Black Water & Les insectes mutants (Dossier)
7/25/2008 2:44
Bonjour à tous! Pour faire plaisir à sien, un petit retour de ma part et forcément ca parle de bêbêtes... Si tout va bien, en septembre, j'ouvre mon blog Wordpress, donc ne vous étonnez pas si mes dossiers disparaissent, ils migrent vers une plate-forme qui ne m'obligera pas à les scinder en plusieurs parties... Et ce sera plus zoli, aussi... Mais pour l'instant, place au crocodile de Black Water et les insectes mutants de... ben, Les insectes mutants...
Black Water (David Nerlich & Andrew Traucki - 2007)

Alors, pour les films de crocros, c'est simple, je suggère qu'on laisse le monopole aux australiens... Ils connaissent ça mieux que nous, ils ont plein de faits divers, là-bas. Notamment une histoire de vacanciers bloqués après qu'un gentil saurien ait renversé leur barque. Bon plan pour un film, ça... Surtout si on a un petit budget, il ne faut pas beaucoup d'acteurs, un décor unique... On peaufine un scénario sur cette idée de base, en essayant de dynamiser un peu l'histoire, car à part voir des gens perchés sur un arbre, il n'y a pas grand chose d'autre à voir. Et voilà... Ca paraît si simple... Mais ca n'est pas vraiment le cas, car pour réussir le film, il faut tenir compte de certains éléments. Tout d'abord, on va tout de même passer 88 minutes avec une poignée d'acteurs, pas question de les prendre au petit bonheur la chance. Le casting est ici une étape cruciale et les deux réalisateurs l'ont très bien compris. Ca faisait très longtemps que je n'avais pas vu trois acteurs qui parviennent en si peu de temps à rendre leur personnage attachant, surtout dans ce genre de film! Leur performance est d'autant plus étonnante quand on pense qu'ils n'ont jamais vu l'ombre d'un crocodile sur le tournage!

En effet, Nerlich et Traucki, définitivement des gars bien, ont refusé catégoriquement l'option du crocodile en CGI tout pourri: "On voulait un vrai crocodile!". Evidemment, difficile de convaincre les acteurs de patauger dans l'eau avec un des plus anciens prédateurs de notre planète. Plus qu'à passer cinq jours à filmer l'animal sous toutes les coutures, dans une ferme d'élevage et d'ensuite incruster intelligemment ces images avec les acteurs jouant sur fond bleu. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est bluffant, ca sent le trucage, mais c'est déjà nettement mieux qu'un crocodile numérique! J'applaudis des deux mains, en tout cas! Surtout qu'ils ont réussi ce que très peu de films du même genre parviennent à faire: faire du crocodile un personnage à part entière. Certaines de ses apparitions sont particulièrement soignées et lui confère une aura de bête diabolique, toujours prompte à surgir au moment le plus cinégénique.

Autre élément important: le décor. L'histoire est censée se dérouler dans la région du Nord, mais pour des raisons économiques, il fallait trouver une mangrove près de Sydney. Les recherches furent longues mais ils ont finalement trouvé l'endroit idéal. Petit problème, la marée ne leur donnait que trois heures de tournage par jour, l'eau se retirant progressivement pour ne laisser que de la boue. De quoi alimenter la tension d'un tournage déjà difficile en soi. Mais à nouveau, les réalisateurs s'en sont sortis comme des chefs, parvenant à rendre inquiétant le moindre clapotis d'eau. Le suspense fonctionnant à la manière des Dents de la Mer, ce qui se cache sous l'eau est votre plus grande peur. Alors chef d'oeuvre total? Je n'irais pas jusque là quand même. Le film est malheureusement prisonnier de son pitch et même si ca démarre très vite (la barque est retournée après un quart d'heure!), difficile ensuite de tenir une grosse heure à filmer des gens dans des arbres ou marchant avec de l'eau jusqu'à la taille. Rien de vraiment grave, c'est nettement mieux qu'Open Water sur une histoire similaire. Par contre, la fin aurait pu être mieux. Visiblement conscient du manque de rebondissements (ce qui n'était pas vraiment grave, j'aurais préféré qu'ils continuent sur la voie du réalisme plutôt que de tirer un peu trop sur la corde), les réalisateurs se laissent un peu trop aller. Sans pour autant saborder leur film, on n'a pas droit au happy end niais non plus. Loin de là... Une petite réussite, donc...
Verdict 7/10
Les insectes mutants (Monster Island 2004 - TV)

MTV a encore frappé! Cette chaîne qui est devenue de plus en plus nulle au fil des ans (quitte à faire mon vieux con, c'était quand même mieux il y a quinze ans... On ne passait que de la musique et celle-ci était suffisamment variée pour contenter tout le monde...) a décidé de produire un monster movie délibérément ringard (enfin, j'espère parce que sinon...), avec Carmen Electra. Tout à fait le genre de film qui défie toute logique... J'imagine d'ailleurs les pauvres critiques qui doivent livrer un compte rendu d'une pareille "oeuvre"... Pendant 1h30, nous allons avoir la chance de suivre les aventures palpitantes d'un groupe de jeunes, invités par MTV sur une île tropicale pour faire la fête, avec en guest-star, la bombesque Carmen Electra (je n'ai pas vu un seul épisode d'Alerte à Malibu, mais de toutes celles qui se sont fait connaître en enfilant le maillot rouge, c'est tout de même la plus top. N'en déplaise à Pamela Anderson... ;-)). Oui, mais voilà, il y a des insectes géants sur cette île!!! Et lorsque Carmen pousse la chansonnette, elle se fait illico presto kidnapper par une fourmi reine gigantesque!! Ni une ni deux, notre héros du jour se lance à sa poursuite, afin de délivrer la belle de la bête.

Voilà pour l'histoire, prétexte à des gags idiots, à une romance d'adolescent et à quelques effets spéciaux censés rendre hommage à Ray Harryhausen. Un hommage potache mais tout de même sincère, d'autant plus qu'un personnage porte son nom. Et ce personnage est d'ailleurs incarné par le revenant Adam West, de la cultissime série Batman (Wham, Bang, Poum!!), qui n'arrête pas de débiter des âneries avec un sérieux inébranlable (marque de fabrique des échanges entre un Batman bedonnant et un Robin dubitatif). Ca fait tout de même plaisir de le revoir, tiens... Et tant qu'on parle du casting, notons la précense de Mary Elizabeth Winstead, qui avait été laissée en charmante compagnie dans le Boulevard de la Mort de Tarantino. Côté insecte, le liste se résume à quelques fourmis soldats, la reine, une araignée et deux mantes religieuses, qui au lieu de se livrer un combat dans la plus pure tradition Harryhausen, vont forniquer joyeusement devant nos héros ébahis... Bref, tout le monde l'aura compris, impossible de regarder ce film en gardant son sérieux, sous peine de passer un très mauvais moment. Ceux qui ne se prennent pas la tête (comme moi...) vont se marrer de temps en temps, et surtout se répéter sans arrêt "Mais k'sé con, mais k'sé con..." avec un petit sourire aux lèvres... Je ne peux m'empêcher de vous faire profiter d'une remarque apercue sur imdb, concernant le film:
"Why make a low budget sci fi movie in this day and age. People don't want to watch it, they want The Lord of the Rings!" Ouais mais dans Lord of the Rings, il n'y a pas Carmen Electra et Adam West, d'abord! (C'est un belge comme moi qui a laissé ce commentaire, en plus... Le monde est petit, tout de même...)
Verdict 4/10
Soundwave
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