Accueil | Rechercher | Invitez | Aide S'inscrire | Login



Merci à DVDrama
de budd

Mon top 10 - Les Personnages Exécrables
de budd

TOP 10 LES PERSONNAGES EXÉCRABLES
de kiceline

Mon TOP 10 Excécrables
de jp33

IRON MAN2 accident de tournage !
de kiceline

PRECISIONS TOP 10 LES PERSONNAGES EXÉCRABLES
de LAREDACTION

MARVEL VS CAPCOM 2 : DE RETOUR SUR LES CONSOLES NEXT GEN
de BER

Le Joker de The Dark Knight s'invite chez Neurazic
de Neurazic

TOP 10 : LES PERSONNAGES EXÉCRABLES
de LAREDACTION

Film du mois de Juillet
de jp33

IRON MAN 2 : LE CAMEO DE STAN LEE
de BER

LE QUIZZ MUSICAL
de LAREDACTION

The Punisher: No Mercy sur PS3
de kiceline

GI JOE : NEW POSTER
de BER

Sony Pictures développe Uncharted : le film
de Darkwolf



Pleasantville - la pomme de la tentation et des sens
de Wisler

critiques VERY BAD TRIP - BLOOD THE LAST
de jp33

Coraline : expérience 3D
de ChesterCopperpot

critique JEUX DE POUVOIR (2009)
de jp33

critique TRANSFORMERS 2 - LA REVANCHE
de jp33

Filmo Fight: Russell Crowe vs. Ben Affleck (STATE OF PLAY)
de tib20011

critique CORALINE (2009)
de jp33

Critique: Doghouse de Jake West
de Geouf

FR: Drag me to Hell - Les Beaux Gosses
de tib20011

Filmo Fight: Dennis Quaid vs. Thomas Haden Church (SMART PEOPLE)
de tib20011

critiques TELLEMENT PROCHES - LES BEAUX GOSSES
de jp33

critique SUNSHINE CLEANING (2008)
de jp33

Filmo Fight: Amy Adams vs. Emily Blunt (SUNSHINE CLEANING)
de tib20011

Critique - Terminator Renaissance
de Tema62

critique NE TE RETOURNE PAS (2008)
de jp33



Test "Flash Back" Fantomes contre Fantomes
de Itxarobide16

Test "Flash Back" The barber
de Itxarobide16

Test " Flash Back" Dobermann
de Itxarobide16


de suzon

THE DARK KNIGHT : DVD COLLECTOR EDITION FNAC
de BER

[ HS ] : ELIE ET DIEUDONNE : GARDE A VUE
de BER

Double critique REC / DOOMSDAY
de FreddyK

MAD DETECTIVE
de Rorschach

IRON MAN : 3 MAKING OF
de BER

Test "Flash Back" A History of Violence
de Itxarobide16

an abrahmas movie
de fredsub

Test "Flash Back" Leaving Las Vegas
de Itxarobide16

Test : Strapping Young Lad - "1994 - 2006 The Chaos Years" CD et DVD
de Phantasm

Test " Flash Back" Dark City
de Itxarobide16

Test " Flash Back" Le Maitre de Guerre
de Itxarobide16



TOP 10 des personnages les plus ratés
de Nico

TOP 10 des plus exécrables (corrigé)
de Nico

Top 10 Robots
de annelou

Les Robots au cinémas
de ChesterCopperpot

Mon top 10: Robots du cinéma
de Darkwolf

Top 10: Robots
de tib20011

TOP 10 : MES ROBOTS PREFERES AU CINEMA
de BER

Top 10 films de robots
de jackie

Mon top 10 Vampires
de jackie

MY TOP TEN OF VAMPIRES !
de BER

Top 10: Vampires
de tib20011

Top 10 vampires
de FreddyK

Mon top 10 Mondes parallèles au cinéma
de jackie

Top 10: Mondes Parallèles
de tib20011

TOP 10 : COMMENT SE DEBARRASSER D'UN ENNEMI ?
de BER



WOODY ALLEN ANNEES 2OOO
de jp33

Antichrist et le cinéma de Lars Von Trier
de annelou

Ciné et Téléphone : Top 10
de jp33

flashback EXORCIST BEGINNING (2004-2005)
de jp33

flashback L'EXORCISTE - LA SUITE (1990)
de jp33

flashback L'HERETIQUE (1977)
de jp33

Madonna et le Cinéma
de jp33

flashback L'EXORCISTE (1973)
de jp33

True Blood - Saison 1
de Geouf

MARVEL KNIGHTS : UN GENRE MAUDIT !
de BER

THE FLASH : OU EN EST ON ?
de BER

[DOSSIER] LE GORE AU CINEMA : 40 ANS DE BOUCHERIE - PARTIE I
de Jeremie79

KNOTS LANDING - Saison 13 (1991-1992)
de jp33

Nikita
de tduke

Ne touchons pas aux sagas cultes (suite)
de Padri

 

Filmo Fight: Russell Crowe vs. Ben Affleck (STATE OF PLAY) (Critique Cinéma)
6/24/2009 10:19
Ils sont deux amis qui doivent se faire confiance pour mener une enquête difficile dans STATE OF PLAY, l'adaptation de la série britannique par Kevin MacDonald. Ils sont aussi deux acteurs bien différents, l'un venant d'Australie et l'autre venant des journaux people. Sur le papier, tout le monde pensera que Crowe a la meilleure filmo. C'est sans oublier que Affleck, malgré ses déboires, a toujours été là pour assurer le coup. Russell Crowe versus Ben Affleck, c'est le filmo fight ! La semaine prochaine ? Rien du tout ! Parce que la programmation veut qu'aucun excellents grands acteurs se partagent l'affiche. C'est malin. Donc dans deux semaine...Johnny Depp et Christian Bale dans PUBLIC ENEMIES.



RUSSEL CROWE

Prisoners of the Sun (1990)
Premier rôle au cinéma dans un pur personnage australien, lors de l'invasion d'une petite île au nord de l'Australie par les japonais durant la seconde guerre mondiale. Terry O'Quinn est le supérieur de Crowe qui joue un lieutenant au grand cœur, dans un film pour le moins insignifiant.

The Crossing (1990)
Triangle amoureux dans lequel une femme, abandonnée par l'homme qu'elle aime pour sa carrière professionnelle, tombe sous le charme du meilleur ami de ce dernier. C'est d'ailleurs sur le tournage de ce film que Crowe rencontre sa future femme Danielle Spencer. Pour vous dire à quel point il est intéressant.

Proof (1991)
Encore un triangle amoureux, mais cette fois amusant et traitant de sujets plus élargis. Martin (Hugo Weaving) est un photographe aveugle de naissance qui tombe amoureux de Andy (Crowe), un jeune plongeur dans un restaurant. Mais devant cette amitié qui vire à l'amour, c'est la meilleure amie de Martin, Celia (Genevieve Picot), qui devient jalouse.

Romper Stromper (1992)
Film plus grave et qui marque une première incursion dans la catégorie violente pour l'acteur, qui dirige un groupe de néo-nazis qui passent leur colère sur d'innocents vietnamiens. Le résultat est très mitigé mais Crowe est impeccable, intense et imposant à l'écran.

Mort ou Vif (1995)
Enfin un rôle inoubliable pour la percée de Crowe aux Etats-Unis dans le western génial de Sam Raimi. Le bonhomme est maltraité par un Gene Hackman cabotin à souhait, et reste finalement cet énigmatique prêtre qui va prendre les armes et épouser le cœur de la belle Sharon Stone. Leonardo DiCaprio est un excellent Kid, et les scènes de duel sont les meilleures mises en boîte depuis très longtemps.

Programmé pour tuer (1996)
Film de science-fiction mêlant drame et thriller avec un peu de réussite, il met en scène un Russell Crowe crée pour entraîner les nouvelles recrues militaire, adoptant un comportement violent pour une meilleure immersion. Sauf que cette création va un jour s'évader et devenir bien réel, traquée par Denzel Washington et défendue par Kelly Lynch. Les affrontements et l'idée de départ sont plutôt bons, même si l'ampleur du métrage est très vite gâchée par le côté série B inévitable.

Heavin's Burning (1997)
L'affiche hilarante qu'adopte le dvd du film est un peu à son image: un truc involontairement drôle, sorte de THELMA & LOUISE mélangé à BONNIE & CLYDE avec le côté prétentieux en plus. Crowe y est plutôt pas mal, mais pas au meilleur de sa forme.

LA Confidential (1997)
Énorme second rôle pour Crowe et surtout énorme film adaptant James Ellory à merveille. La plongée en enfer d'un département de la police de Los Angeles, départagé entre les différentes personnalités. Le nouveau venu, Guy Pearce, perce grâce à un coup bas qui va le placer comme un ennemi aux yeux de tous. Le violent, Crowe, ne supporte pas qu'on se metter sur son chemin. Et le chef, Kevin Spacey, cherche la gloire et la presse avant de finir ses enquêtes. Le tout va être saccagé sur le passage d'une vague de meurtres et d'une muse (Kim Basinger) mortelle. Exemplaire.

Breaking Up (1998)
L'impossibilité de rester ensemble malgré l'amour a été traité maintes fois, mais le calme qu'abrite le métrage de Robert Greenwald donne la chance à ses comédiens (Crowe et Salma Hayek) pour en faire ce qu'ils veulent. A savoir un drame sans prétention.

Mystery Alaska (1999)
L'un des premiers films de Jay Roach très amusant et très plaisant, se situant dans le milieu du hockey sur glace en Alaska. Ou quand les querelles de la ville se retrouvent dans une équipe de bras cassés jusqu'à ce qu'ils doivent affronter l'équipe de New-York. Le film vaut avant tout pour son casting, formé de Crowe, Hank Azaria, Burt Reynolds, Mike Myers et la belle Mary McCormack.


Révélations (1999)
Chef d'œuvre de Michael Mann et le meilleur rôle de Crowe à mes yeux, celui d'un employé de qui décide de témoigner dans une émission d'investigation (dirigée par le génial Al Pacino) contre les méfaits des groupe de l'industrie du tabac. Le film est d'une beauté mythique, d'une virtuosité absolue, et vous mène par la baguette durant 2h30 intenses.

Gladiator (2000)
Probablement le rôle de sa vie, celui qui l'amena comme l'ultime acteur bankable de ce nouveau millénaire. Carton partout autour du monde et connu de tous, la performance de Crowe reste l'un des points forts de ce film parfois un peu trop longuet, mais qui montre à la fois le génie de Scott et la virtuosité de sa vision des gladiateurs. On adhère ou pas aux sous-intrigues façon péplum (avec quand même un Joaquin Phoenix flamboyant) mais on ne peut détester les scènes de combats dans l'arène, magiques.

L'Echange (2001)
Premier film d'une longue série d'échecs en tous genres, où Crowe est l'ultime négociateur d'une mission de sauvetage visant à extraire le mari de Meg Ryan d'un camp de réfugiés. Taylor Hackford fait le strict minimum, n'a aucun véritable parti pris et laisse son intrigue prévisible se dérouler.

Un Homme d'Exception (2002)
Il y a des gens qui aiment, des gens qui adorent et beaucoup qui détestent, à cause de son côté surestimé qui a forcément atteint la véritable qualité du film. Le film est fait de façon simple, parfois un peu niaise, mais Ron Howard se met volontairement derrière un classicisme pour laisser place à son personnage principal et rentrer dans sa vision des choses. Si aujourd'hui, je ne l'aime pas autant qu'à sa sortie ciné, je ne peux qu'admirer la performance de Crowe sans cesse au bout du rouleau, capable de péter un plomb énorme.

Master and Commander (2003)
Insupportable fresque de Peter Weir, bourré d'effets-spéciaux boursouflés et de niaiseries inutiles, censés représentés le quotidien des marins durant les guerres maritimes entre Angleterre et France. Venant du réalisateur de THE TRUMAN SHOW, on attendait autre chose qu'un simple blockbuster vaillant sur les mers.

Cinderella Man (2005)
Seconde collaboration avec Ron Howard qui cette fois ne passe pas du tout. La mièvrerie et les bons sentiments de UN HOMME EXCEPTION sont maintenant grossiers, inutiles, et font partie d'une histoire pas forcément fascinante. Une énième histoire d'un gars qui doit nourrir sa famille et qui fait tout pour le faire, même s'il s'agit d'abandonner sa passion. Crowe n'y est pas exceptionnelle, Zellwegger est mal dirigée, Giamatti est dans son coin, et le tout passe très mal. Malgré les magnifiques scènes de combat qui ne sauvent pas le film de l'oubli général. On appelle ça un « film à Oscars ».

Bra Boys (2007)
Crowe produit et narre les aventures de surfers australiens issus d'un mouvement underground, bravant les limites du sport. Le documentaire est longuet mais très intéressant.

A Good Year (2007)
J'ai personnellement détesté ce film, insupportable de bout en bout. Je ne sais pas si c'est le côté flash-back, bonne humeur, détente, romantique ou prévisible de l'ensemble, mais je sais que j'ai trouvé ça irregardable. Ridley Scott nous pond véritablement une merde, et si c'est pour voir Marion Cotillard parler anglais, je passe !

American Gangster (2007)
Après la débandade, le renouveau. Scott signe là un bijou, un classique instantané, brillant et assez virtuose, nous plongeant dans l'enfer de Frank Lucas et sa quête du marché de la drogue à New-York. Crowe est extraordinaire à nouveau, utilisant son poids et sa gueule en faveur de son personnage et de sa présence, et l'empêche d'être bouffer par l'énorme Denzel Washington. Il est où l'Oscar ?

3:10 To Yuma (2008)
Remake certes, mais excellent western au demeurant ! Christian Bale et Crowe y sont géniaux tous les deux, capables de faire passer tellement de choses avec de simples dialogues. Le western en lui-même est rondement bien mené par James Mangold (COPLAND, WALK THE LINE) qui arrive à distiller des moments de violence dans un duel verbal avant l'explosion finale et les 10 dernières minutes vibrantes, sous une musique ahurissante de Marco Beltrami.

Body of Lies (2008)
Passé légèrement inaperçu malgré ses énormes qualités, BODY OF LIES est l'occasion pour Crowe de se donner en spectacle comme personne, créant un décalage total et voulu entre l'intrigue du métrage (qui étudie le mouvement terroristes dans un paquet de décors réels avec un DiCaprio très en forme) et l'humour de Crowe, qui remplit le film de scènes cultes. A voir immédiatement !

Tenderness (2008)
Petit film sorti à peu près nul part, il est pourtant facilement trouvable vous savez où et pas forcément anecdotique, du moins il offre à Crowe dans la peau du détective un rôle en or, pour faire surtout briller l'acteur qui incarne le suspect idéal du meurtre de sa famille (Jon Foster de STAY ALIVE). Venant du réalisateur de HIDE AND SEEK, on aurait pu avoir pire. Mais ça reste quand même très mineur.

STATE OF PLAY (2009)
Le dernier journaliste d'investigation digne de ce nom, c'est lui. Dernier rempart face à l'arrivée d'internet qui doit apprendre à gérer son objectivité lorsque son enquête touche l'un de ses meilleures amis, Crowe est parfait dans un thriller non moins excellent, surprenant métrage d'investigation digne de la série télévisée. Son duo avec Rachel McAdams fonctionne à merveille.

Robin Hood (2010)
Actuellement en tournage, le nouveau Scott peut être aussi bon que raté, et cela dépendra avant tout de l'effort mis dans l'ensemble. Ce qui était censé être l'étude du personnage de Nottingham est finalement devenu un film totalement normal, où Crowe interprète le héros avec un look piqué à GLADIATOR. Si cela pouvait atteindre le niveau des affrontements, on aurait déjà un excellent film.



BEN AFFLECK

Dazed and Confused (1993)
Premier grand rôle après une série d'apparitions. Culte absolu autour de ce film de toute une génération de stoners, réalisé par le petit génie Richard Linklater (A SCANNER DARKLY). Le dernier jour de lycée pour une bande de potes qui vont rendre l'expérience inoubliable. Toutes les graines de stars apparaissent: Milla Jovovich, Matthew McConaughey, Adam Goldberg, Parker Posey et Cole Hauser.

Mallrats (1995)
Première collaboration avec Kevin Smith qui deviendra le noyau de sa carrière, Ben Affleck joue les seconds rôles insupportables dans la peau d'un vendeur de costumes qui essaie tant bien que mal de piquer Shannon Doherty à Jason Lee. Le film en lui-même est un bijou absolu, entre sa magicienne aux trois tétons, ses bretzels senteur caleçon et Stan Lee étant obligé de parler des pénis de tous ses personnages.

Chasing Amy (1997)
Deuxième collaboration avec Smith, souvent considérée comme son meilleur film. En tout cas, il s'agit probablement du plus émouvant et du plus dramatique, où Ben Affleck est le héros principal et touchant qui tombe amoureux d'une lesbienne. Avant que le tout ne se transforme en triangle amoureux avec Jason Lee, meilleur ami de Affleck. A voir absolument, l'univers de Smith se collant parfaitement aux déboires amoureux de son héros.

Will Hunting (1997)
Le succès arrive pour Matt Damon et Affleck, deux potes qui ont décidé d'écrire le film qu'on allait jamais leur donner. Les deux remportent un énorme succès, gagnent l'Oscar du meilleur scénario et deviennent d'immenses stars. Le film en lui-même est exemplaire, une magnifique leçon de vie avec une relation Damon/Williams qui tient du génie.

Phantoms (1998)
Premier film de la loose et première débandade pour une petite série B un peu ringarde mais drôlement sympathique, où Affleck mène une équipe de professionnels pour mettre fin à une menace obscure. Rose McGowan, Peter O'Toole, Liev Schreiber et Robert Knepper apparaissent aussi.

Armageddon (1998)
Michael Bay détruit la planète et le fait super bien. Sous ses apparences de gros nanar façon Roland Emmerich, Bay distille en fait un vrai film d'Apocalypse, avec des sentiments un peu niais mais tout ce qu'il y a de plus normal dans un blockbuster typique. Ce qu'il y a de mieux, c'est les comédiens, d'un Bruce Willis attachant à une équipe de bras-cassés géniale (Steve Buscemi, William Fichtner, Owen Wilson, Michael Clark Duncan)

200 Cigarettes (1998)
Petit film inédit en France mais pourtant excellent, dans lequel plusieurs jeunes à problèmes se rejoignent lors d'une immense soirée. Ben est le barman, tandis que son frère Casey est l'un des clients, aux côtés de Paul Rudd, Christina Ricci, Kate Hudson, Jay Mohr et Elvis Costello dans son propre rôle.

Shakespeare in Love (1998)
S'entendant extrêmement bien avec les frères Weinstein depuis WILL HUTING, Affleck écope d'un petit rôle clé dans un film académique au possible qui énervera tout un pan de cinéphiles lorsqu'il remporte l'Oscar ultime devant le SOLDAT RYAN de Spielberg. Le film en lui-même n'est pas honteux, juste mièvre et un peu trop « regarde tous ces acteurs qui ont accepté de jouer ». John Madden a été capable de beaucoup mieux par la suite.

Un Vent de Folie (1999)
Passage à la comédie romantique aux côtés de Bullock (qui ne sait pas faire grand chose d'autre). Le bonhomme joue un fiancé qui lors d'un voyage en avion un peu particulier, fait la rencontre d'une femme excentrique qui va lui faire vivre l'aventure de sa vie. Entre imposture, vol, strip-tease et ouragan, il va remettre en question son mariage prochain.

Dogma (2000)
Nouveau film culte et nouveau personnage jouissif pour Affleck, qui décidemment prouve qu'il n'est jamais meilleur que par Smith. Le réalisateur sait que Affleck sait tout jouer, et ne fait pas attention à ses affaires de coeur. Affleck et Damon parodient un peu leur dynamique habituelle pour créer les personnages de deux anges condamnés à errer sur terre, jusqu'à ce qu'ils obtiennent la chance de revenir au paradis après être pardonnés de leur pêchés. Linda Florentino accompagné de l'apôtre noir Chris Rock, de Jay & Silent Bob et de l'ange Alan Rickman va tenter de les arrêter. Le film le plus connu de Smith, où les héros combattent un caca géant.

Piège Fatal (2000)
Nouveau film d'action typique et marrant dans lequel Affleck met au point le plan parfait pour se venger de ceux qui l'ont mis en prison. Charlize Theron accompagne le beau Ben qui se fait une réputation plutôt mitigée auprès de ses fans.

Les Initiés (2000)
Connu pour être le film sérieux de Vin Diesel, le métrage est plutôt sympathique et nous plonge dans l'univers fou de Wall Street et de ces petits arnaqueurs qui font tout pour faire du profit. Giovanni Risibi est ce jeune premier venu qui quitte l'université pour rentrer dans l'arnaque, Diesel sera là à ses côtés tandis que Affleck sera la menace intense qui leur sert de chef.

Un Amour Infini (2000)
Décidément, Affleck adore les romances et les avions. En échangeant son ticket d'avion avec un autre passager, Ben échappe à la mort et tombe alors amoureux de la veuve de son sauveur. Forcément, ça va se mentir, se dire la vérité, s'énerver et s'aimer.

Pearl Harbor (2001)
Il est vraiment très dur de regarder PEARL HARBOR sans sentir trois films en un à l'écran. D'abord, il y a cette romance extrêmement plaisante et drôle entre Affleck et Kate Beckinsale. Ensuite, il y a ce film de guerre immense, jouissif, long et imposant. Mais après, il y a ce triangle amoureux horrible où Josh Harnett vient réconforter la femme de Affleck après sa mort supposée. Les trois sont honorables, mais le mélange est juste indigeste et chiantissime. Reste l'attaque de Pearl Harbor, toujours aussi impressionnante.

Jay & Silent Bob Strike Back (2001)
Deux caméos hilarants pour Affleck dans ce délire absolu de Smith, pas son meilleur mais son plus con. Le premier est son personnage de CHASING AMY qui revient pour informer Jay & Silent Bob du tournage d'un film basé sur leur BD culte. Le second est son propre rôle sur le tournage de WILL HUNTING 2: LA CHASSE EST OUVERTE.

Dérapages Incontrôlés (2002)
Personnellement, j'ai toujours adoré ce film très classe, l'affrontement psychologique et peu démonstratif finalement entre Ben Affleck et Samuel L. Jackson, le premier provoquant un accident avec le second et partant immédiatement après. Visuellement, Roger Michelle assure à mort, plus que sur NOTTING HILL en tout cas.

La Somme de Toutes les Peurs (2002)
Affleck reprend le rôle culte de Jack Ryan tenu pendant des années par Harrisson Ford et le fait bien malgré la faiblesse du film. Mais le fait que les terroristes s'attaquent maintenant à une guerre nucléaire fait que l'on accroche pas du tout au sauvetage de Ryan et à la fausse tension qui se dégage du métrage raté.

Daredevil (2003)
Concrètement, le début de la fin totale pour Affleck par rapport à un public toujours avide de critiques et de romances ratées. Le couple Affleck / Lopez a vraiment dépassé son stade de romance et est devenue une marque pour la presse people, transformant chaque prestation de Affleck en une nouvelle raison de le haïr. Dans DAREDEVIL, on ne peut pas trop leur en vouloir: Affleck y est horrible, l'adaptation est totalement foirée, et le film est dans l'ensemble affligeant (Director's Cut ou non). La Fox était déjà à la recherche de trucs à foirer, et laisser faire un tâcheron comme Mark Steven Johnson était une erreur absolue.

Gigli (2003)
Le pire film de Affleck où il joue aux côtés de sa chérie Aniston, à l'époque simple conquête. Pas la peine d'épiloguer: c'est catastrophique.

Paycheck (2004)
John Woo à Hollywood, ça ne le fait plus du tout. VOLTE/FACE était sympathique, le reste est une bouillie, et il en va de cette adaptation de Philipp K. Dick très flemmarde, ne devenant jamais le film de SF ou d'action qu'il voudrait être. Dommage, Aaron Eckhart en bad-guy est impressionnant.

Jersey Girl (2004)
Nouvelle comédie dramatique de Kevin Smith, JERSEY GIRL est son film maudit, celui qui a le plus souffert de la réputation de son acteur principal en bas de l'échelle alimentaire. Pourtant, le film est excellent. En le revoyant dans son contexte et comme un film de Smith (et non une comédie de Smith), il se passe quelque chose de tellement émouvant et de tellement beau qu'il est impossible de passer à côté. Les scènes d'émotion entre Affleck et sa fille sont géniales, et le métrage prend le temps de développer cette relation où la mère est la grande absente de l'équation (la première partie « dans le passé » s'étend sur plus de 20 minutes). Les caméos sont tout aussi bien amenés, entre Will Smith et les habitués de Smith (Damon, Lee, …).

Famille à Louer (2004)
Affleck en mode automatique dans le rôle du salaud devenant gentil, offrant de payer la famille habitant sa maison d'enfance pour retrouver un peu de bonheur. James Gandolfini en gros beauf est assez marrant, surtout lorsqu'on le voit en personnage des SOPRANOS quelques mois plus tard.

Man About Town (2006)
Break de 2 ans et retour en force dans ce petit film très sympathique où Affleck est le nigaud agent d'Hollywood que tout le monde traîne dans la boue. Mike Binder est vraiment un bon réalisateur (voir REIGN OVER ME), et offre un paquet de seconds rôles cultes: Gina Gershon, John Cleese, Kal Penn et Amber Valetta.

Hollywoodland (2007)
Sublime prestation dans un film sous-estimé mais très classe, où Affleck met un coup de poing dans la gueule de ses détracteurs en interprétant George Reeves, le premier Superman qui mis fin à ses jours pour des raisons obscures. C'est d'ailleurs cette partie du film qui offre le plus de tension et le plus d'émotions. Le meilleur rôle de Affleck.

Clerks 2 (2007)
Caméo sans dialogue mais apparition tout de même dans le meilleur film de Smith, la suite de ses héros sans cœur mais avec de la culture geek de CLERKS. Si vous ne l'avez pas vu, vous êtes nuls.

Smoking Aces (2007)
Génial foutoir mis en scène par Joe Carnahan, qui offre deux rôles bien précis à deux acteurs qui sont souvent la risées des cinéphiles: Ben Affleck qui meurt dans la surprise générale après avoir introduit tout le monde, et surtout Ryan Reynolds en agent du FBI en décalage avec la situation générale. Le film supporte toutes les visions possibles et offre une série de fusillades ENORMES.

He's just not that into you (2009)
Le gros film choral romantique de l'année, qui se fout de certains clichés romantiques pour finalement tomber dedans. Le classique (le mari qui trompe et le mari incapable de s'engager – ledit Affleck) se mélange avec le nouveau, la romance décalée et amusante entre Justin Long et Ginnifer Goodwin. Affleck et Aniston finissent par se marier, et il était difficile de se dire le contraire.

STATE OF PLAY (2009)
Encore un second rôle mais quel second rôle ! Dans un film qui offre plusieurs thèmes qui fascinent le spectateur, Affleck est celui qui amène le scandale et qui fait jouer le côté politique de ce thriller exemplaire et surprenant. L'acteur y est génial, retrouvant un capital de sympathie qu'il n'avait finalement jamais perdu.

Extract (2009)
Nouveau film de Mike Judge après le cultissime OFFICE SPACE, Affleck sera le copain défoncé du personnage de Jason Bateman. Les premières réactions sont unanimes: il s'agit d'une des meilleures comédies de l'année. Et comme IDIOCRACY de Judge, on risque de ne jamais le voir sur grand écran en France.

The Company Men (2010)
Une compagnie en faillite est obligée de se séparer d'employés, qui vont alors voir venir les problèmes financiers dans leurs familles respectives. Affleck, Tommy Lee Jones, Kevin Costner, Chris Cooper et Craig T. Nelson apporteront leurs doutes à l'affaire, réalisée par John Wells (producteur de son état).

VAINQUEUR: BEN AFFLECK

J'ai toujours eu de l'affection pour l'acteur, surtout quand je l'écoute en commentaire audio ou quand je lis ses mésaventures dans les biographies de Kevin Smith. Je laisserai donc ce dernier pour parler du talent inné de l'acteur:  « je pourrais mettre Affleck dans tous les films du monde car il est capable de tout jouer. Si je fais un jour LES DENTS DE LA MER, je lui donne le rôle du requin ! ».


Lire les 5 commentaires
Top 10: Robots (Top 20)
6/21/2009 4:22
10. SILENT RUNNING
Très souvent oublié comme LE rôle de Bruce Dern, SILENT RUNNING est un pur film où machines et humains évoluent en toute tranquillité, et possède pas mal de thèmes que l'on retrouvera dans WALL-E et autres films du futur. Écologique, languissant et malin, le film nous montre les terriens en train de reconstituer la faune et la flore dans des serres, avant qu'un homme et sa machine à replanter vont être traqués par un gouvernement qui veut détruire tous ces champs d'herbes.

9. LE GEANT DE FER
Avant de réaliser LES INDESTRUCTIBLES et RATATOUILLE, Brad Bird était un génie qui avait signé l'un des dessins-animés outsiders les plus détonants, LE GEANT DE FER. L'amitié entre un robot géant pris pour un monstre par la population et meilleur ami d'une jeune garçon qui va tenter de prouver à l'armée qu'il n'est pas un danger. Les scènes où les soldats se déchaînent sur le géant sont à pleurer.

8. BLADE RUNNER
Le chef d'œuvre de la SF est toujours une référence, surtout lorsque l'on a tous redécouvert le film en intégralité dans le coffret ahurissant de Warner il y a quelques années déjà. Un film futuriste dans lequel les robots sont des répliquant, des cyborgs intrigants au centre d'une immense conspiration qui va amener Harrisson Ford dans des terrains inconnus.

7. SHORT CIRCUIT
Sympathique petit film sans aucune prétention, c'est aujourd'hui que SHORT CIRCUIT prend un sens particulier, montrant un peu l'atmosphère des films de SF des années 90. Super cheap mais aussi super bien fait, Short Circuit est un robot entièrement en animatronic (qui inspirera Wall-E) et conçu par l'armée qui, après un orage, se met à développer une pensée et se réfugie chez une innocente jeune femme. L'armée à ses trousses et l'amour naissant entre les deux êtres font que l'on trouve un énorme paquet de sous-intrigues et de sentiments.

6. WOODY ET LES ROBOTS
Hilarant film burlesque où Woody Allen incarne un pauvre petit humain qui se réveille des années après avoir été cryogénisé dans un monde où robots servent les humains. La première partie du métrage est absolument hilarante, dans laquelle le bonhomme va de mal en pis et se retrouve déguisé en robots pour servir Diane Keaton lors d'une soirée échangiste. La deuxième partie se centre sur la révolution de quelques hommes contre les machines, et leur chef...le « nez ».

5. WALL-E
Ce qui restera probablement comme le Pixar le plus impressionnant à ce jour (et sachant que tous les autres sont sublimes, c'est beaucoup dire) est aussi la magique histoire d'amour entre Wall-E, le dernier robot encore en marche sur Terre, et Eve, une nouvelle technologie se chargeant de retrouver l'espoir de l'humanité maintenant devenue obèse et en survol dans l'espace. Derrière cette quête d'amour et ces magnifiques moments où les robots, à grand coup de bruitages, se déclarent leur flamme, se cache aussi une brillante satire de l'espèce humaine et une volonté de montrer les êtres différents dans toute leur gloire. Non, vraiment, un chef d'œuvre.

4. A.I.
Imaginé par Kubrick et repris par Spielberg après sa mort, A.I est un film injustement médisé et pourtant magnifique, offrant une fresque géniale dans un univers jamais vu. Entre un New-York sous l'océan, un monde de robots entre fascination et dégoût (la foire), et le cocon familial dans lequel évolue le brillant Haley Joel Osment, on trouve une magnifique variante de thèmes chers aux deux cinéastes.

3. TRANSFORMERS
Le film de Michael Bay est très loin du petit plaisir coupable que l'on a pas envie d'avouer: TRANSFORMERS est l'un des films les plus jouissifs sorti sur les écrans ces dernières années, et pas la peine de le cacher. Avec ses effets-spéciaux absolument révolutionnaires qui rappelle la classique STARSHIP TROOPERS (ils n'ont pas vieilli d'une traite), son Shia LaBeouf brillant, son intrigue puissante et ses scènes d'action magistrales, le film est un grand-huit qui décoiffe, magnifiquement bien mis en scène par un Bay qui définitivement sait filmer l'action. Car oui, je fais partie de ceux qui pensent que Bay est un génie, faisant bien plus que trembler sa caméra lorsqu'il doit montrer des FX ou des explosions. Et il va nous le prouver avec le futur jouissif TRANSFORMERS 2.

2. ROBOCOP
Chef d'œuvre de Paul Verhoeven, je ne m'attendais pas à prendre une aussi grande claque lorsque je l'ai acheté avec ses suites horribles. Violent, intelligent, gore, surprenant, ROBOCOP est un immense film qui nous plonge dans la quête de salut d'un homme devenu robot. La satire industriel est là, les scènes d'affrontement aussi, ainsi que les corps déformés qui s'écrasent contre les pares-brises. Vivement que le personnage reprenne de sa force avec un reboot forcément très attendu.

1. TERMINATOR 2
Un premier opus ringard, un troisième risible, un quatrième énervant...non vraiment, le seul TERMINATOR a avoir su conserver tout son charme et son côté bad-ass au fil des années. Le film est un monument du genre, un road-movie jouissif, qui a surtout proposé un twist absolument génial en mettant le bad-guy du premier dans la peau du héros dans le second. La relation entre Schwarzenegger et John Connor est magnifique, surtout lorsque Linda Hamilton sort de l'hôpital en mode guerrière et que le Terminator apparaît de plus en plus comme un père de substitution. Rien à redire: de la poursuite culte en camion jusqu'à un Robert Patrick impressionnant, T2 est une bombe.

Aucun Commentaire
FR: Drag me to Hell - Les Beaux Gosses (Critique Cinéma)
6/18/2009 2:03
DRAG ME TO HELL de Sam Raimi
8/10

Le retour de Sam Raimi au cinéma d'horreur était quelque chose qui tenait du fantasme absolu pour tous les fans du génie. Il faut dire que sa progression tient aussi de l'extraordinaire parcours d'un débrouille tout qui réalisé un film absolument culte, EVIL DEAD, et qui en fera un phénomène de société. La trilogie EVIL DEAD est extraordinaire car elle mélange au sein de ses propres codes (la cabane, la tronçonneuse, les zombies) plusieurs genres différents: l'horreur pour le premier, la comédie burlesque dans le second et le film d'aventures dans le troisième. Raimi n'a jamais oublié ses racines et distillait des éléments horrifiques dans tous ses films, des mouvements de caméra aux hommages absolus (et ils sont nombreux dans la trilogie SPIDER-MAN). Et entre l'arrêt de SPIDER-MAN 3 et la possibilité d'en faire un quatrième, Raimi a décidé de revenir à ses premiers amours pour nous offrir tout simplement un spectacle jouissif. Sur le moment, impossible de voir si l'œuvre va durer dans le temps, mais il suffit de repenser aux premiers films du réalisateur pour savoir que oui, DRAG ME TO HELL sera bientôt une référence. Pourquoi cela ? Parce que Raimi a eu l'idée géniale de faire un film au concept très sérieux, de créer une ambiance réaliste qui se déroule de nos jours, avec des comédiens très crédibles et un contexte on ne peut plus réel. L'histoire est celle de Christine Brown, une employée de banque un peu trop gentille qui voit son rêve de devenir directrice assistante s'échapper lorsque le petit nouveau Stu impressionne le directeur (David Paymer, hilarant dans sa scène du « ai-je du sang dans la bouche ? »). Christine décide alors de devenir plus ferme et choisit une pauvre femme pour s'exercer. Refusant un prêt qu'elle aurait pu donner mais qui lui aurait valu son nouveau job, elle voit alors cette femme la supplier et l'humilie en face de toute la banque. Tout au long du film, cette intrigue banquière et ce contexte dans l'univers des prêts est traité avec réel sérieux par les frères Raimi qui ont décidé de dépeindre les Etats-Unis comme ils le sont aujourd'hui: une lutte des classes constantes. Il est d'ailleurs amusant de voir la séparation des classes entre Christine et la famille de son petit ami (génial Justin Long), richissimes et très réticents à l'idée de voir Christine devenir leur belle-fille. Sauf que le film ne se résume bien sûr pas à cela, et que Raimi n'en fait pas trop pour dépeindre l'économie actuelle. Il s'agit d'un film de malédiction où après l'humiliation vient la vengeance de cette femme qui s'avère experte en magie noire et en sorts. Voilà en quoi DRAG ME TO HELL est une expérience hors du commun à vivre impérativement dans une salle de cinéma avec un public: parce qu'entre son intrigue sérieuse, la recherche de Christine pour trouver la paix et sa descente progressive vers la folie (elle va quand même jusqu'à tuer un chat) se trouvent les interventions du démon Lamia qui sont toutes plus folles, inventives et géniales les unes que les autres. Raimi n'a absolument rien perdu de sa patte et signe des scènes de flippe jouissives (le travail sonore est bluffant), maniant toujours aussi bien les objets (casseroles qui bougent, portes qui claquent) sans en faire trop, et surtout en nous offrant un PG-13 ultra-crade. Chaque attaque du démon est une nouvelle raison de ne pas se prendre au sérieux et d'offrir un spectacle cruel, la magnifique Alison Lohman s'en prenant plein la gueule. La première bataille dans la voiture offre un léchage de menton répugnant, et ce ne sera que le début d'une série d'idées géniales qui font que le film, dans ses parties qui auraient pu virer au grotesque, s'assument totalement dans leur délire: du sang giclant d'un nez sur un autre personnage, un vomi d'insectes dans la bouche, un œil dans un gâteau qui laisse échapper du sang dégoulinant, une explosion de crâne entraînant l'éjection des yeux sur le visage de Christine, un bouc qui parle et qui mord, un démon victorieux qui danse sur la table, un combat boueux avec un corps décomposé, . L'attachement immédiat pour un personnage hanté mais mal compris par ses proches crée une atmosphère sans cesse en mouvement, surtout lors qu'un personnage typique comme le petit ami incrédule devient magnifiquement bien manié (les apparitions de Christine sont invisibles aux yeux des autres, ce qui explique son détachement progressif avant de revenir en tant que soutien). Visuellement sublime (le plan progressif sur la mouche rentrant dans la bouche de Christine est à tomber par terre), magnifiquement orchestré par un Christopher Young en pleine forme, le film offre surtout l'un des finals les plus impressionnants jamais vus, qui vous met une immense claque dans la gueule sur une idée que l'on pensait au début dépassée (l'échange d'enveloppes est d'abord évident mais le film continue sa route donc on en vient à l'oublier). Voir une héroïne tombée sur les rails d'une gare et se faire emporter par les mains de l'enfer est juste quelque chose d'impressionnant dans les 2 dernières minutes d'un métrage. Sam Raimi est définitivement un génie et son film ne peut vous faire que du bien: un film qui distille une ambiance mystique pour vous faire exploser dans ses interventions hilarantes.

LES BEAUX GOSSES de Riad Sattouf
8/10

Riad Sattouf vient de foutre une claque consécutive aux mondes de LOL (avec ses putes anorexiques qui s'échangent des SMS) et ENTRE LES MURS (avec ses racailles philosophes qui jouent au football avec leur prof) avec l'insoupçonné et génial LES BEAUX GOSSES. En traitant d'un sujet de la plus simple et la plus austère possible, l'auteur de BD vient de signer une œuvre qui dépasse son pitch de TITEUF sur grand écran (ce qui faisait très peur) pour devenir tout simplement le meilleur teen-move français jamais fait. Il livre un film réaliste, ingrat comme l'était le collège, fait de tous ces petits trucs que tout le monde faisait: les conversations débiles avec ses potes, les expérimentations, la découverte du sexe, le premier baiser, les fantasmes sur l'avenir. Sans pour autant se faire passer pour le film générationnel ultime, Sattouf mélange expérience personnelle, clichés et mémoire commune pour faire des BEAUX GOSSES un produit unique, le croisement entre STEAK et un film de John Hughes. Le résultat est cultissime de son générique de début à la dernière séquence finale. L'intrigue est donc typique de ce genre de films, et conserve pourtant tout du long un fraîcheur inédite grâce au regard porté par Sattouf envers ses personnages principaux. La classe de collège à laquelle il s'intéresse est tout simplement bourré de clichés, mais pas de clichés agaçants de films, des clichés de la vie réelle qu'on avait l'habitude de rencontrer à cette époque. Se plaçant clairement d'un point de vue masculin durant tout le film, Hervé et Camel sont ainsi boutonneux, mal coiffés, repoussants, comme quasiment tous les garçons du film. Les plus vieux de la classe sont des enfoirés de service qui raquettent, le plus étrange est la victime de la classe (Mahmoud, à observer pendant tout le film) et on y trouve aussi la salope, la sainte nitouche, la binocleuse, le gothique, le type qui drague avec des phrases sorties d'internet, ainsi que le lot de boudins habituels. Sans compter la présence des adultes et professeurs, tous plus caricaturaux les uns que les autres: le suicidaire qui trimballe une corde en pleine journée, le coincé qui n'arrive pas à dire « coît », le timbré homosexuel qui donne des leçons de français, le prof de maths affligé, la directrice qui mène une double vie (géniale Emmanuelle Devos). Mais c'est en faisant en apparence une classe de clichés absolus que Sattouf arrive à nous faire comprendre la réelle signification du titre, ô combien ironique en apparence mais qui réserve une petite leçon derrière: ce n'est pas parce qu'on est moche qu'on ne peut être beau. Car oui, Harvé et Camel sont beaux. Leur objectif d'obtenir une copine et d'emballer n'est pas ainsi mis sur un piédestal comme dans un AMERICAN PIE, et se découle bien naturellement des situations qui en découlent. Ou comment un pauvre petit garçon se masturbant dans des chaussettes sur La Redoute, mangeant des bananes comme des sucreries et écoutant du rap breton va se retrouver à embrasser secrètement puis publiquement la belle Aurore. L'expérience personnelle et le fait d'avoir vécu au collège les mêmes choses fait que le film devient ô combien intéressant, avec des petits détails qui ne trompent pas: le premier baiser, la honte de sortir devant les autres, le sourire béa, les petits mots en classe, les premiers attouchements, la pression de la première fois. Ce lot de petits détails devient hilarant lorsqu'il touche la mère de Hervé, sûrement le meilleur adulte du film, interprétée brillamment par Noémie Lvovsky (déjà délirante dans ACTRICES). Mère juive vivant dans un HLM avec son fils, ses réactions et son évolution est identique à beaucoup de mères: l'incruste à la soirée de Hervé, la dépression nerveuse, la recherche d'un nouveau mec, l'obsession sur la masturbation de son fils, ou encore cette scène à pleurer de rire où elle observe son fils embrasser pour la première fois et cri de joie (avant de tout raconter au téléphone). Ponctué de scènes tordantes venues de nul part (surtout en gymnastique où tous les accidents semblent arrivés), de techniques de dragues minables, de répliques tout simplement cultes (« Un truc complètement à la tunisienne ») et de choc émotionnel (les larmes de Hervé semblent bien réelles), le métrage se finit à coup de deux séquences mémorables qui prennent tout leur sens à la deuxième vision. La première est la vision du futur par Hervé qui, après avoir déclaré sa flamme à Aurore, imagine ce qu'ils deviendront après des passages obligés...et s'imagine en agent immobilier la croisant au rayon chaussure. La seconde est la dernière du film, cette séquence qui vous met une pêche d'enfer, sur fond de « You Think You're a Man » de The Vaselines, où Hervé épouse sa condition de beau-gosse. Sattouf a démontré en un film à la fois puéril mais intelligent, à la fois totalement dingue mais touchant (on y trouve quand même des ruptures amoureuses et des toilettes d'avion vidées sur la tête du héros), que l'adolescence est quelque chose de mouvementé et qui avance toujours, qui ne reste jamais statique, et qui offre l'occasion aux beaux d'épouser leur condition de beaux-gosses. Tout simplement.

Aucun Commentaire
Filmo Fight: Dennis Quaid vs. Thomas Haden Church (SMART PEOPLE) (Critique Cinéma)
6/17/2009 1:56
Leur film aura mis plus d'un an pour sortir sur les écrans français. Pourtant, SMART PEOPLE n'a rien de honteux, bien au contraire. S'embellissant de visions en visions, ce combat verbal impressionnant donne surtout lieu aux acteurs d'exploser. Les deux frères sont Dennis Quaid et Thomas Haden Church. Et ils ont tous les deux plus de vingt ans de carrière prêts à s'affronter dans ce nouveau combat de filmographie. La semaine prochaine, Rusell Crowe et Ben Affleck seront dans STATE OF PLAY.



DENNIS QUAID

Breaking Away (1979)
Tout abdos dehors pour son premier grand rôle dans le film de Peter Yates, Quaid fait des débuts remarquables. Un film qui est passé à côté de son public en France mais qui a trouvé ses fans au fil des années. Il est aussi culte qu'un John Hughes et a son charme particulier. Voir Quaid très jeune et le futur Rorschach délirer au bord d'un étang de fortune est très précieux.

Gorp (1980)
Une guerre de serveurs complètement débiles dans une ambiance entre le ZAZ et le AMERICAN GRAFFITI. C'est énorme, très bête, et destiné à une cible bien précise américaine: la jeune génération délurée. On s'habille en blanc, on sert du coca, et on mange des burgers dans un diner. A ranger à côté de PORKY'S et 1941.

L'homme des cavernes (1981)
Après avoir côtoyé le gang des frères James, Quaid remonte le temps encore un peu et devient un homme de la préhistoire dans un film complètement con qui a sûrement influencer Apatow pour son YEAR ONE. Un triangle amoureux dans le désert où Quaid tombe amoureux de la femme de Ringo Starr.

Les Dents de la Mer 3 (1983)
La saga était déjà finie dans un deuxième épisode très moyen, mais cette fois, Universal franchit la limite. Dennis Quaid vient donc au secours du parc aquatique en combattant du requin, en allant dans des bars et en plaisantant avec les femmes...tout ça en 3D, à l'époque où tous les films se devaient d'avoir de la 3D inutile. Du coup, des membres flottent sous l'eau à un moment.

Dreamscape (1984)
Quaid est devenu bankable et sert de faire-valoir à une histoire de SF réalisée par Joseph Ruben (GORP). Le pitch est sympathique, surtout avec les acteurs engagés (Max Von Sydow, Christopher Plummer): l'invention du gouvernement permettant de rentrer dans les rêves d'une personne endormie.

L'Etoffe des Héros (1985)
Enorme film culte, énorme morceau de cinéma et de bravoure. Quaid fait bien de s'inscrire en second rôle d'un film sur un groupe de spationautes qui marche au ralenti, prêt à s'inscrire dans l'histoire. Le tout est réalisé avec classe par Philip Kaufman, orchestré par Bill Conti avec un casting hallucinant.

Enemy Mine (1985)
Petersen, à l'époque où il ne faisait pas que s'enchaîner des effets-spéciaux inutiles à l'écran, avait mis en scène un excellent et intense film d'action spatial (avec une affiche culte) où Quaid se retrouve bloqué sur une planète interdite avec un alien particulièrement hostile.

L'Aventure Intérieure (1987)
Culte de chez culte, le bijou de Joe Dante est une merveille d'invention, d'effets-spéciaux et de jeux d'acteur qui font plaisir à voir. Quaid se retrouve minuscule et enfermé dans le corps d'un innocent un peu boulet qui va devoir combattre malgré lui des organisations secrètes. Martin Short est l'hôte de Quaid et le fait très bien.

Bienvenue au Paradis (1990)
Après des seconds rôles insignifiants, Quaid tourne avec Alan Parker. Si la romance classique et impossible entre un syndicaliste mal fortuné et une japonaise de passage. Le noyau du film est la façon dont Parker dépeint une romance dans les années 30 aux Etats-Unis. Le reste est complètement oubliable.

Undercover Blues (1993)
Kathleen Turner et Dennis Quaid dans un mix particulièrement étrange (et cheap) entre LA GUERRE DES ROSES et TRUE LIES. Les Blues, des anciens espions de première classe, se sont arrêtés à la naissance de leur bébé. Mais quand celui-ci atteint l'âge de 6 mois et qu'ils déménagent en Nouvelle-Orléans, leur mission va être de sauver leur peau. Quaid s'éclate mais vieillit à l'écran, et on sent une certaine importance de trouver des rôles plus marquants dans les années qui vont suivre.

Wyatt Earp (1994)
Premier rôle qui sent le changement, celui dans le western très long de Lawrence Kasdan. Trop académique pour tenir sa longueur de 3 heures, le film tient certaines de ses promesses, notamment au niveau de son casting, où Quaid combat avec hargne au côtés d'un certain Kevin Costner, icône ultime à cette époque. Madsen, Cazievel, Pullman, Hackman, Baldwin, Léoni et Sizemore. Le capital de sympathie est donc énorme.

Flash and Bone (1995)
Petit film plutôt modeste, on y trouve pourtant l'une des meilleures prestations de Quaid, un fermier texan qui doit affronter le passé de son père (James Caan) quand il rencontre au milieu de nulle part une jeune femme qui va faire exploser le secret de sa famille. C'est mené avec grande classe par Steve Kloves (scénariste de tous les HARRY POTTER).

Amours et Mensonges (1995)
Lasse Hallstrom peut être très surprenant comme réalisateur (le génial THE HOAX) mais est aussi ultra-académique. Quand il n'est pas aux bottes des Weinstein, il réalise une bluette romantique très classique, sur fond de mensonges, de tromperie et de couple vivant dans l'erreur pour Warner. Quaid est un salaud de service aux yeux de sa femme, Julia Roberts.

Coeur de Dragon (1996)
Film totalement culte pour moi, le choc a été énorme lorsque je me suis rendu compte que l'on devait cette épopée qui n'a rien perdu de son charme à Rob Cohen, le beauf derrière FAST & FURIOUS. Du coup, l'épopée prend des airs assez ridicules à la vision de cette amitié entre Quaid et Sean Connery, un dragon qui n'a rien perdu de son impact visuel. Sympathique.

La Piste du Tueur (1997)
Passant par la case polar obligatoire pour certains acteurs, Quaid s'en sort bien dans un film beaucoup moins bon. Epaulé par un Danny Glover tout en finesse, Quaid est un flic désabusé qui veut retrouver son fils, capturé au Texas par un tueur qui signe ses crimes pour en faire un jeu de pistes ronflant.

A Nous Quatre (1998)
Case Disney pour Quaid dans le premier rôle de Lindsay Lohan qui interprète des filles qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau...mais qui ne s'étaient jamais rencontrées avant le camp d'été. Quaid est le père, et c'est totalement agaçant.

La Carte du Coeur (1999)
William Carroll réalise un film choral sur l'amour avec son casting impressionnant, passant de Sean Connery à Angelina Jolie en passant par Ellen Burstyn, Ryan Phillippe et Amanda Peet. Ca se prend évidemment très au sérieux et c'est parfois ridicule, mais la touche glamour est là.

Any Given Sunday (2000)
Le film de sport ultime, l'un des plus beaux morceaux de bravoure à crampons sur grand écran. Oliver Stone signe l'un de ses meilleurs films et fait de Dennis Quaid un symbole dépassé, usé, rattrapé par la compétition (aka la jeunesse de Jamie Foxx). Le film est un pur moment de jouissance, capable par exemple de débuter par un match de plus de dix minutes. C'est fou, c'est fun, c'est carrément bandant, et Al Pacino y trouve l'un des rôles de sa vie. Enorme claque.

Fréquence Interdite (2000)
Enervant ou sympathique, les avis tranchent sur le film fantastique de Gregory Hoblit. Jim Cazievel est un type vivant dans l'ombre de son père, qui va retrouver une vieille radio et se mettre à parler à ce dernier...avant sa mort. Le concept est sympathique jusqu'à ce que ça commence à virer au thriller classique lorsque les deux se mettent sur la route d'un tueur qui aurait assassiné sa mère après que Quaid ait survécu à un incendie (et qu'il ait changé le passé). Académique au possible.

Traffic (2001)
Un film à la hauteur de sa réputation, impeccable de bout en bout, et offrant à Quaid un second rôle en or. L'ensemble est tellement bien orchestré, bien filmé et bien écrit qu'il est difficile de faire la fine bouche. A moins de trouver le tout surestimé et boursouflé.

La Gorge Du Diable (2002)
Case très inutile avec l'horreur. Les sourcils froncés pendant 1h30, Quaid fait peur à voir aux côtés de Sharon Stone et Kristen Stewart qui crient et ouvrent la bouche. L'affrontement entre la famille et l'ancien propriétaire fait peine à voir.

Rêve de Champion (2002)
C'est parti pour le film de sport académique où un vieux lanceur de baseball surpuissant est engagé malgré son âge, devenant le plus vieux « rookie » de l'histoire. C'est très niais, très enfantin, et c'est mené par un John Lee Hancock insignifiant.

Alamo (2003)
Remake totalement affligeant d'un chef d'oeuvre du western, John Lee Hancock obtient un casting très classe (Thornton, Quaid, Jason Patric, Patrick Wilson) mais n'assure absolument pas dans la prise du fort Alamo. Aucune ampleur, aucune raison de remplacer un original devenu classique intemporel.

Loin du Paradis (2003)
Commençant une variante entre petits films et blockbustes, le bijou de Todd Haynes est véritablement une perle à découvrir. Quaid y est juste impressionnant et étonnant en mari qui délaisse sa femme dans les années 40. Mais alors qu'elle pense qu'il la trompe avec une autre, elle va découvrir son homosexualité et son attirance pour la vie nocturne des bars de la ville. Les codes des films de Douglas Kirk pour une histoire jamais vue.

Le Jour d'Après (2004)
Roland Emmerich a l'air de faire des blockbusters très agaçants qui gâchent les scènes spectaculaires à cause des personnages. Même constat avec LE JOUR D'APRES qui souffre du syndrome gros film bourrin (les scènes de tempête sont géniales) avec l'histoire pathétique d'un père cherchant à retrouver son fils, un Jake Gyllenhaal enfermé dans une bibliothèque à New-York. Quand il s'embarque sur les sentiments et les émotions, c'est très long et à côté de la plaque. Mais pas aussi horrible que 10 000.

En Bonne Compagnie (2005)
Coup de cœur total pour ce petit film passé inaperçu, mais qui présente un rôle inédit pour Quaid: le père jaloux qui a peur de grandir et de voir sa fille grandir avec lui. La romance inédite et hilarante entre le génial Topher Grace et la belle Scarlett Johansson met du baume au cœur, même si le happy-end n'est pas là. Paul Weitz devient un type à suivre.

Le Vol du Phoenix (2005)
Remake d'un excellent film catastrophe qui part d'un accident d'avion pour devenir un thriller dans le désert le plus total, Quaid prend les commandes du Phoenix mais est vraiment agaçant tant il suit des codes et des lignes directrices vues et revues. Les tensions, les amitiés, les rebondissements, tout est prévisible et John Moore n'arrive jamais à se servir de ses acteurs pour faire passer la moindre tension.

Une Famille 2 en 1 (2006)
Faut-il parler de ce film du réalisateur de SCOOBY-DOO qui pique TREIZE A LA DOUZAINE ?

American Dreamz (2006)
Retour devant la caméra de Paul Weitz avec cette satire simple mais carrément hilarante de l'Amérique avec un grand A. Tandis qu'il se moque des terroristes, des émissions de réalité-TV et d'une jeunesse pathétique, ce qui retient le plus l'attention est le duo Dennis Quaid/Willem Dafoe, qui se moque du président américain et de Dick Cheney avec intelligence.

The Express (2008)
Encore une fois, retour dans les sentiers abattus pour Quaid qui interprète le fameux entraîneur d'un fameux joueur de football américain. A éviter.

Vantage Point (2008)
Plus qu'un film insignifiant, Pete Travis signe un véritable nanar. Une histoire dans le temps avec des retours en arrière pompeux, des acteurs en roux libres, des intrigues parallèles pathétiques, et des incohérences toutes les 5 minutes. C'est véritablement horrible à regarder alors que ça partait d'un bon concept avec des personnages insignifiants: 2 gardes du corps du président, un touriste avec sa caméra, une journaliste, une bande de terroristes ou encore la réalisatrice d'une émission télé. Tout ça se perd, se mélange et ennuie.

The Horsemen (2009)
La seule bonne raison de voir ce rip-off exotique de SEVEN est Dennis Quaid est flic totalement halluciné et à côté de la plaque. Le reste fait vraiment le produit de studio commandé à un étranger qui, fort de ses inspirations, n'a pas pu imposer sa patte. Un croisement totalement hybride qui fait mal aux yeux.

SMART PEOPLE (2009)
Encore une fois, Quaid excelle dans les rôles simples mais très recherchés. Il ressort de son passé des exemples de professeurs de fac typiques pour créer un personnage totalement antipathique, sans cesse au bord de l'implosion ou de la dépression. L'un des meilleurs rôles de l'acteur, tout simplement.

GI Joe (2009)
Le gros beauf Stephen Sommers, avec ses FX très moyens et ses idées à la con, adapte l'un des trucs les plus improbables du monde: les poupées. Contrairement à TRANSFORMERS, GI Joe a l'air de souffrir de ses scènes qui se prennent au sérieux (tout le côté militaire assuré par Quaid) et son concept complètement con avec des comédiens qui sortent des répliques attardées (Channing Tatum en tête). Malheureusement, on peut parier sur un spectacle très agaçant.

Pandorum (2010)
Visuellement, ça a l'air d'une claque. Sur le papier, ça a l'air énorme. Un film de SF comme on adore en voir, avec Ben Foster et Dennis Quaid en passagers qui se réveillent après un long sommeil pour découvrir que leur vaisseau habitant des centaines de passagers est maintenant vide...et contaminé par un virus transformant les victimes en grosses bestioles.

Legion (2010)
Scott Stewart et un film sur l'Apocalypse. Dennis Quaid, Paul Bettany, Tyrese Gibson, Lucas Black et Kevin Durand formeront un groupe d'étrangers, dernier rempart de l'humanité, réfugiés dans un restaurant. Ils vont alors se rendre compte que l'une des femmes avec eux est enceinte du Messie.

The Special Relationship (2011)
Gros buzz pour le film qui marque la troisième collaboration entre Peter Morgan (cette fois réalisateur) et Michael Sheen, qui interprète Tony Blair durant le mandat de Bill Clinton. Et Quaid vient en renfort pour interpréter le président américain et la relation spéciale entre Blair, Bush et Clinton. A voir aussi : Julianne Moore en Hilary Clinton ?



THOMAS HADEN CHURCH


Tombstone (1994)
Western culte sur la vie de Wyatt Earap justement, le film se distingue de son remake par une classe absolue et une maîtrise de son style de bout en bout. Très plaisant est aussi de voir Kurt Russell en héros, ainsi que Val Kilmer, Sam Elliot, Michael Biehn, Powers Boothe, Charlton Heston, Bill Paxton, Michael Rooker ou encore Billy Bob Thornton.

George de la Jungle (1997)
Thomas Haden Church se fait repérer dans son rôle d'enfoiré de service dans cette histoire crétine mais assez amusante de George, un Brendan Fraser au top de sa forme physique dans cette relecture de TARZAN façon Looney Tunes. Les bambins apprécieront la blague de l'arbre dans la tronche, utilisée au moins 10 fois.

Free Money (1998)
Yves Simoneau dirige un casting ébouriffant, où deux hommes se voient obliger d'épouser des jumelles. Charlie Sheen, Haden Church, Brando, Sutherland et Arquette sont de la partie.

Susan a un plan (1998)
Excellent petit film à la GO où une sacrée galerie de personnages se mettent devant la caméra de John Landis. Susan a envie d'éliminer son ex-époux et, avec l'aide de son amant, engage une paire de tueurs amateurs. Conneries s'ensuivent avec Dan Akryod, Billy Zane, Danny Huston, Roy Schneider, Michael Biehn et un caméo de Stuart Gordon.

Goosed (1999)
La pulpeuse et incroyable Jennifer Tilly vaut toujours le coup d'œil, même dans ce film où on lui prédit que l'homme de sa vie est un médecin nommé Steve. LA concurrence entre Damon Wayans et Haden Church s'ensuit. Insignifiant.

The Specials (2000)
Un peu comme MYSTERY MEN, THE SPECIALS se moque des super-héros en se basant sur la vie réelle. A savoir, le lancement d'une gamme de jouets et la découverte d'une femme infidèle dans une journée typique pour un groupe de bras-cassés. Le tout vu à travers les yeux de la nouvelle recrue Jordan Ladd. C'est souvent très drôle et cela donne l'occasion de voir des hommes masqués dans une vie bien réelle.

Monkeybone (2000)
Petit rôle pour Haden Church dans cette comédie très étrange qui mélange délire enfantin et vulgarité des Farrelly. Brendan Fraser crée un personnage appelé Monkeybone et, après un accident de voiture, se retrouve plongé dans son univers avant que ce petit singe malin (animé par Henry Selick, seule grosse qualité du métrage) ne reparte dans le vrai monde en habitant le corps de son créateur. Du pipi, du caca et une morale.

Lone star state of mind (2001)
Toujours un peu le même rôle dans un film d'ados puéril, Joshua Jackson kidnappant un livreur de pizzas visiblement très demandé. Haden Church est l'énigmatique « Killer » comme il le sera dans un autre film pour ados avec le même genre d'ambiance.

Destination Graceland (2001)
Jouissif à souhait, le combat à Vegas de Kurt Russell et Kevin Costner, tous les deux habillés en Elvis pour un hold-up qui tourne très mal. Les 30 premières minutes sont véritablement cultes, avec des dialogues cisaillés, avant de devenir un affrontement plus classique mais rondement bien mené entre les deux hommes (et Courtney Cox au milieu). Aux côtés de Kevin Pollack, Church veut arrêter le massacre.

En Eaux Troubles (2002)
Inédit et sorti chez Metropolitan plusieurs années après, un mauvais drame avec Billy Bob Thortnon dans un registre vu et revu (le shérif un peu bourru qui s'obstine). La seule raison de jeter un œil sur le film est son contexte, l'intrigue policière se déroulant dans une ville homophobe où un transsexuel est assassiné. Mais le côté « direct to video » rend vraiment la vision agaçante.

Rolling Kansas (2003)
Premier film réalisé par Haden Church, ce dernier se réserve un rôle de flic dans une histoire de stoners pure et dure, la quête d'une forêt magique de marijuana par quelques gamins un peu défoncés. C'est plutôt marrant.

Serial Killing 4 Dummys (2004)
Parce qu'il s'ennuie et qu'il ne sait que faire de sa vie, un adolescent va s'improviser serial-killer. Un concept de départ très intéressant, un résultat assez cheap et trop modeste pour toucher. Church incarne un véritable serial-killer qui va sévir en même temps que notre héros apprend à tuer, ce qui va bien sûr mener à leur rencontre et l'arrestation du tueur.

Sideways (2005)
Probablement le rôle de sa vie, et celui qui a relancé sa carrière. D'autant plus touchant qu'il s'agit là d'un rôle qui lui ressemble beaucoup, celui d'un acteur raté qui est connu pour ses publicités ringardes et qui, avec son meilleur ami Miles à quelques jours de son mariage, décide de se prendre une petite virée dans les vignes de Californie. Incapable de grandir et d'apprendre de ses expériences, le rôle de Haden Church est le parfait représentant de ces éternels enfants qui se décident à la dernière minute et qui entraînent leurs amis n'importe où. Même dans la chambre d'un couple d'obèses en pleine action.

Spanglish (2005)
Petite comédie sur la barrière de langue et l'un des rôles sérieux de Adam Sandler, incarnant un homme partagé entre son foyer américain et sa nouvelle femme de ménage mexicaine. Quand celle-ci s'appelle Paz Vega, on peut le comprendre.

Broken Trail (2006)
La classe absolue dans un western/téléfilm où notre cow-boy, aux côtés de Robert Duvall, prend sous son aile un groupe de jeunes filles chinoises afin de les protéger. Le tout dure 3 heures dans sa version finale, et c'est réalisé par un génie du nom de Walter Hill (THE WARRIORS).

Over the Hedge (2006)
DreamWorks, en réalisant un film moins modeste, a surtout l'un de ses meilleurs films au catalogue, l'un de ses plus sympathiques en tout cas. Sans prétention, l'histoire de ce groupe d'animaux qui vont s'incruster dans une banlieue pavillonnaire est assez bien menée, surtout par un Steve Carell ahurissant de bêtise en écureuil sur-vitaminé. Haden Church écope du rôle du gros beauf de la fourrière, et le fait avec joie.

Charlotte's Web (2006)
Casting vocal impressionnant pour ce nouveau BABE adapté d'un roman culte pour enfants. C'est plutôt sympathique mais très niais, malgré son bestiaire très recherché: Haden Church en corbeau, Julia Roberts en araignée, John Cleese en brebis, Buscemi en rat, Redford en cheval, et Sam Shepard en narrateur.

Idiocracy (2007)
Rebaptisé horriblement PLANET STUPID en dvd, IDIOCRACY est une petite comédie très sympathique signée Mike Judge, l'homme derrière BEAVIS & BUTTHEAD. Luke Wilson est propulsé dans un futur très moyen où les Etats-Unis sont devenus des abrutis complets. Le casting de gueules défilent sous nos yeux, et même si la seconde partie du film est très moyenne (Wilson mène une campagne électorale et gagne), il reste au demeurant une très bonne découverte.

Spider-man 3 (2007)
OUI, j'aime toujours autant le troisième volet de la trilogie de Sam Raimi. OUI, je l'adore et je le trouve absolument génial. Thomas Haden Church y est juste extraordinaire dans la peau de ce père de famille traqué, rejeté, ne sachant plus vraiment s'il faut faire le mal par principe ou par vengeance. C'est d'ailleurs la naissance du Sandman qui reste l'une des prouesses de ces nouvelles aventures.

SMART PEOPLE (2009)
Frère beauf, homosexuel refoulé et agaçant, Church excelle absolument dans un registre de comédie sarcastique brillant. Le développement de son personnage et sa relation avec Ellen Page sont ce qu'il y a de plus savoureux et de plus touchant dans le film, tandis que Quaid va s'offrir les services de son frère en tant que chauffeur privé en cours de route.

Don McKay (2009)
Magnifique drame qui se profile avec Haden Church dans la peau du personnage principal, un pauvre employé de l'entretien d'un lycée qui va revenir après 25 ans dans sa ville natale pour revoir son amour qui souffre d'un cancer. C'est avec la belle Elizabeth Sue.

Imagine That (2009)
Nouvelle bouse de Eddie Murphy pour les gamins qui promet une morale bouffonne, une scène dramatique en milieu de métrage, des éléments fantastiques et un grand méchant loup incarné par Haden Church.

All About Steve (2009)
Dans la peau d'un journaliste à l'égo démesurée, Church sera les yeux du spectateur face à une romance incongrue entre une femme (Sandra Bullock) et l'homme qu'elle prend pour l'homme de sa vie (Bradley Cooper). Les femmes totalement folles, ça peut être sympa à voir.

Easy A (2010)
Si le casting des adultes paraît jouissif (Churc, Stanley Tucci, Malcolm McDowell), le fait que cette comédie se passe sur les bancs du lycée fait très peur. La mignonne Amanda Bynes sera la fille brillante qui utilisera les rumeurs des bacs à sable pour se faire une réputation d'enfer. C'est réalisé par le type derrière FIRED UP, un très mauvais film de pom-pom boys.

Big Eyes (2010)
Biopic de Margaret Keane qui offrira à la belle Kate Hudson un premier rôle de choix, celui de la peintre qui fut accusée par son mari (Church) de plagiat sur l'ensemble de son oeuvre. C'est réalisé par un grand duo de scénaristes, Scott Alexander & Larry Karaszewski (ED WOOD, LARRY FLYNT, AUTO FOCUS, MAN ON THE MOON).

VAINQUEUR: DENNIS QUAID

C'est évidemment Quaid qui remporte le fight, pour la simple et bonne raison qu'il a eu plus d'années d'expèrience. Il a vieilli à l'écran, et on le sent plus responsable de ses choix. Son envie de donner de vraies performances et de s'éclater (SMART PEOPLE versus GI JOE la même année) fait qu'il a une classe d'enfer, et qu'il peut vraiment être brillant à l'écran. Haden Church a tardé à exploser avec SIDEWAYS mais mène sa carrière plutôt bien, gagnant un respect au fil des rôles.

Aucun Commentaire
Top 10: Vampires (Top 20)
6/15/2009 5:44
10. TRUE BLOOD
Série TV par le créateur de SIX FEET UNDER, les aventures d'une jeune barman tombée sous le charme d'un vampire dans une région reculée du Texas alors que les buveurs de sang ont tenté de s'incruster dans la population sont brillantes. Il y a du sexe, du torride, du sang, des effets-spéciaux un peu pourris et des acteurs mystérieux pour donner vie à un bestiaire unique, à des situations plutôt intéressantes, et offre au spectateur ce que UNDERWORLD était incapable de faire: la vision crédible d'un monde où vampires et humains co-existent.

9. LA SAGESSE DES CROCODILES
Très intéressante relecture du thème qui montre Jude Law en séducteur obligé de suivre sa condition de vampire, passant à l'acte au moment où il va coucher avec ses victimes. Les métaphores sont nombreuses et pas connes du tout, et le réalisateur donne une classe toute autre à un acteur brillant. Ou quand la beauté est un charme dont on aimerait bien se séparer pour ne plus faire de mal.

8. MARTIN
Romero signe un film de vampire qui tient de l'urgence, du très glauque et de l'étrange, plutôt que du gore ou de l'horreur. Le style visuel est unique, proche d'une Nouvelle Vague qui croise l'expressionnisme de Murnau. On sent que tout cela a vieilli mais il y a un charme inhabituel qui fait sa force.

7. ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE
Brad Pitt, Tom Cruise, Kirsten Dunst, Christian Slater, Antonio Banderas, Stephen Fry, dans un film de Neil Jordan d'après un roman culte de Mary. Le film est toujours aussi bon, montrant l'histoire d'un vampire qui ne voulait pas en être un et qui accepte sa condition au fur et à mesure que son ennemi juré/mentor va se faire dangereux.

6. BLADE 2
Après un premier film qui a mal vieilli et un troisième film pathétique, Guillermo Del Toro avait donné de la puissance à Wesley Snipes dans ce rollercoaster totalement génial. C'est ultra-décomplexé, c'est écrit de façon à ce que l'on trouve 3 films en un seul, et c'est surtout l'occasion de voir un affrontement unique entre Blade et un hybride émouvant. Le final au lever de soleil est magnifique. Et qui n'a pas eu des frissons à l'ouverture des mâchoires des nouveaux vampires ?

5. VAMPIRES
John Carpenter offre un spectacle jouissif où James Woods pourfende du buveur de sangs avec une cool attitude excellente, mélange de western et de drame (la relation vulgaire entre Woods et Baldwin est brillante) qui finit par des explosions de chair assez sublimes. Le meilleur film du réalisateur avec THE THING, car le plus proche de sa vision sans concession d'un monde de taglines bien senties. Voilà ce qu'aurait pu être GHOSTS OF MARS.

4. DRACULA, MORT ET HEUREUX DE L'ETRE
Mel Brooks et Leslie Nielsen s'attaquent au mythe de Dracula en parodiant tout et n'importe quoi, de Coppola à la littérature de Stoker. C'était le film culte de mon enfance, celui qui a réussi à me faire pleurer de rire devant des jets de sang et des organes découpées, celui où le rêve de Dracula est d'aller faire un barbecue à la lumière du jour.

3. L'OMBRE DU VAMPIRE
Baroque et instantanément classique pour tous ceux qui ont eu la chance de voir le film, il s'agit là d'une œuvre intelligente qui détourne la vérité et les faits pour faire quelque chose d'unique et d'imprévisible. Le tournage de NOSFERATU vu de faon à ce que la star, véritablement possédé par son rôle (LE rôle de Dafoe), soit bien plus qu'un simple acteur jouant un vampire, sous la caméra d'un Malkovich halluciné.

2. LET THE RIGHT ONE IN
Chef d'œuvre suédois qui est tout simplement le plus beau film de vampires jamais fait. La relation entre deux enfants innocents en apparence, sauf que l'un d'eux est une victime de sa classe qui veut passer à l'acte et que l'autre est une jeune fille vampire obligée de se nourrir. Esthétiquement parfait, le film est extraordinaire de bout en bout.

1. UNE NUIT EN ENFER
La référence inoubliable concoctée par Robert Rodriguez en matière d'horreur et de retournements de situation, la structure du film a été tellement repompée dans tous les sous-genres possible que le script de Tarantino transcendé par le fun de Rodriguez est le film ultime en matière de vampires. C'est d'abord hilarant, intense et ébouriffant lorsque les frères Grecko vous emmènent sur la route des péchés et des enlèvements sanglants. C'est ensuite ultra-gore et fun lorsque le Titty Twister se transforme en énorme bain de sang avec un Tom Savini qui flingue et qui mord, un Tarantino qui meurt sous les yeux de Clooney et un Keitel qui se fait dévorer vivant devant son fils (asiatique qui plus est). On a pas fait plus culte.

Aucun Commentaire
Top 10: Mondes Parallèles (Top 20)
6/10/2009 6:24
10. ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
Symbole ultime du voyage d'un monde à un autre, le classique de Disney est surtout connu pour être celui avec le plus de références au monde des adultes, de son personnage totalement halluciné (drogué) du début jusqu'à la fin aux personnages plus sadiques les uns que les autres, symbolisant parfois une pédophilie capable de vous fasciner. Très étrange, très drôle mais très bizarre, ALICE est à prendre au second degré quand on dépasse les 15 ans et à regarder avec grande curiosité. Il ne s'agit pas là de mon Disney préféré, très loin de là, mais de l'un des plus fascinants.

9. LAND OF THE LOST
Gros regret de voir que ce film ne sera diffusé en France qu'à partir de Décembre tant il s'agit d'une aventure estivale parfaite pour l'été. Tant pis, ce n'est pas demain que Will Ferrell deviendra à la hauteur de son talent ici. En attendant, l'association entre le génie de la comédie et du réalisateur brillant des ORPHELINS BAUDELAIRE donne une aventure très sympathique, surprenante d'un point de vue humour (les affrontements entre Ferrell et Danny McBride sont jouissifs), magnifiquement bien mis en scène, et fascinante dans la recherche de son bestiaire (d'un singe régressif à un tyrannosaure intelligent). Imaginez un peu si VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE était un film fun, sans prétention, avec des effets-spéciaux parfaits et une vraie énergie. Et puis comment résister à Anna Friel (PUSHING DAISIES) ?

8. CORALINE
Ayant eu la chance de voir le film de Henry Selick aux Etats-Unis et en 3D à sa sortie il y a bien longtemps, c'est sans surprise que je connaissais la claque qui allait arriver sur les écrans. D'une beauté majestueuse avec un travail sur la perspective hallucinant (surtout en 3D), le film est l'une des perles de l'animation, encore un bijou signé Selick, à voir et à revoir, avec une symbolisation parfaite d'un monde différent par rapport à un autre, les humeurs de Coraline sur ses voisins se concrétisant dans cet étrange univers boutonné. C'est malin comme tout et cela donne lieu à 5 dernières minutes tétanisantes (la main mécanique est déjà dans le panthéon des méchants animés).

7. NOTHING
Le réalisateur de CUBE nous offre un produit barré estampillé ovni avec les aventures non-sensiques de deux colocataires qui se retrouvent dans un monde tout blanc. Fatigués de leur job et de la population globale, ils sont en effet arrivés à se téléporter dans le néant, dans le rien absolu, dans un truc blanc rebondissant qui les entoure. Le film tient parfaitement bien son concept, utilisant à la fois les aspects jouissifs de la chose (ils peuvent faire disparaître ce qu'ils veulent) et à la fois l'inévitable affrontement entre deux êtres (avec quelques fantasmes gores hilarants). Vincenzo Natali a encore frappé !

6. LE SECRET DE TERABITHIA
Sous ce titre ringard et cette promotion débile (vendu comme le nouveau NARNIA) se cache une perle absolue qui m'a fait pleurer à chaque vision. L'histoire plutôt incroyable mais très réaliste d'un couple de jeunes enfants qui à l'aide de leurs esprits (et non d'un énième portail) vont inventer un monde féerique. Le film est surtout sublime dans sa deuxième partie après un rebondissement inattendu et déchirant qui choquera même les cinéphiles les plus impartials. J'aurais vraiment aimé que le film trouve son public tant il est fait simplement, sans prétention mais avec talent.

5. STARGATE
J'affectionne tout particulièrement cette débilité de Roland Emmerich car elle me rappelle mon enfance, l'époque où je ne pouvais plus rester assis devant les aventures de Kurt Russell dans une Egypte mystique, et où je coupais donc le film à partir du moment où cet étrange prince avide de pouvoir apparaissait à l'écran. Le film est assez fun finalement, bien moins agaçant que les dernières bouses du réalisateur, et le concept de traverser une porte du temps est plutôt jouissif.

4. SILENT HILL
J'ai fait parti à la sortie du film des fans absolus de la vision de Christopher Gans sur le petit village de Silent Hill. Le film est à revoir pour tout un tas de raison, mais d'abord parce qu'il est magistral. Sa mise en scène, sa photographie, ses effets spéciaux, ses personnages tétanisants (la secte chrétienne en contient un bon nombre), sa mythologie et sa balance entre réel et imaginaire. Tout est d'une beauté éclatante, assez pervers et brutal. On se prend une claque dans les moindres détails, et il offre accessoirement une des plus belles fin pour un film fantastique.

3. L'ANTRE DE LA FOLIE
Classique de John Carpenter avec un Sam Neill totalement halluciné qui traverse les dimensions et les états de transe pour nous livrer un film fantastique terrifiant, horrible mais bel et bien fascinant. Les effets gores ont certes pris un certain coup de vieux, mais le film est tellement culte et tellement bien foutu qu'il est difficile de faire la fine bouche.

2. LE LABYRINTHE DE PAN
Chef d'œuvre absolu de Guillermo Del Toro qui a su toucher à la fois les fans et les novices, le film est un régal, une perle visuelle qui met en avant la créativité de l'artiste avec les visites de la petite héroïne dans un monde extraordinaire, alors que le monde souffre de la deuxième guerre mondiale (et Sergio Lopez en sergent impressionnant). Un classique instantané qui mélange bestioles fascinantes, réflexion et poésie avec brio. Dommage que la sauce ne prenne pas dans HELLBOY 2 qui tente un peu le même schéma.

1. SLIDERS
Alors oui, il s'agit là d'une série TV, mais le thème de notre top est dans le titre. Exploité jusqu'à plus soif par une équipe de chercheurs ultra-fun, SLIDERS est tout simplement une série culte. Le genre de séries cultes à regarder uniquement en VF, à collectionner et à chouchouter à force de revoir vos épisodes préférés. Jerry O'Connell n'était pas encore ringard, et John Rhys Davies n'était pas encore un nain.


Lire les 2 commentaires
Filmo Fight: Amy Adams vs. Emily Blunt (SUNSHINE CLEANING) (Critique Cinéma)
6/10/2009 11:43
Elles sont sœurs dans la petite comédie modeste SUNSHINE CLEANING, elles sont toutes les deux belles, et elles sont deux actrices qui se sont vues portées sur le devant de l'écran en moins de 5 ans. Qui est la véritable star entre les deux, celle pour qui on pourra compter n'importe où, n'importe quand ? Voici le Filmo Fight entre Amy Adams et Emily Blunt ! La semaine prochaine: Dennis Quaid versus Thomas Haden Church !



AMY ADAMS

Belles à Mourir (1999)
Son premier film ? Un petit bijou caustique venu de nul part, connu de quasiment personne, mais qui est voué à un petit culte grâce à sa vision hilarante des concours de beautés aux Etats-Unis. Ou comment les belles participants pour devenir la Miss locale se crêpent le chignon à la John Waters. Le casting est parfait: Adams donc en second rôle, mais aussi Kirsten Dunst, Denise Richards, Ellen Barkin, Allison Janney et Brittany Murphy.

Sexe Intentions 2 (2000)
Le film de la loose. Qui aurait dit que la nouvelle idole des jeunes avait débuté dans le rôle d'une femme fatale dans l'une des trilogies les plus débiles du cinéma ? Le deuxième volet ne conserve ni la classe (selon certains) du premier, ni le côté séduction impossible. Au lieu de cela, Amy Adams batifole en soutien gorge. Parfait pour YouTube !

Arrête-moi si tu peux (2003)
Avec un rôle aussi charmant que naïf, Amy Adams s'est révélé être le symbole de toute une partie de la vie de Frank Abagnale Jr, incarné avec brio par Leonardo DiCaprio. L'un des films les plus attachants et les plus touchants de Spielberg, où la belle Adams joue les infirmières sexy et les fantasmes d'un personnage en quête de famille. Et quand on a Martin Sheen en beau-père qui vous chante Noël devant la télévision, cela tient de la perfection.

The Last Run (2004)
Quand une petite comédie inoffensive devient de plus en plus malsaine et glauque, cela donne un très sympathique film où Adams brille considérablement, en petite amie innocente qui voit ces deux amis engagés dans une course au sexe sans précédent.

The Wedding Date (2005)
Après une apparition dans le pathétique AU SERVICE DE SARAH, Adams réitère un second rôle dans une comédie romantique très moyenne. Elle incarne l'infatigable meilleure amie, comme tous les seconds rôles dans l'histoire du cinéma romatique.

Junebug (2005)
petit bijou à l'impact considérable, JUNEBUG tient de ces films indés venus de nul part avec des acteurs que l'on a vu partout dans des seconds rôles mais qui tiennent la vedette ici. Humain, drôle, frais, un film qui fait du mien et qui soulève des problèmes diverses au sein des couples à l'écran. Enceinte jusqu'aux doigts, Adams tient tête à un Ben McKenzie étonnant.

Standing Still (2005)
Film choral sur le mariage, la partie de Adams est rayonnante grâce à l'actrice en future mariée. Une cérémonie qui donne l'occasion de voir des amis d'enfance revenir, boire et se droguer dans un mélange d'humour et de situations plutôt bien fait.

Talladega Nights (2006)
Amy Adams est sexy, belle et drôle ? C'est en tout cas la première chose qui étonne et fait rire en voyant la belle se frotte aux génies que sont Will Ferrell et Adam McKay. Elle y est géniale en assistante de Ricky qui va finalement s'assumer pour gagner un concours de seins contre l'ex du champion. La classe absolue.

Tenacious D (2006)
Caméo certes, mais ce serait oublier que oui, Adams est définitivement membre d'une rare catégorie d'actrices capables de tout faire. A voir aussi dans le même genre: son SATURDAY NIGHT LIVE, brillant.

The Ex (2006)
Fan de la première heure de Zach Braff, THE EX est surtout un film qui a connu des difficultés et n'a pas marché. Pourtant, une fois le dvd ouvert et le film lancé, on ne peut que penser qu'il s'agit là d'une comédie très sympathique avec un casting parfait. La preuve, même les rôles les plus infimes sont joués par Amy Poehler, Fred Armisen, Mia Farrow, Paul Rudd, Romany Malco et Amy Adams.

Enchanted (2007)
Après un court doublage dans le pathétique UNDERDOG, Amy Adams épouse sa volonté d'élargir ses horizons et joue dans un Disney. Sa Giselle est l'une des seules qualités d'un métrage qui le mettra au devant de la scène. Elle sait chanter, elle sait jouer les niaises attachantes, et elle sait tenir un rôle casse-gueule. Dommage que le film soit insignifiant. Et que Patrick Dempsey soit aussi naze face à elle.

Charlie Wilson's War (2007)
Parmi les assistantes sexy d'un Tom Hanks exemplaire en sénateur armé de vérité et de salut, celle qu'on retiendra le plus sera Adams, la seule qui ne se conduit pas en pouffe et l'aide réellement. Elle assure le spectacle et signe un nouveau second rôle en béton. Le film en lui-même vaut largement le coup, Philip Seymour Hoffman étant en immense forme.

Miss Pettigrew Lives for a Day (2008)
Sorti un an plus tard en France, ce petit film assez mièvre doit être pris comme une fable pour apprécier ses côtés « tout le monde il est beau ». Encore une fois, très bon rôle pour Adams, qui joue une riche héritière en quête de l'amour aidé par sa domestique Frances McDormand.

Doubt (2008)
Hoffman et Adams se retrouvent directement dans DOUBT, un film théâtral certes mais brillant dans sa morale et dans son déroulement. Ou l'accusation de pédophilie d'un Père respecté par une Sœur qui tente de se mettre les gens de son côté.

Night at the Museum 2 (2009)
Ce qui étonne dans la performance de Adams, ce n'est pas qu'elle arrive à tenir tête aisément à Stiller dans son rôle d'aventurière, mais c'est qu'elle arrive à illuminer un rôle sur le papier cliché (le second rôle qui accompagne le héros et devient sa copine pour une courte période). Elle donne une puissance et un punch à Amelia qui sont véritablement inédits, et elle arrive à faire passer une simple scène de baiser en une affirmation de sa sexualité.

SUNSHINE CLEANING (2009)
Modeste film tourné dans la simplicité, SUNSHINE CLEANING ne réduit pas pour autant ses intentions à n'importe quoi. Amy Adams est la sœur qui a encore des rêves de princes charmants, ou qui plutôt veut se faire croire qu'elle est capable de convaincre son amour (Steve Zahn) de quitter sa famille pour elle. Douce pour une comédie amère, Adams est une nouvelle fois parfaite.

Julie & Julia (2009)
L'académique Nora Ephron, reine des comédies télécommandées (NUITS BLANCHES A SEATTLE, VOUS AVEZ UN MESSAGE), revient avec une histoire étonnante qui pourrait bien être un petit film qui fait du bien. Rien que la présence à l'écran de Meryl Streep en cuisinière française et de Amy Adams en jeune nouvelle aux fourneaux fait déjà envie. Le happy-end sera de rigueur (PS: je suis toujours fan absolu de son MA SORCIERE BIEN AIMEE et je l'assume pleinement).

Leap Year (2010)
Le prochain buzz sera sûrement pour LEAP YEAR, tout simplement par ce qu'il est écrit par le type derrière SLUMDOG millionnaire. Il en faudra beaucoup plus à Simon Beaufoy pour pondre les aventures d'une jeune femme qui tente de demander son copain en mariage durant la fête de l'Irlande. Quand le copain s'appelle Adam Scott, ça pourrait être très bien.



EMILY BLUNT

My Summer of Love (2004)
Assez beau petit film qui donne l'occasion à Blunt de briller dans la peau de Tasmin, une femme énigmatique et exotique qui va emmener Mona sur le terrain des plaisirs charnels et des sentiments nouveaux.

Irresistible (2006)
Sorti au Publicis l'année dernière un peu dans l'anonymat total, il s'agit là d'une petite bouse où Susan Sarandon et Sam Neill surjoue totalement, tentant de nous vendre cette histoire de mère de famille obsédée pour garder son cocon familial propre. On est très loin du génie de SERIAL MOM.

Le Diable s'habille en Prada (2006)
Voilà le film qui a marqué la carrière de Blunt, tout simplement parce qu'elle était encore meilleure que ses adversaires. On se souvient plus des performances que du métrage lui-même, la preuve en est celle de Meryl Streep et de Emily Blunt justement, qui écrase Anne Hathawhay dans leurs quelques joutes verbales.

Wind Chill (2007)
Superbe petit film qui vaut justement sur les performances de Blunt et de Ashton Olmes plutôt que sur ce concept de road-movie qui tourne au fait-divers. Moralement puissant, les dialogues sont excellents et les acteurs tiennent le métrage sur leurs épaules.

The Jane Austen Book Club (2007)
Un concept débile qui avait subi une critique dans le magnifique LITTLE CHILDREN et qui est ici pris au pied de la lettre, avec ce groupe de femmes excentriques qui se retrouvent pour lire du Jane Austen. Le film rappelle beaucoup plus l'irritant THE WOMEN qu'autres choses, avec son casting féminin gigantesque (dont Maria Bello, Blunt et Maggie Grace).

Dan in Real Life (2007)
Mon petit coup de cœur personnel où Steve Carell décide de prendre sa vie en main durant une réunion familiale typique. La grosse surprise était de retrouver Blunt dans un petit rôle, celui d'une ancienne mocheté du lycée devenue une bombe absolue, et qui va sortir en double-date avec Dan, son frère et la femme qu'il convoite. La scène de danse au bar est hilarante.

Charlie Wilson's War (2007)
Les chemins se retrouvent une première fois, même si les deux n'ont pas les mêmes scènes ni les mêmes importances au sein du métrage. Blunt est cependant bien présente en fille d'un personnage clé pour le sénateur.

The Great Buck Howard (2009)
Sorti dans un petit circuit de salles aux Etats-Unis en début d'année, le film se montre assez débrouillard et sympathique pour prétendre à une sortie française. John Malkovich est énorme en Buck Howard, ce pur produit américain qui vend du rêve, de la magie et des conneries à un public fasciné. Blunt est la compagne de l'assistant de ce dernier, joué par le génial Colin Hanks.

SUNSHINE CLEANING (2009)
Épousant sa condition de femme obscure et morbide, Blunt explose dans le rôle de la sœur, beaucoup moins naïve et terre à terre que Adams. Elle offre surtout deux crises de rires au spectateur avec un comique de mots (l'histoire du homard géant raconté à son filleul) comme de gestes (la chute sur le matelas).

The Young Victoria (2009)
Et voilà le film en costumes de la belle, incarnant la jeune reine Victoria dans un film qui a vraiment l'air d'être académique. Espérons qu'il sache se faire plus intense que le ronflant THE DUCHESS avec la belle Keira, abonnée à ce genre de rôle.

Wild Target (2009)
Retour en Angleterre pour un film au speech très sympathique, voyant un tueur professionnel obligé de rempiler à cause d'un énigmatique voleur. Sont annoncés Bill Nighty, Martin Freeman, Rupert Everett et Rupert Grint aux côtés de la belle.

The Wolf Man (2009)
La bombe que tous les geeks attendent, car il pourrait s'agir là d'un des plus beaux films d'horreur de ces dernières années. En tout cas, tous les éléments sont là. Le mythe du loup-garou revisité de façon sanglante, poétique et violente par Joe Johnston (JUMANJI !!!) avec Benicio Del Toro dans le rôle titre de la bête. Toutes les images et bandes-annonces respirent bon le classique instantané.

The Girl (2009)
Drame social déroutant et choix de carrière sans prise de risque, THE GIRL verra Blunt en texane au grand cœur qui à la suite de la perte de son enfant commence à aider les immigrés mexicains à passer la frontière.

Gulliver's Travels (2010)
« Enorme » est le premier mot qui vient à l'esprit à la lecture du projet. Imaginé un peu le réalisateur de SHREK 2 (non non attendez !) donner vie à la légende de Gulliver écrite par Nicholas Stoller (monsieur FORGETTING SARAH MARSHALL), incarné quant à lui par Jack Black. La galerie de seconds rôles sera magnifique: Jason Segel, Emily Blunt, Billy Connolly et beaucoup d'autres surprises.

Gnomeo & Juliet (2010)
Première voix pour dessin-animé avec cette relecture du mythe de Shakespeare avec des gnomes dedans. James McAvoy sera aussi de la partie. Pourquoi pas ?

Shoot the Messenger (2010)
C'est une rumeur, mais cela pourrait être confirmé dans les prochains jours. Emily Blunt sera au centre d'une affaire plutôt spéciale puisqu'elle va aller jusqu'à se venger de le thérapeute de son ex-mari (Anthony Hopkins) qui est pour elle au centre de son divorce. Aucun réalisateur attaché, mais le script est signé Ted Griffin (OCEAN'S ELEVEN et LES ASSOCIES).

VAINQUEUR: AMY ADAMS

Son sourire, son regard, ses cheveux roux, Amy Adams est un symbole et une des plus grandes actrices qui explose dans chacun de ses rôles. Seulement voilà, avec tous ses projets à venir et un talent évident, Emily Blunt ne fera que grandir. Le résultat pourrait changé d'ici 2010, même pas 7 ans après le début de sa carrière.

Aucun Commentaire
FR: Looking for Eric - Terminator Salvation (Critique Cinéma)
6/5/2009 4:14
LOOKING FOR ERIC de Ken Loach
6/10

Contrairement à un film comme JCVD, LOOKING FOR ERIC n'est pas né de l'initiative du réalisateur anglais Ken Loach ou de son scénariste attitré Paul Laverty, mais de Eric Cantona lui-même. Un peu étrange donc qu'à la vision du film, ce qui s'annonçait comme une comédie sociale hilarante et intelligente se transforme en métrage sérieux, beaucoup trop sérieux. On ne sait pas trop où toute la deuxième heure veut en venir tant elle semble vaine et pourtant belle et bien là, inutile à souhait. Le concept de départ était pourtant génial: un misérable postier de la région de Manchester, après une tentative de suicide ratée et un point sur sa vie triste, se met à voir Eric Cantona. Les discussions non-sensiques avec la légende du football et de Manchester va l'inspirer et l'obliger à se reprendre en main. Sur le papier et d'après les premières réactions, il s'agissait là d'un sujet en or pour un cinéaste qui a franchement eu du mal question rythmique ces dernières années. LE VENT SE LEVE et IT'S A FREE WORLD souffrent tous les deux d'une demi-heure de trop et d'un manque de rythme que semblaient évité une comédie comme LOOKING FOR ERIC, tout en conservant le style visuel naturaliste et le degré social cher au réalisateur. La première heure est d'ailleurs parfaite et à la hauteur des attentes. La performance absolument exceptionnelle de Steve Evets se retrouve côte à côte du symbole Cantona, capable de se ridiculiser en deux phrases. La passion de Eric pour Cantona est fascinante, et on se prend aussi à acclamer le footballeur lors de ces magnifiques montages où l'on découvre ses plus grands buts. Cantona aide Eric à se retrouver et à comprendre que sa vie actuelle pourrait être autrement. Il reparle à une femme qu'il a fui des dizaines d'années auparavant lors qu'elle venait d'avoir un enfant, de peur de ne pas être à la hauteur. Reparler à cette femme qui représente ses illusions de jeune adulte est une claque pour le personnage, et on sent réellement les émotions lors des conversations de plus en plus chaleureuses entre les deux. Seulement voilà, en sous-intrigue, Ken Loach se perd totalement avec cette histoire de pistolet caché dans le plancher d'un des fils de Eric. Ce qui était une façon de montrer l'extrémisme du personnage va prendre une importance de plus en plus agaçante avant que le métrage ne devienne totalement sérieux à ce propos. C'est là que Loach et le scénario montrent leurs limites: ils sont finalement incapables de choisir entre la comédie, le film social et le thriller. Car il s'agit bel et bien d'un thriller qui va se dérouler sous nos yeux: Eric tente de rendre le pistolet et se fait humilier par le gangster du coin, la police débarque en plein déjeuner familial, l'ambiance se fait de plus en plus rude et austère...avant que toute cette intrigue ne se transforme finalement en énorme farce avec l'humiliation publique du gangster par un groupe de supporters armés de masques de Cantona. Une résolution hilarante à quelque chose qui s'est pourtant montré très sérieux et très ronflant pendant la plupart du métrage. Surtout que, le pistolet prenant de plus en plus d'importance, faisant penser à un SWEET SIXTEEN raté plutôt qu'à une tentative de peinture de la société anglaise. Dommage, car c'est au détriment de la personnalité hilarante des amis postiers de Eric, des speechs sur la passion du football dans les pubs et même au détriment de Cantona lui-même, absent de la deuxième partie du métrage. Une véritable déception qui montre encore une fois un problème de rythme chez Loach.

TERMINATOR SALVATION de McG
5/10


Dans le jeu des justifications, McG est le roi. Le bonhomme a décidé de faire passer son TERMINATOR SALVATION pour un martyr depuis le début, et y est arrivé avec exploit. C'est simple: dès qu'il y avait une news sur le film, il s'agissait là de McG qui comparait son film, ses influences ou son pénis par rapport aux autres. Pourquoi le film existe ? Pourquoi il le réalise ? Pourquoi cette histoire ? Pourquoi Schwarzy ne participe pas ? Pourquoi on ne voit pas les seins de l'actrice ? Pourquoi le film est PG-13 ? Pourquoi il y a 40 minutes de scènes coupées ? Pourquoi cette fin alternative (qui était totalement ridicule et faussement « noire ») ? Bref, McG est plus un acharné des relations presses plutôt qu'un réalisateur, et cela se voit. Sa présence au générique est tout aussi étonnante que l'était celle de Jonathan Mostow sur T3. Mostow avait au moins réaliser un bon film. McG a fait les CHARLIE'S ANGELS. En fait, seule la présence de Christian Bale rassurait un peu le fan le plus sceptique, le bonhomme ayant toujours assuré le maximum même dans les pires bouses (il est ultra-crédible dans SHAFT alors...). Au final, le film vaut mieux que T3 mais n'est en rien un film acceptable. Parce qu'il se place sans cesse en justification, McG est totalement passé à côté d'un film potable et rate totalement son sujet. Pire, comme WOLVERINE, il gâche totalement une saga pourtant bien partie. T2 restera le chef d'œuvre absolu que l'on connaît, et l'on oubliera T4 dans quelques mois. Car du début jusqu'à la fin, le film passe à côté. A côté de tout, à côté de son potentiel pourtant pas si mauvais, et à côté de ses personnages tous plus insipides les uns que les autres. Le générique d'ouverture n'a pas de sens (2 fois le non du film à l'écran ?) et la séquence d'ouverture est ridicule, introduisant le personnage de Marcus Wright (Sam Worthington, future star s'il a des rôles moins cons que celui-là, il le mérite totalement) avec un dialogue complètement con face à Helena Bonham Carter, la femme qui va convaincre Marcus de donner son corps à Cyberdyne, devenant ainsi des années plus tard un hybride inédit entre humain et machine. Pendant ce temps, John Connor nous est introduit dans une mission qui pille totalement CHILDREN OF MEN avec deux longs plans que l'on sent bien plus malhonnêtes que visionnaires, tant McG ne serait pas le genre de gars à faire d'aussi long plans avec la caméra portée pour compléter sa vision. Non, le bonhomme a juste trouvé le film de Cuaron bien foutu et a décidé d'en piquer un bout avant de passer à autre chose. C'est à dire à une mise en scène bouche-troue qui ne prend jamais de l'ampleur, et qui paraissait étonnement meilleure dans la bande-annonce. Une bande-annonce qui a d'ailleurs tout révéler au film, comme ci les exécutifs pensaient honnêtement que TOUT montrer allait empêcher les fans de haïr les surprises (inexistantes) dans le film. Mais vu que l'on sait que Marcus est un hybride avant même d'avoir vu le métrage, difficile de se sentir concerné quand il va traverser un champ de mines magnétiques ou quand il découvre son buste ouvert. Il n'y a juste aucun suspense de ce côté. De l'autre, McG enchaîne les dialogues très courts et les ellipses pour donner à son film un manque de souffle complet, alors qu'il aurait pu gagner énormément de qualités en prenant son temps. Enfin cela dit, même l'écriture des quelques scènes étoffées est complètement ratée. Les scénaristes ont décidé de donner des répliques affligeantes à chacun de ses personnages, et de transformer le road-movie guerrier façon MAD MAX 2 en véritable enchaînement de clichés de films estivaux. C'est parti, Marcus se fait des amis en la présence de Kyle Reese (Anton Yelchin, génial), ils se reposent tous tranquillement avec une musique douce, ils prennent la route un peu forcée, ils sont pris au piège, puis sont séparés. Il est bien sûr devenu l'ami de la petite Star, qui comme Newt dans ALIENS a un nom ridicule et est muette. Marcus rencontre ensuite une fille (Moon Bloodgood, insipide), il la sauve des mains de barbares (quelle originalité), ils s'aiment et s'embrassent, puis ils rejoignent la résistance pour un peu plus de mouvements. Dans tout ça, le pauvre Christian Bale toujours impressionnant (ses interrogations et discours à sa femme, jouée par Bryce Dallas Howard sous-exploitée, sont plein d'émotions et de rage) doit faire face à la fadeur de son personnage qui ne devient le héros que dans la dernière partie, le film passant à côté de tout ce qui fait la joie de retrouver John Connor: le voir à l'action. Au lieu de cela, on le voit s'engueuler avec ses supérieurs (Michael Ironside), on le voit complice avec ses nigauds de soldats (Common carrément catastrophique, que lui est-il arrivé depuis SMOKING ACES ?), puis on le voit prendre enfin son destin en main. Référentiel inutilement tout du long (le « I'll be back » est classe, le « Come with me if you want to live » est ridicule), cela prend une tournure extrême dans la dernière partie où un Schwarzy digitalisé arrive pour lui mettre des coups. C'est marrant d'ailleurs que ce soit comme WOLVERINE où Xavier était crée de toute pièce. Cela amuse, tandis que son combat contre le T-800 paraît sorti de nul part (ils sont devenus increvables alors qu'ils étaient avec des failles dans les trois premiers volets) et que la fin tombe comme un cheveu sur la soupe. Heureusement qu'il ne s'agit pas de la fin « noire » ridicule (ouais alors Christian Bale est un Terminator et il tue tout le monde, trop génial non ?), mais il s'agit tout de même d'un énorme coup de latte dans les couilles. On dirait réellement que Columbia s'acharne sur la saga pour attirer James Cameron et lui faire comprendre qu'il sera le seul à réaliser le TERMINATOR ultime. En tout cas c'est le cas pour le moment, le film étant pas trop mal foutu (la poursuite de 10 minutes est un des grands moments) mais fade du début jusqu'à la fin. Mettez ça sur le compte des dialogues pourris, des personnages inexistants ou de McG.

Lire les 5 commentaires
Filmo Fight: Sam Worthington vs. Anton Yelchin (TERMINATOR SALVATION) (Critique Cinéma)
6/5/2009 3:47
Nouvelle rubrique piquée à EcranLarge qui ne la met pas assez en avant, voici venir mes Filmo Fight, qui prend deux stars d'un film de la semaine et les compare à travers leur filmographie. Il ne s'agit pas de noter la carrière des deux acteurs ou actrices mais plutôt regarder leur évolution jusqu'à ce qu'ils se rencontrent, et leurs projets à venir. Les films comparés montrent des rôles qui dépassent la simple figuration, ou bien un film où les acteurs sont carrément mémorables malgré leur faible apparition. Cette semaine, au lieu de laisser Sam Worthington se faire ratatiner par Christian Bale, il affronte mon petit chouchou Anton Yelchin. Deux acteurs de plus en plus buzzés. La semaine prochaine: Amy Adams versus Emily Blunt !



SAM WORTHINGTON

Mission Evasion (2002)
Bien entendu, Worthington a commencé à Hollywood par des seconds rôles dans des gros films. Plutôt sympatique par ailleurs, Bruce Willis et Colin Farell assurent le minimum syndical dans un film de guerre marrant un jour de pluie.

The Great Raid (2005)
L'excellent John Dahl (LES JOUEURS, YOU KILL ME) signe un film de guerre excellent, inédit en France mais qui possède une certaine classe et un cachet visuel énorme. De plus, il réunit des talents de toute sorte, de Worthington à James Franco en passant par Benjamin Bratt. C'est déjà mieux que WINDTALKERS et autres NOUS ETIONS SOLDATS.

Macbeth (2006)
Premier rôle pour Worthington dans son pays d'origine. L'australien incarne ce qui est à la mode pour toutes les oeuvres de Shakespeare: une adaptation moderne. Ronflant à souhait.

Rogue (2008)
Film australien signé par Greg WOLF CREEK McLean, il s'agit là d'un film absolument jouissif sur un croco géant qui n'est pas très content que Radha Mitchell pose ses fesses sur sa rivière. Le résultat est impressionnant pour les fans de série B tant le film cultive une approche de la nature fascinante. Puis c'est super bien foutu, et Worthington est extrêmement sympathique en péquenaud de service qui va se dépasser.

TERMINATOR SALVATION (2009)
Si l'acteur est très crédible dans la peau du héros Marcus Wright, le ridicule provient de ses répliques considérablement clichés et de son côté bad-ass un peu trop vu et revu auparavant. C'est la figure typique des films d'action, mais il possède un regard moins con qui transforme Marcus en machine intéressante. Sa scène de dialogue avec Connor est ce qu'il y a de meilleur.

Last Night (2009)
Film beaucoup plus modeste qui verra la femme de Worthington (sublime Keira Knightley) retrouvé son amant (Guillaume Canet) alors que son mari est en voyage d'affaires...avec la collègue qu'il convoite (Eva Mendes). Les relations de couple vues par Massi Tadjenin, scénariste du génial THE JACKET.

Avatar (2009)
Je ne partage absolument pas l'enthousiasme général et aveugle porté au film. Révolutionnaire ? Magnifique ? Jouissif ? J'attend de voir James Cameron à la barre de ce qui pourrait être un film génial autant qu'un gros truc boursouflé.

The Debt (2010)
Un criminel de guerre nazi est traqué par un groupe crépusculaire qui manie les règles pour retrouver leurs cibles. Cela pourrait être du très bon, étant donné que le réalisateur est John Madden (PROOF, KILLSHOT) et que le casting est très riche (Ciaran Hinds, Tom Wilkinson, Helen Mirren, Jesper Christenssen).

Le Choc des Titans (2010)
Louis Letterier a gâché le nouveau HULK, mais il pourrait en être autrement dans LE CHOC DES TITANS. Spectacle moins beauf et plus âpre, le film pourrait rendre hommage aux vrais péplums somptueux et aux films d'heroic-fantasy légendaires. La première photo de Worthington donne furieusement envie, surtout que son look rappelle le BEOWULF de Zemeckis.



ANTON YELCHIN

Delivering Milo (2001)
Premier rôle pour le très jeune Yelchin qui joue dans cette fable niaise où l'on retrouve Albert Finney, Bridget Fonda et Alison Lohman. Un mix d'un film à la Capra où le jeune va tenter de convaincre un homme solitaire et pessimiste que la vie sur Terre est plus belle qu'elle n'en a l'air. Passé directement par la case télévision en France, mais Yelchin y est déjà brillant pour son âge.

Coeurs perdus en Atlantide (2002)
Si on se souvient bien d'une excellente chose dans cette adaptation très étrange d'un livre de Stephen King, c'est bien la prestation de Yelchin qui livre quelque chose de magnifique, de naïf mais de fascinant à la fois. L'acteur est jeune mais a déjà des capacités énormes et cela se voit. Car tenir tête et voler la vedette à Anthony Hopkins...

Le Prince de Greenwich Village (2004)
Film de David Duchovny sur le retour à la maison d'un artiste vivant à Paris (incarné par Duchovny), le film se place surtout au dessus de la moyenne grâce à Robin Williams étonnant et à Yelchin en jeune Duchovny. Académique mais attachant.

Fierce People (2005)
Film choral excellent et intense signé Griffin Dune, où Diane Lane tente de renouer des liens avec son fils incarné par notre petit génie, tandis que se joignent à la fête Donald Sutherland, Chris Evans, Kristen Stewart, Paz de la Huerta et Elizabeth Perkins. On a vu pire.

Alpha Dog (2007)
Voilà le film qui a fait connaître Yelchin, puisque l'acteur y joue un adolescent innocent qui se retrouve kidnappé par une bande de malfrats un peu ridicule et qui va perdre un petit peu de sa naïveté aux côtés de Emile Hirsch et Justin Timberlake. Un très bon film de Nick Cassavetes, qui étudie le comportement adolescent à travers un fait divers dans un Los Angeles glauque.

Charlie Bartlett (2007)
Inédit en France, il s'agit là d'un bijou absolu, un de mes coups de cœur de l'année 2007. Yelchin y est juste incroyable et hilarant en nouveau roi du lycée qui, avec ses conseils totalement barrés et ses idées farfelues, va aider chaque élève à devenir plus et à s'assumer. Commence une romance avec la belle Kat Dennings dont le père n'est autre que Robert Downey Jr. Les affrontements entre ce dernier et notre héros sont à pleurer de rires. Pas étonnant que personne ne connaisse Yelchin si le film n'a pas vu le jour ici.

Middle of Nowhere (2008)
Tout aussi inédit l'est ce très réussi film qui étudie deux personnages féminins un peu barré, surtout quand la mère de l'une d'elle décide de financer la campagne de beauté de sa jeune fille plutôt que les études de sa grande. Les personnages sont excellents, incarnés par Susan Sarandon ainsi que les prometteurs Justin Chatwin (LA GUERRE DES MONDES) et Eva Amurri (SAVED!). Et dire que c'est par le réalisateur de INTO THE BLUE et TURISTAS...

You and I (2008)
Après la catastrophe CAPTIVITY, Roland Joffé signe cette romance risible entre deux lesbiennes qui se sont rencontrées dans un concert du groupe T.A.T.U. Le film est totalement vain, flemmard, énième romance impossible entre deux différentes cultures (américaine et russe).

Star Trek (2009)
Le blockbuster de l'année 2009 pour le moment, Yelchin se fait remarquer grâce à son risible accent anglais, utilisant ses origines russe pour incarner le légendaire Chekov. L'aventure STAR TREK au cinéma ne fait que commencer, et on ne doute pas que Yelchin a fait un choix en or en y participant.

TERMINATOR SALVATION (2009)
Volant la vedette grâce à la modestie de son personnage, Yelchin est parfait en Kyle Reese. Sans copier Michael Biehn mais en gardant son côté débrouillard, il est au centre de tous les enjeux et assure totalement le spectacle. Nul doute que la seule raison de voir une suite serait d'observer la relation entre Reese et Connor. Sans un tâcheron aux commandes, ça pourrait le faire !

New York I Love You (2009)
Un film qui promet de mettre du baume au cœur. Yelchin fait bien d'y participer, même s'il est très décevant de voir que le segment de Zach Braff a en fait été repris par un certain...Brett Ratner. Le tâcheron ultime pourrait-il gâcher un segment de moins de 10 minutes ?

Memoirs of a Teenage Amnesiac (2009)
Adaptation d'un roman par Hans Casona, le film pourrait crée un buzz inattendu. Pour la simple et bonne raison qu'il s'agit du troisième film du réalisateur de CONVERSATION AVEC UNE FEMME, un chef d'œuvre de toute beauté avec Aaron Eckhart et Helena Bonham Carter tout en split-screen. C'était brillant et magique.

VAINQUEUR: ANTON YELCHIN

Désolé pour Worthington, mais le simple fait que le tout Hollywood ne jure que par lui sur des films qu'ils n'ont pas vu fait un peu peur. L'acteur a la classe, mais il sera vite enfermé dans les rôles qu'il va endosser les mois à venir. Tandis que Yelchin se fait sa place dans tout ce qui se fait de plus cool, des blockbusters aux films indépendants.


Lire les 1 commentaires
FR: Millenium - Night at the Museum 2 - Etreintes Brisées (Critique Cinéma)
5/28/2009 12:02
MILLENIUM de Niels Arden Oplev
2/10

Le film totalement inutile de la semaine. Supposé avoir dynamité le polar avec sa trilogie MILLENIUM, l'auteur suédois Stieg Larsson a cartonné à travers le monde et à donc ouvert la possibilité d'adapter le premier volet (LES HOMMES QUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES) au cinéma. Et quelle possibilité...Je n'ai franchement aucune confiance aux lecteurs de MILLENIUM qui devait sûrement être un énième polar avec intrigues à tiroir mais qui offraient des scènes de violence qui faisaient oublier qu'on pataugeait dans le déjà-vu. Ce qui n'est pas le cas du film: on sait pertinemment qu'on a déjà vu ce que l'on regarde 100 fois avant, en beaucoup mieux, et l'impression d'assister à un téléfilm faussement bien réalisé (seule la photographie sublime est à sauver) se fait de plus en plus évidentes au cours des 2 heures 30 interminables. Tout est long à installer, tout est dit, il n'y a pas de doute que le scénariste a bien pris soin de mettre TOUT ce qu'il y avait dans le roman pour la fidélité du récit. Sauf que le récit n'est pas original, et que l'heure en trop fait vraiment de trop. Soit l'histoire séparée de deux êtres à l'écart qui vont se retrouver pour mener l'enquête, comme dans tous les films policiers du monde. Mikael était un journaliste reconnu du magazine Millenium avant d'être accusé de diffamation contre un riche industriel qui cache quelque chose derrière sa fortune. Il décide de prendre du recul par rapport à sa vie qui n'a plus grand sens et part sans un mot. Il est alors rattrapé par Henrik Vanger qui lui demande d'enquêter sur la disparition de sa nièce...disparue depuis plus de 40 ans. Pourquoi engager quelqu'un après tant d'années ? C'est une bonne question à laquelle le métrage ne tentera jamais de répondre, prenant pour acquis le fait que Vanger est obsédée par sa nièce et n'a jamais pu passer un jour sans penser à elle. Parallèlement à ça, on découvre la vie de l'énigmatique Lisbeth, une jeune femme tirée vers son côté obscur, professionnel de l'informatique et espion à ses heures perdues. Les 20 premières minutes d'introduction de Lisbeth sont les seules intéressantes du métrage, puisque c'est à ce moment que l'on découvre une noirceur sans concession dans lequel le film aurait pu tomber s'il ne ressemblait pas à un RIVIERES POURPRES 3. Entre une fellation négociée par un tuteur enfoiré de service qui lui fait du chantage, un viol très bien mis en scène et une vengeance jouissive, tout le processus d'humanisation d'un personnage habillé en noir mais souffrant à l'intérieur est parfait. Le reste est totalement raté. Car à partir du moment où Lisbeth (qui observe l'ordinateur de Mikael) va le rejoindre pour son enquête, le tout va partir en vrille et va ressembler à un téléfilm en deux parties qui aurait eu sa place sur TF1. Inutilement long, le film se réveille dans sa dernière demi-heure pour nous montrer en un temps record le coupable, le flash-back qui explique tout, les retrouvailles avec Vauger et l'épilogue mièvre où Mikael va enfin avoir sa vengeance contre un jury qui l'a condamné coupable. Et j'exagère à peine dans ce développement puisque tout le reste du film est la découverte de cadavres reliées on ne sait trop comment à la disparition de Henriett, avant que tout devienne clair tout à coup. Le pire dans tout cela est la capacité du film à devoir tout nous expliquer à voix-haute comme-ci on avait pas déjà compris. La scène la plus ridicule du métrage sera en effet celle où, devant la voiture du meurtrier retourné, Lisbeth préfère le laisser brûler vif plutôt que de l'aider. Et c'est parti pour des minutes d'explications sur son comportement, le réalisateur se sentant obliger de nous dire que le flash-back de la fillette au début du métrage était un flash-back de Lisbeth. On avait compris que la petite fille avait brûlé une autorité parentale avec une allumette dans sa voiture, pas la peine d'en faire des tonnes dans les dialogues avec Mikael. Cela sera exactement pareil lors de l'hilarante escapade en Australie (totalement inutile) où Mikael retrouve enfin Harriet et la ramène au pays, celle-ci expliquant tout ce qui s'est passé depuis sa disparition. MILLENIUM ne laisse en fait aucune place à l'imagination sur le papier, et c'est en ça qu'il est un film complètement médiocre. Car quand on lit une histoire ultra-classique, on a encore la force de pouvoir imaginer ce que l'on veut. Mais quand on regarde un film ultra-classique qui en plus décide de nous retranscrire tout le bouquin sans penser une seconde que ce n'est pas le même procédé pour raconter une histoire, il y a véritablement un problème.

NIGHT AT THE MUSEUM 2 de Shawn Levy
7/10

Voilà une suite qui fait plaisir à voir. NIGHT AT THE MUSEUM était un film sympathique qui avait cartonné autour du monde grâce à son capital de sympathie énorme, avec ce JUMANJI moderne se déroulant au musée d'histoire naturelle. La suite a donc été immédiatement annoncé, et c'est avec bonheur de voir que c'est la même équipe qui s'en charge. Car oui, NIGTH AT THE MUSEUM 2 est un divertissement parfois très enfantin mais qui donne exactement ce qu'il a promis: une grande aventure familiale bien plus grande et jouissive que le premier volet. Un vrai petit plaisir à voir, concocté donc par Thomas Lennon & Robert Ben Garant (de RENO 911) et réalisé par Shawn Levy qui étonne avec une réalisation certes académique mais beaucoup plus en mouvement que dans le précédent. On sent la volonté de faire un divertissement encore plus grand, et sa caméra passe-partout dynamique l'aide considérablement. On retrouve avec plaisir Ben Stiller (parfait du début jusqu'à la fin) dans la peau de Larry Daley, maintenant devenu inventeur à succès, ayant laisser tomber son job au musée depuis deux ans. De plus en plus consumé par son travail, il délaisse petit à petit ce qui faisait de lui un être extraordinaire. Jusqu'au jour où, transférés au plus grand musée du monde (Le Smithsonian à Washington) sans leur tablette, ses anciens amis l'appellent au secours à cause du fameux capucin qui a volé ce qui les rend vivant la nuit. Et tout le Smithsonian s'apprête à prendre vie. Autant dire que le concept de départ est déjà très satisfaisant, beaucoup plus énorme qu'une simple bataille de concierges ne voulant pas vieillir (le premier volet faisait un peu huit-clos mais servait de bonne introduction aux seconds rôles). Ici, le potentiel de voir le plus grand musée de monde prendre vie est parfait, d'autant plus que le film donne furieusement envie de visiter ce musée gigantesque. Le pari didactique est donc réussi, et bien entendu le film énervera beaucoup quand il prendra des airs de film enfantin avec des blagues un peu trop lourdes. Au programme des trucs qui ne font pas du tout rire: Abraham Lincoln et son analyse des relations, le Penseur (au départ hilarant) qui va draguer une statue devant lui avec ses muscles (à la fin pathétique), les horripilants Einstein, ou encore ce trio de cupidons incarnés par...les Jonas Brothers. C'était la touche de trop. Pourtant, derrière ces blagues faciles et vraiment basses se cachent une galerie absolument effarantes de seconds rôles et une intrigue prenante qui va faire de ce film un divertissement honorable. A commencer par la présence du génie Hank Azaria en Kamunrah, offrant des crises de rires jusqu'aux larmes dans ses dialogues insensées avec Stiller. Sa prestation tient vraiment de la perfection tant l'acteur, doubleur principal des SIMPSONS et second rôle toujours parfait (de GODZILLA à RUN FATBOY RUN), se fait oublier derrière son personnage égocentrique et assez pathétique sur la fin. Le pharaon diabolique sera aidé dans sa quête par trois personnages légendaires: Napoléon (Alain Chabat), Ivan le Terrible (Christopher Guest) et un Al Capone en noir & blanc. Tout se petit monde se bat, se baladent dans les couloirs, et les scénaristes ont eu la bonne idée de corser les choses avec des animaux intrépides (un poulpe géant) ou avec de nouvelles règles (l'idée de génie des tableaux qui s'animent). Mais ce qui fait bien évidemment le plus rire dans le film, c'est toute cette réunion de talents comiques qui rend la vision encore plus drôle: Owen Wilson et Steve Coogan dans une parodie déjà culte de 300, Robin Williams en Theodore Roosevelt, Bill Hader à mourir de rire en Général Custer complètement à côté de ses pompes, la magnifique Amy Adams bien loin de la fille niaise de service (elle est resplendissante en aviatrice aventurière), Ricky Gervais en directeur de musée toujours aussi désabusée, Jay Baruchel (TROPIC THUNDER) en Joey Motorola (oui oui, l'inventeur du téléphone portable), Keith Powell (30 ROCK) et Craig Robinson (PINEAPPLE EXPRESS) que l'on imagine beaucoup plus exploités dans leurs impros, ou encore Ed Helms (THE OFFICE) en assistant boulet. Sans oublier la meilleure scène du film: l'apparition de Jonah Hill (SUPERBAD) dans un combat verbal de gardiens à pleurer de stupidité. On excusera facilement les quelques facilités (l'intégralité du musée disponible sur le net pour le gamin de Larry, le voyage en avion de Washington à New-York sans aucun problème) et on se dira que le film est, grâce à son festival incroyable de talents, plus qu'un divertissement débile. Cest déjà ça de le part du réalisateur de LA PANTHERE ROSE 2...

ETREINTES BRISEES de Pedro Almodovar
8/10

J'étais le premier à dire que j'allais m'endormir pendant le film quand le logo Pathé est venu à l'écran. Je n'éprouve en effet aucune affection pour Almodovar, cinéaste qui m'agace autant que ses fans qui pensent détenir la vérité absolue sur son cinéma. Un cinéma habituellement féminin avec des tas de personnages qui se lancent dans une analyse de l'amour, de la famille, et qui détiennent la vérité absolue sur les relations entre les gens. Le summum était VOLVER, sûrement ce que je considère comme son pire film, le plus ennuyant et le plus inutile de tous. Mais aucun ne m'a vraiment touché, de TALONS AIGUILLES à LA MAUVAISE EDUCATION. C'était donc à reculons que j'allais voir ETREINTES BRISEES, très mal vendu (bande-annonce à se flinguer) et mal reçus par ses fans au festival de Cannes. Habituellement, ils adorent les films que je déteste. Alors maintenant qu'ils détestent, comment allais-je réagir ? Eh bien, avec surprise et bonheur, je peux dire que j'ai adoré le nouveau Almodovar. Car justement il ne s'agit pas d'un Almodovar habituelle avec de longues tirades et des silences interminables. Il ne s'agit pas non plus d'un patchwork étant donné que tout le métrage observe des tons différents que ses précédents films. Il s'agit d'un nouveau Almodovar qui se lance non pas dans l'histoire d'une femme (merci de retirer Penelope Cruz de l'affiche) mais dans l'histoire d'un homme qui se souvient de son passé et de l'histoire qui a marqué sa vie. D'autant plus touchant qu'il s'agit là d'un acteur exceptionnel (Lluis Homar vue dans VICKY CRISTINA BARCELONA) qui offre une prestation somptueuse dans la peau de Mateo, un scénariste aveugle officiant sous le nom de Harry Caine. Mystérieux, l'homme est aidé par sa meilleure amie et le fils de celle-ci, les laissant écrire leurs histoires passionnantes ou risibles (voir l'écriture du film de vampires, hilarante). Ce que cache Harry Caine est son ancienne personnalité, l'homme qu'il était avant, Mateo. 14 ans auparavant, Mateo était un réalisateur reconnu qui allait se lancer dans le tournage de sa première comédie. Ce qui l'a marqué est l'arrivée d'une actrice de petite zone, Lena, qui va bouleverser sa vie. La première partie du film joue donc sur deux intrigues séparées par 14 ans, d'un côté l'arrivée d'un étrange réalisateur qui demande à Harry d'écrire un film aux thèmes étranges et trop personnels, et de l'autre le coup de foudre du riche Ernesto Martel pour Lena, sa jeune secrétaire particulièrement attirante, et call-girl à ses heures. ETREINTES BRISEES est un film très complexe et passionnant, et c'est la première fois qu'une telle richesse vient de l'écriture simple de Almodovar. C'est dans son montage et sa réalisation (parfaite) que le réalisateur arrive à trouver des thèmes inédits qui ressortent de thèmes classiques, tout en jouant perpétuellement avec la façon des les introduire. C'est en effet la mort de Enersto Martel qui va faire revenir Mateo à la surface et qui va lui donner envie de se confier à Diego, son aide précieuse au scénario. Plus qu'une confidence, il s'agit avant tout d'un récit amoureux sur la passion qui anime un réalisateur et sa muse, une femme aussi sublime que Lena magnifiquement bien interprétée par Penelope Cruz (comme d'habitude). Elle illumine l'écran et difficile de pouvoir dire si on la laisserait tomber, provoquant une identification immédiate avec Ernesto et Mateo. Le vieux bonhomme ne veut la laisser à sa guise et engage son fils homosexuel pour tourner un making-of sur le tournage du film. Un making-of ensuite lue sur les lèvres par une assistante, provoquant un rire immédiat lorsqu'elle lit les atrocités de Lena à Enersto, totalement impassible. De l'autre, Mateo est un auteur qui veut compléter sa vision et qui sent que Ernesto, agissant en tant que producteur, peut la compromette. Préférant la liberté (avec Lena mais aussi avec son film) plutôt que la loi du producteur (et de l'amant), il s'enfuit avec sa muse loin de tout pour oublier. Les thèmes du récit sont tous là pour faire ressurgir surtout l'amour du cinéma qui transpire dans chaque séquence. C'est aussi pour cela que le film paraît encore meilleur que les autres du réalisateur, parce qu'il concerne la pellicule qui inspire et obsède tant de cinéphiles. Réalisateur devenu aveugle, on comprend ainsi pourquoi Mateo a choisi d'épouser un autre nom pour devenir seulement scénariste, et pour oublier la capacité qu'il avait pour réaliser des films. Pourtant, quand Mateo se réveille, une seule chose lui reste à faire: finir son film, celui qu'il n'a jamais pu monter à cause de son départ, celui qu'il avait oublié après un accident de voiture traumatisant qui lui coûta la vue (et l'amour de sa vie). La dernière demi-heure du métrage est assez significative dans ce sens puisque Almodovar revient à ses premiers amours et livrent des clés assez inutiles sur les personnages (Diego est le fils de Mateo, …) et très classiques à son cinéma, mais finalement pour nous mener vers deux scènes époustouflantes. Celle où l'aveugle touche l'écran pour retrouver son amour, comme ci le cinéma étant finalement l'unique vision d'un artiste, et le discours final de Mateo qui annonce avec certitude que ce qui compte est ce qui est fini sur pellicule. Il va finir le travail inachevé de sa vie probablement pour passer à autre chose, car le film était l'ultime chose de Mateo qui restait en Harry Caine. De plus, le film présenté ressemble étrangement à une parodie des films de Almodovar, jusqu'à son titre qui renvoie à TALONS AIGUILLES (FILLES ET VALISES). Et avec des thèmes sous-jacents comme ceux-ci, impossible de ne pas tomber amoureux du film dès ses dix premières minutes, et impossible de se dire qu'on ne le verra pas une seconde fois pour en saisir toutes les nuances passionnantes.


Lire les 2 commentaires
« Dernière page  |  Billets 1-10 de 322  |  Page suivante »


DVDRAMA avec TF1 Network - Nous Contacter - Publicité - Partenaires - Signaler un abus - Informations légales