (mais divorcée), pro-Noël et l'autre, un homme bien entendu, étant beaucoup plus pragmatique, voire déshumanisé. Evidemment, ils se détestent, mais en fait ils s'aiment et à la fin, ils écriront leur article ensemble... C'est ti pas mignon... Après ces deux téléfilms, retour à Saw II donc, qui est sans doute inférieur à sa préquelle mais rien que pour le plaisir de voir Dina Meyer revenir au premier plan, je les mets tous deux au même niveau. Quand au troisième, il baisse d'office dans mon estime, car les scénaristes ont OSÉ tuer son personnage, putain!! Dès le début du film en plus, histoire de bien m'assommer!! Même Mad Movies s'était ligué contre moi, en mettant son cadavre en couverture du numéro 191 mais en prenant bien soin qu'on ne puisse pas voir son visage, hein!! Bande de sadiques! J'ai du la voir des dizaines de fois, cette image en lisant le magazine! Et puis, en voyant le film, PAF!! NOM D'UNE PIPE!! C'était les tripes de Dina, là, en couverture!! Le coup de grâce, vous imaginez bien... Bon, passons car même si je me suis un peu plus ennuyé en le regardant, Saw III se laissait voir, grâce à certaines scènes bien sadiques (impossible d'oublier la purée de porc pourri...). Quand à Saw IV, elle y fera une petite apparition dans un des nombreux flashbacks (il y en a peut-être même un peu trop, je ne serais pas mécontent de le revoir une seconde fois pour être sûr d'avoir tout compris...
).
"Mais qu'est-ce qu'il m'a pris de rempiler une seconde fois?"
Et l'avenir? Pas vraiment de gros films à l'horizon, comme d'habitude... Dur, dur, de se faire une place parmi les stars...
Soundwave
Les autres Fantastic Girls:
- Clea DuVall
- Natasha Henstridge